Carmina Burana et Turandot : Les Étoiles du Festival de Vérone 2026

Le Festival de Vérone est toujours un événement mémorable, qui donne la joie au public de connaisseurs ou de néophytes de se retrouver dans une ville remarquable par sa beauté architecturale, sa gastronomie recherchée et, bien évidemment, l’assurance d’assister à des spectacles grandioses dans le cadre historique de ces arènes imposantes où se sont succédées depuis sa construction au premier siècle de l’ère chrétienne de multiples joutes équestres, des “corridas à l’italienne”, et depuis 1913, à l’occasion du centenaire de la naissance de Giuseppe Verdi, les grands opéras en plein air aux mises en scènes prestigieuses. La France a d’ailleurs joué un rôle important dans la renaissance du monument car en 1805, Napoléon Ier fit débloquer des fonds publics pour sa restauration, qui fut alors confiée à un architecte italien de renom, Luigi Trezza. Outre la splendeur imposante des Arènes de Vérone, le festival lyrique, sous la houlette de Cecilia Gasdia depuis 2018, surintendante, soprano de renom international et directrice artistique de la Fondation Arena di Verona, a proposé un programme à la fois moderne et traditionnel en suivant les goûts d’un public amateur de grande musique, qui va aux Arènes pour assister à un grand moment d’art et de musique dans un environnement unique au monde.

“Carmina Burana” de Carl Orff est une oeuvre souvent qualifiée de “cantