Après l’exquis ballet tiré du “Songe d’une nuit d’été” du mois de juin dernier, Shakespeare est une fois encore mis à l’honneur à l’Opéra de Rome avec “Falstaff”, le dernier opéra composé par Giuseppe Verdi sous la baguette du directeur musical de la maison, le maestro Michele Mariotti. La Première qui a eu lieu le dimanche 11 octobre 2026 a réuni de nombreuses personnalités de la politique et du Tout-Rome musical et mondain remplissant la salle du Costanzi de conversations de cette rentrée musicale tant attendue, d’autant plus que “Falstaff” fut représenté la dernière fois en janvier 2010, avec la très belle mise en scène du grand Franco Zeffirelli.
Renato Bruson dans « Falstaff », mise en scène de Franco Zeffirelli, janvier 2010
Le livret de l’opéra écrit par Arrigo Boito est largement inspirée de “Les Joyeuses Commères de Windsor” écrit en 1597 mais publié en 1602 par William Shakespeare, qui relate avec humour les manoeuvres d’un vieil homme libidineux et vénal, Falstaff tentant de séduire deux femmes fortunées pour renflouer ses finances déficitaires. D’intrigues en mensonges, de lettres d’amour identiques envoyées au deux Ladies aux farces sophistiquées la nuit dans la forêt de Windsor, Shakespeare nous entraîne dans un tourbillon de situations burlesques et tarabiscotées qui finissent par l’union de deux jeunes amoureux, beaux et bien faits et par la punition puis le pardon de Falstaff par tous celles et ceux qui lui ont donné une leçon de vie sans le juger moralement. Boito, en revanche, propose une version plus incisive qui mène le public à travers les péripéties comiques de l’opéra vers un dénouement plus philosophique
L’orchestration du chef-d’oeuvre de Verdi créée par Mariotti nous invite à réinventer notre écoute pour nous reporter à cette période de transition que fut la dernière décennie du XIXème siècle vers l’avènement du XXème avec des sonorités toutes en devenir, des cuivres aux accents profonds, des cordes qui s’abandonnent à une espièglerie lascive accompagnés de percussions qui battent des temps nouveaux, qui annoncent en précurseurs les recherches des grands musiciens parisiens de ce que sera la Belle Epoque.
Michele Mariotti, photographié par Victor Santiago
Une belle réussite musicale, encouragée et soutenue avec ferveur par Francesco Giambrone, le Surintendant qui renouvelle la programmation de l’Opéra de Rome avec audace et témérité en confiant la mise en scène à Tatjana Gürbaca, Allemande d’origine turque et solvène, dont le style, profondément marqué par une influence intense du néoréalisme d’Outre-Rhin n’a guère convaincu le public romain. En revanche, la compagnie des cantatrices et chanteurs sélectionnés avec soin fut chaleureusement applaudie à l’issue de la représentation. En premier, le grand Luca Salsi qui a régalé les spectateurs avec un Falstaff puissant, drôle et efficace, chanté avec naturel et un grand respect de la musique de Verdi.
Luca Salsi, photographié par Marco Borrelli
Idem pour George Petean dans le rôle de Ford, une voix équilibrée et délicatement structurée malgré un survêtement de tennis sans aucun rapport avec l’histoire… Fenton (Dave Monaco) s’en sort bien vocalement malgré un physique qui ne correspond pas vraiment à la beauté décrite par Shakespeare. Paolo Antognetti (Bardolfo) et Gabriele Sagona (Pistola) sont parfaits aussi bien pour la voix que pour le jeu scénique.
Une mention particulière pour les quatre cantatrices: Maria Agresta (Alice Ford) aussi belle que mélodieuse nous offre une interprétation sensuelle, espiègle et coquine de ce personnage central dans la trame de l’opéra.
Son amie Quickly (Violetta Urmana) une présence affirmée malgré une grande carence de la mise en scène qui n’a pas du tout su rendre les nuances de l’ironie et de l’humour incarnées par cette commère de Windsor, féroce et sans pitié chez Shakespeare. Carmen Artaza (Meg Page) et Marina Monzò (Nannetta) donnent le meilleur d’elles-mêmes avec bonheur en donnant fraîcheur et délicatesse aux deux jeunes filles qui rêvent du parfait amour.
Choeur de l’Opéra de Rome toujours aussi compétent, avec un grand sens de l’harmonie, préparé et magistralement dirigé par Ciro Visco.
Laissons la conclusion à l’opéra:
«Tutto nel mondo è burla.
L’uom è nato burlone,
La fede in cor gli ciurla,
Gli ciurla la ragione.
Tutti gabbati! Irride
L’un l’altro ogni mortal.
Ma ride ben chi ride
La risata final.»
Le bon sens populaire en retiendra le fameux adage “Rira bien qui rira le dernier!”
« Grandi volti per la Prima di Falstaff » un articolo di Lucilla Quaglia ne « Il Messaggero » del 12 ottobre 2026Cosimo Manicone, Natasha Nyanin et Sisowath Ravivaddhana Monipong
Pour cette rentrée de Septembre 2026, l’Opéra de Rome et son brillant Surintendant Francesco Giambrone nous offre une nouvelle fois une première absolue en Italie: “Les noces de Figaro” de Wolfgang Amadeus Mozart dans une mise en scène conçue par Claus Guth pour le Festival de Salzbourg en 2006 avec sur le podium le jeune chef d’orchestre d’origine arménienne Emmanuel Tjeknavorian. Après cet été torride, le public romain a retrouvé avec grand plaisir la fraîcheur du Théâtre Costanzi et la salle était comble pour cette Première fort attendue. L’orchestration a restitué le chef-d’oeuvre de Mozart avec grande justesse, délicatesse et cadences parfaitement comprises et partagées avec émotion par la jeunesse fougueuse de Tjeknavorian qui nous transmet également avec brio son respect absolu de la partition. La mise en scène dans un décor statique d’une cage d’escalier de ce qui serait un palais comtale autrichien, conçue par Christian Schmidt est l’écho parfait de la sobriété des costumes voulues par le même artiste: noir et blanc avec quelques nuances de gris, d’une austérité en vogue il y a vingt ans, mais un peu passé de mode aujourd’hui! Les lumières succintes de Olaf Winter et les mouvements chorégraphiques de Ramses Sigl appartiennent à la même école de simplicité sophistiquée, peut-être excessive, avec le dessein implicite de donner la priorité à l’expression musicale , car pour le plus grand bonheur des spectateurs et des auditeurs de Radio Rai3, la compagnie des chanteurs et cantatrices était de très grande qualité. Honneur aux dames et comment ne pas tomber sous le charme incandescent de la belle Susanna (Martina Russomanno) dont la présence scénique et la voix cristalline nous ont ravis du début à la fin, entre mille espiègleries, pleines de cette ironie irrévérencieuse qui caractérise son personnage.
Martina Russomanno (Susanna)_Erwin Schrott (Figaro)
La Comtesse incarnée avec grâce et sensibilité par Roberta Mantegna nous a émus par sa douloureuse langueur et son désir de regagner les faveurs de son frivole époux. Marcellina (une solide et professionnelle Monica Bacelli) donne la réplique à Don Bartolo (un vénérable Roberto Scandiuzzi) en fauteuil roulant désormais au crépuscule de son existence. Chérubino qui prend ici les traits de la jeune Elmina Hasan est l’objet du désir de toutes ces dames et l’expression explicite d’une sensualité fougueuse et insatiable, très à l’aise dans les airs que le public attend de lui. Figaro, le sémillant et séduisant Erwin Schrott, ravit le public à chacune de ses apparitions et brille de tous ses feux dans ses interventions pleines de verve et d’esprit. Almaviva interprété par German Olvéra est parfaitement à l’unisson de la mise en scène sobre et peu encline au développement des intrigues à la Beaumarchais alors que le jeune Alejo Alvarez Castillo (du projet Fabbrica) nous offre un dynamique Antonio avec une voix puissante, très prometteuse dans un futur proche. Une mention spéciale enfin pour Don Basilio (un Marcello Nardis très en forme vocalement) et pour Don Curzio qui est ici aveugle, affublé de lunettes en verres foncés, interprété avec humour et élégance par le jeune et beau Blagoj Nacoski. “Last but not least”, la remarquable performance de la délicieuse Jessica Ricci (du projet Fabbrica) qui nous offre une Barbarina coquine et quasi ingénue…jusqu’au moment où elle perd…une épingle à cheveux au début du quatrième acte! Le choeur de l’Opéra de Rome toujours excellent sous la direction du maestro Ciro Visco.
Alejo Alvarez Castillo (Antonio) Erwin Schrott (Figaro) Germán Olvera (Conte di Almaviva)
L’introduction du personnage de Cherubim, une sorte de double de Cherubino qui tirerait les ficelles des intrigues amoureuses en distribuant les pommes de la discorde et les plumes de l’érotisme est une invention drammaturgique intéressante mais c’est un rôle qui aurait pu être revisité par un danseur plus en ligne avec l’âge de son personnage au lieu de rappeler le créateur du personnage, Uli Kirsch qui avait vingt-huit ans en 2006. La volonté de mettre au premier plan la musique de Mozart et ses virtuoses palinodies est pleinement assouvie avec quelques regrets pour une monotonie chromatique qui tourbillonne mélancoliquement devant nos yeux de mélomanes…mais n’est-ce pas là où voulait nous emmener cette “Folle journée” pour nous rappeler que le mariage de Figaro, personnage haut en couleurs, le portera à cacher ses fantaisies derrière une façade en noir et blanc?
Rome, 15 septembre 2026
Photo credits: Fabrizio Sansoni pour l’Opéra de Rome
Germán Olvera (Conte di Almaviva) Uli Kirsch (Mimo attore)Roberta Mantegna (Contessa di Almaviva) Elmina Hasan (Cherubino) Martina Russomanno (Susanna)Le prince Sisowath Ravivaddhana Monipong avec Madame Marisela Federici et Monsieur Cosimo Manicone, directeur de la communication de l’Opéra de RomeAccueillis avec chaleur par le Surintendant de l’Opéra de Rome, Francesco Giambrone en compagnie du marquis Vincenzo Grisostomi Travaglini« Su il sipario all’Opera con il genio di Mozart » un articolo di Lucilla Quaglia ne « Il Messaggero » del 16 settembre 2026
Nel Complesso Monumentale di Santo Spirito in Sassia si è tenuta la serata di beneficenza « Nessuno si salva da solo »: Eltiq Daily Welfare, promotrice di questa importante iniziativa è una società di mutuo soccorso no profit sintesi di 15 anni di ricerca e sviluppo per l’efficientamento dei modelli organizzativi della pubblica amministrazione ed in particolare di quelli votati all’erogazione di servizi sanitari e del miglioramento delle condizioni di vita della persona. Il fondatore e Presidente Dottor Biagio Simonetti ha collaborato con diversi enti locali e ministeri, sviluppando sistemi gestionali innovativi che hanno contribuito all’efficientamento delle politiche di welfare. Impegnato nella realizzazione di un progetto filantropico di sostegno alle fragilità, accoglienza ed integrazione, oggi presenta il suo libro sull’immigrazione: “Ero Forestiero” scritto con Padre Alfonso Bruno. Biagio Simonetti, che ha voluto fortemente la realizzazione di questo evento benefico, ha riunito le più alte competenze istituzionali per concretizzare una soluzione che si propone quale fattivo contributo a sostegno delle politiche migratorie, tema considerato un problema, anziché essere interpretato quale risorsa.
Sisowath Ravivaddhana Monipong, Biagio Simonetti e Giuseppe Gambardella
I Frati Francescani dell’Immacolata sono un istituto religioso fondata da padre Stefano Maria Manelli O.F.M. Conv. nel 1970, dopo aver approfondito le Fonti Francescane e gli scritti di San Massimiliano Maria Kolbe. Il carisma dell’Istituto è francescano-mariano, e consiste nel vivere il francescanesimo alla luce dell’Immacolata secondo la Regola bollata di San Francesco d’Assisi e la Traccia mariana di vita francescana, con un nuovo voto religioso, principale e costitutivo, il « voto mariano » della consacrazione illimitata all’Immacolata, emesso nella professione religiosa, insieme agli altri tre voti di obbedienza, povertà e castità. Lo zelo per la salvezza delle anime impegna l’istituto religioso in virtù dell’illimitatezza del voto mariano, anche nell’attività missionaria “ad gentes”, in territori di prima evangelizzazione e in paesi in via di sviluppo, tra questi le Filippine, la Nigeria, il Brasile ed il Benin, missione alla quale l’impegno di questa serata è devoluto.
Padre Alfonso M. Bruno e Sisowath Ravivaddhana Monipong
L’importanza di questo convegno ha attirato l’attenzione anche di Sua Eminenza Reverendissima Mons. Gian Carlo Perego, Arcivescovo di Ferrara-Comacchio – Già Presidente della Fondazione Migrantes e Presidente della Commissione Episcopale per le migrazioni della CEI che ha scritto la prefazione al libro “Ero forestiero”. Il Cardinale Perego avrebbe voluto partecipare personalmente, ma impegni istituzionali inderogabili legati al Concistoro in corso, non gli consentono di condividere questo particolare momento in presenza. Per questo motivo, pur di non mancare, ha inviato un video messaggio, dove ribadisce il suo apprezzamento per l’iniziativa voluta dal Dottor Simonetti.
Sua Eminenza Reverendissima Mons. Gian Carlo Perego, Arcivescovo di Ferrara-Comacchio
Il principe Sisowath Ravivaddhana Monipong della Cambogia, che è stato Giovane Esperto Associato del Programma Alimentare Mondiale delle Nazioni Unite in Benin dal 2000 al 2002, è stato invitato a porgere i saluti istituzionali alla prestigiosa assemblea presente, dove il generale Giuseppe Morabito sedeva accanto al marchese Vincenzo Grisostomi Travaglini in compagnia del dottor Carlo Maria Bruti del Ministero della Cultura e della giovane Anna Cima in un vestito di mousseline di colore lampone. Si notava inoltre la presenza del principe Guglielmo Giovanelli Marconi, accompagnato dall’elegante console onorario della Georgia Michaela Reinero in un vestito fiorito in stile Laura Ashley, che era immerso in vivace conversazione con il barone e la baronessa Graziano e Giulia Paventi di San Bonaventura, appena tornati da un incontro con il cardinale Salvatore Di Giorgi a margine del Concistoro attualmente in corso in Vaticano. Ad arrivare dalla protomoteca, la giornalista Lucilla Quaglia del Messaggero, in un elegante mise verde smeraldo con il marito, Dottor Luigi Mastrogiacomo, impeccabile in abito scuro. Il principe Sisowath ha ricordato l’amicizia pluridecennale che lo lega al dottor Biagio Simonetti e si è congratulato per questa iniziativa che consentirà a una trentina di bambini del Benin di beneficiare di un’assicurazione sanitaria completa per un anno. La prossima iniziativa di Eltiq daily Welfare avrà come oggetto un’azione a favore dei bambini della Cambogia.
Sisowath Ravivaddhana Monipong, Biagio Simonetti e Giuseppe Gambardella
Il Console del Benin a Napoli, Giuseppe Gambardella ha condiviso con entusiasma la sua esperienza nel Paese dei Re d’Abomey (citato dal Général de Gaulle come il “Quartiere Latino dell’Africa dell’Ovest”) raccontandoci contesto, dinamiche e opportunità che spesso non emergono nei dibattiti generali. La sua testimonianza permette di comprendere meglio come si costruiscono relazioni tra istituzioni, comunità e percorsi di collaborazione.
Muharrem Salihu, Biagio Simonetti, Giuseppe Gambardella, Fabio Cassani Pironti e Ertilia Giordano
Al seguito dell’argomento Benin, si sono affrontate le problematiche imposte alla popolazione albanese in Serbia, oggetto di attenzione da parte delle corti internazionali dei diritti umani, delle Nazioni Unite e del Senato degli Stati Uniti da due autorevoli relatori: il professor Giuseppe Paccione, esperto di diritto internazionale, e il Dottor Muharrem Salihu, economista, Filantropo, Presidente Confimprese Venezia profondo conoscitore della realtà balcanica e fu seguita con una particolare attenzione da Lucilla Quaglia, giornalista e figlia del celebre Colonello Quaglia che fu il pilota personale di Yasser Arafat.
Sisowath Ravivaddhana Monipong insieme a Lucilla Quaglia
In conclusione del convegno, il Conte Fabio Cassani Pironti della Segretaria di Stato del Vaticano ha citato le parole del Santo Padre durante il viaggio nelle Isole Canarie, ribadendo che « i mari non devono essere cimiteri senza lapidi » e che la dignità umana non ha passaporto. Leone XIV ha chiesto con fermezza alla comunità internazionale e all’Europa di non voltarsi dall’altra parte, esigendo vie d’accesso legali e sicure per chi fugge. L’intervento del Conte Cassani Pironti ci aiuta ad approfondire prospettive e indicazioni istituzionali capaci di orientare il confronto, coniugando visione, valori e attenzione concreta alle questioni che ci stanno a cuore. La sua presenza arricchisce il percorso di approfondimenti al livello individuale, offrendoci l’opportunità di riflettere su come collaborazione e dialogo possano contribuire a soluzioni efficaci. Il fenomeno migratorio non può essere affrontato soltanto come una questione numerica o amministrativa, ma richiede una visione capace di coniugare legalità, sicurezza, solidarietà, integrazione e rispetto della dignità della persona umana.
Al termine del Convegno, la giornalista Ertilia Giordano, conduttrice dei lavori con grazia e competenza, ha gentilmente invitato gli ospiti a recarsi nel chiostro dove l’aperitivo era servito, mentre un quartetto d’archi tutto al femminile suonava soavi melodie della tradizione barocca italiana.
Dopo questo momento musicale rinfrescante, Biagio Simonetti nel suo compito di padrone di casa invita a prendere posto per la cena di gala. Oltre alle personalità già citate, si poteva riconoscere Stefano Zago, Direttore del canale televisivo TeleAmbiente, il Generale Sergio Filipponi in conversazione con l’avvocato Giacomo Tutinelli e la moglie Stefania, in compagnia del Dottore Stefano Rossano del Pontifico Istituto Orientale insieme a Padre Immacolato M. Acquali (al secolo Giuseppe Acquali), attuale Superiore Generale dell’Istituto dei Frati Francescani dell’Immacolata. La cena a base di pesce e di frutti di mare è stata apprezzata per la sua raffinatezza e la leggerezza, qualità essenziali per questa torrida serata estiva.
Anna Konovalova
La bellissima serata si è conclusa splendidamente con l’affascinante cantante Anna Konovalova, mezzosoprano di fama internazionale, vestita in uno splendido « fourreau » di paillettes oro e argento; dopo aver deliziato il pubblico con la sua interpretazione dell’Habanera della Carmen di Georges Bizet, prima di un vibrante omaggio alla Campania con « Torna a Surriento », ha regalato “in fine” una versione tutta sua di « Nessun Dorma », calorosamente applaudita dalla distinta assemblea.
Photo credits: Agenzia Orange Digital di Alfonso Nunziata, Mirko Solimene e Aniello Trieste Santorelli
Sisowath Ravivaddhana Monipong, Marco Nicolella, Anna Cima, Guglielmo Giovanelli Marconi, Carlo Maria Bruti e Vincenzo Grisostomi Travaglini Anna Cima della Sartoria Tirelli ci stava raccontando la genesi dei costumi della pellicola « Odissea » La tavola del Barone e della Baronessa Graziano Paventi di San Bonaventura« Quando il gala dà un futuro ai bambini » un articolo di Lucilla Quaglia ne « Il Messaggero » del 29 giugno 2026In piedi: Fabio Cassani Pironti e Michaela Reinero. Sedute: Maria Teresa Imperati, Anna Cupello e Diana Brugnoli
Le Surintendant de l’Opéra de Rome, Francesco Giambrone nous a encore une fois littéralement enchantés en accueillant pour la première fois sur la scène du Costanzi un des plus grands chef-d’oeuvre de l’art lyrique “à la Française”: “Roméo et Juliette” de Charles Gounod. Sous la baguette du célèbre maestro Daniel Oren, le public romain a découvert la merveilleuse adaptation de l’histoire intemporelle des amants de Vérone, remaniée en 1867 avec une subtile précision par les deux librettistes de “Faust”, Jules Barbier et Michel Carré, qui ont mis en valeur les sentiments purs et intenses des deux protaganistes, reléguant sur un plan secondaire les autres personnages de la pièce de William Shakespeare. La passion de Gounod pour “Roméo et Juliette” remonte à ses jeunes années, quand il assista à l’âge de 21 ans aux répétitions de la symphonie dramatique éponyme de Hector Berlioz. Deux ans plus tard, alors qu’il goûte le succès de son Prix de Rome à la Villa Médicis, il commence à travailler sur le livret de Vincenzo Bellini de “I Capuleti e i Montecchi”. C’est la traduction de François-Victor Hugo, un des fils du grand Victor Hugo que choisissent Barbier et Carré pour extraire une douzaine de scènes significatives avec l’accord de Gounod qui écrira une grande part de son opéra au bord de la Méditerranée à Saint-Raphaël où il retrouve la juste inspiration pour se plonger dans la passion toute italienne d’un Roméo tourmenté et amoureux. A noter que le fameux ”Je veux vivre” de Juliette fut ajouté quelques semaines seulement avant la Première, probablement pour satisfaire le caprice de Caroline Miolan-Carvalho, fameuse soprano colorature … et surtout épouse du baryton Léon Carvalho, directeur du Théâtre-Lyrique (Théâtre du Chatelet) depuis 1856. C’est aussi Carvalho qui demanda l’ajout du cortège nuptiale au quatrième acte pour une question selon lui “d’effet dramatique”. Le succès fut immédiat et retentissant …et ne fut jamais démenti. L’opéra fut repris maintes fois, notamment à l’Opéra-Comique en 1873 avec des modifications apportées par Georges Bizet et la version finale, avec ballet, en 1888 par Gounod lui-même au Palais Garnier. A chaque fois, le public est au rendez-vous et plébiscite chaque nouvelle version avec chaleur et enthousiasme.
Roméo et Juliette – Nino Machaidze (Juliette)_ph Fabrizio Sansoni-Teatro dell’Opera di Roma
Presque 159 ans jour pour jour après sa création à Paris le 27 avril 1867, l’Opéra de Rome nous offre Sa Première de “Roméo et Juliette” le 28 avril 2026. Là encore, c’est un défi réussi avec une orchestration à l’italienne du maestro Oren qui choisit de donner une intensité lyrique plus ample encore avec une alternance de ralentissements gracieux et de fougueuses accélérations au gré de l’intrigue qui se déroule avec souplesse et délicatesse dans une mise en scène en noir et blanc de Luca De Fusco où seuls Roméo et Juliette ont droit à des costumes colorés, créés par Marta Criosolini Malatesta, auteure également des décors. Lumières de Gigi Saccomandi et projections vidéo de Alessandro Papa. Chorégraphe Alessandra Panzavolta. Le choeur de l’Opéra de Rome nous surprend avec plaisir par son adaptabilité au lyrisme français sous la direction appliquée et méthodique du maestro Ciro Visco.
Roméo et Juliette – Vittorio Grigolo (Roméo), Nino Machaidze(Juliette)_ph Fabrizio Sansoni-Teatro dell’Opera di Roma
Sans surprise, le Diamant incontesté de cette version romaine est le sémillant ténor Vittorio Grigolo. Dans un Français impeccable, qu’il doit à ses années d’enfance et de jeunesse passées à l’Institut Saint Dominique de Rome et grâce à sa présence scénique, magnétique et envoûtante, il nous entraîne à sa suite dans une interprétation tumultueuse d’un Roméo en proie aux élans impétueux de la fleur de sa jeunesse et quand il entonne “Ah, lève-toi Soleil”, chaque spectateur présent a ressenti la chaleur de l’astre céleste remplir de son aura la salle toute entière. Grigolo nous a régalés avec son Roméo fragile dans son innocence et jusqu’à la fin tragique, il a su nous émouvoir sans faillir un seul instant. Nino Machaidze dans le rôle de Juliette a donné le meilleur de son art après l’entracte mais son “Je veux vivre” a rendu avec modération et un peu trop de retenue la fraîcheur de l’âme et la virtuosité requise pour cette valse qui reste un des airs les plus attendus du grand public. A noter une prestation remarquable du mezzo-soprano Aya Wakizono, qui a personnalisé avec un charme tout oriental la romance de Stéphano “Que fais-tu, blanche touterelle” où son ardente expressivité et son indolente nonchalance ont incontestablement conquis le public. Encore une soirée d’exception en hommage au génie de Charles Gounod qui a tant aimé Rome!
Avec le Ténor Vittorio Grigolo à l’issue de la Première de « Roméo et Juliette » de Chales Gounod, Rome le 28 avril 2026Avec le Surintendant Francesco Giambrone à la Première de « Roméo et Juliette » de Chales Gounod, Rome le 28 avril 2026Avec le marquis Vincenzo Grisostomi Travaglini à la Première de « Roméo et Juliette » de Chales Gounod, Rome le 28 avril 2026« Tanti Vip per Romeo e Giulietta » un articolo di Lucilla Quaglia ne « Il Messaggero » del 29 aprile 2026
Si parla della recente morte dell’illustre padre del principe cambogiano, appena ritornato dalla Francia, sede delle esequie. Tanti i ricordi dell’illustre genitore, Sisowath Samyl Monipong, con un passato nell’aviazione del regno di Phnom Penh.
« Dinner blasonato in un’elegante ala del Palazzo Borghese per salutare gli amici prima delle vacanze. Lungo il marmoreo ingresso posano, per qualche scatto ricordo, gli illsutri invitati del banchetto. Tra i primi ad apparire la conduttrice Rai Lisa Marzoli, in lungo di pizzo beige, con il marito Francesco Borelli, e poi il principe Guglielmo Giovanelli Marconi.
Dress code per i cavalieri: tutto rigorosamente nei toni del blu. Ed ecco altri due aristocratici: il partenopeo Fulvio Rocco de Marinis, arrivato all’appuntamento malgrado un braccio fratturato, e sua altezza Sisowath Ravivaddhana Monipong, ambasciatore della casa reale di Cambogia, in compagnia del marchese regista Vincenzo Grisostomi Travaglini. Completato il parterre, si raggiunge l’antica terrazza allestita per la cena. Si parla della recente morte dell’illustre padre del principe cambogiano, appena ritornato dalla Francia, sede delle esequie. Tanti i ricordi dell’illustre genitore, Sisowath Samyl Monipong, con un passato nell’aviazione del regno di Phnom Penh.
Principe Sisowath Samyl Monipong nel 1967
A fine happening, si brinda all’estate e alle location per villeggiare. Giovanelli è in fatti in partenza con la mamma Elettra, e la bella moglie Vittoria, per Forte dei Marmi. E si fa tardi, con tanti brindisi, tra preiosi arazzi, divani damascati, camerieri in livrea e arredi d’epoca. »
Insieme al Marchese Vincenzo Grisostomi Travaglini la serata della Prima di « Evgenij Onegin » di Pëtr Il’ič Čajkovskij al teatro dell’Opera di Roma.
il Principe Sisowath Ravivaddhana Monipong, la serata della Prima di “Evgenij Onegin” di Pëtr Il’ič Čajkovskij al teatro dell’Opera di Roma, il 18 Febbraio 2020
Al tavolo dei relatori l’attrice Claudia Conte, che ha condotto l’incontro, il comandante Marcello Quaglia, l’ambasciatore del Belize Nunzio Alfredo D’Angieri, il principe Sisowath Ravivaddhana Monipong e l’attore-regista Max Vado.
il Principe Sisowath Ravivaddhana Monipong insieme agli attori Claudia Conte e Max Vado
Il secondo libro della giornalista Lucilla Quaglia, “Il Pilota di Arafat”, Edizioni Pagine, fornisce un profilo inedito di colui che è stato al fianco del leader palestinese salvandogli perfino la vita: suo padre, il comandante Marcello Quaglia. “Ho scoperto chi era mio padre dalla televisione – racconta l’autrice – e solo allora ho capito il perché di tante alzatacce notturne”. Il libro ricostruisce i viaggi del comandante Marcello Quaglia, pilota di Yasser Arafat per segretissimi cinque anni, attraverso i suoi appunti e i racconti di quei giorni avventurosi e ricchi di incontri eccellenti.
A presentare l’opera, l’attrice Claudia Conte, che ha moderato l’incontro presso la Sala da Feltre di Trastevere, l’ambasciatore del Belize Nunzio Alfredo D’Angieri, arrivato appositamente da Bologna, il rappresentante della casa reale cambogiana, il principe Sisowath Ravivaddhana Monipong, che ha letto un’inedita corrispondenza tra lo zio re Sihanouk e Arafat mostrando anche interessanti foto d’epoca, il comandante Marcello Quaglia. Letture a cura del regista-attore Max Vado. Saluti da parte di Andrea Petrangeli, consulente finanziario e organizzatore dell’incontro.
Lucilla Quaglia, autrice di « Il Pilota di Arafat »
“Ho creduto opportuno – spiega l’autrice – condividere con il pubblico il fatto che ci fosse un pilota italiano dietro Arafat. Un’eccellenza che gli ha salvato molte volte la vita”.
E come avvenne la selezione dei palestinesi? “Stavano cercando il pilota più adatto in tutta Europa, ma solo mio padre risultò all’altezza. Ad Arafat piaceva il suo curriculum, specialmente la parte in cui aveva lavorato in Centro Africa per conto del Ministero degli Esteri. Aveva una grande esperienza ed era molto affidabile”.
Insieme al Comandante Marcello Quaglia
Dai voli per raccogliere il sostegno dell’Europa al Nobel per la pace da assegnare al leader palestinese, ai colloqui con la moglie Suha, è stato difficile ricostruire i fatti? “I diari di mio padre erano molto frammentari e con l’aiuto di mia madre Anna, donna molto paziente, sono riuscita a far raccontare al comandante, così lo chiamo nel libro, tutto ciò che mi mancava”.
con il mio carissimo Amico, il Principe Guglielmo Giovanelli Marconi
Ad applaudire, in platea, Guglielmo Giovanelli Marconi, Giuseppe Ferraioli, Fabiana Balestra, Pietro Romano, Francesco Apolloni, Vira Carbone, lo stilista Massimo Bomba, Giuseppe Bambagini, Saverio Vallone, l’artista Benedetta Paravia, la presidente della Fondazione Mariana Pinuccia Pitti, il generale Vincenzo Cancilla e tanti altri.
La sorpresa della serata: la lettura di una lettera di Yasser Arafat a Sua Maestà il Re Norodom Sihanouk nel 1973 e la proiezione di foto dei due grandissimi politici del XX° secolo insieme a Pechino e Pyongyang.
« Magici violini e pianoforti a coda presso la Casa dell’Aviatore. Va in scena il concerto charity a favore della Fondazione Marianna, presieduta da Pinuccia Pitti, che ha, tra i molti scopi, quello di promuovere la comunicazione e il dialogo fra tutte le nazioni attraverso l’arte e la cultura. E sono tanti i giovani artisti intervenuti. Tra i presenti i principi Guglielmo e Vittoria Giovanelli Marconi, in blu elettrico, con l’amico Leonardo Barberini. Si affaccia l’étoile Laura Comi che ammira i manufatti del mercatino solidale, i cui proventi saranno devoluti alla missione cambogiana di monsignor Enrique Figaredo Alvargonzalez, anche lui tra gli intervenuti. Arriva Gianni Maria Ferrini, fondatore Accademia Ariadimusica di Torre Maura. Applausi per il rappresentante della casa reale cambogiana, il Principe Sisowath Ravivaddhana Monipong, che in elegante abito tradizionale giallo e rosso canta nella lingua natia. Grande suggestione per l’esibizione della giovane e talentuosa violinista Sokhema Di Croce, vincitrice di un’importante borsa di studio. Salutano la presidente della Fondazione il Marchese Loredano Luciani Ranier e in rappresentanza della Lega italiana dei diritti dell’uomo, Eugenio Ficorilli. Applausi per il pianista Leonardo Angelini e il soprano Martina Gresia. Tra gli ospiti ecco il marchese Vincenzo Grisostomi Travaglini. Brindisi al dialogo interculturale. » Lucilla Quaglia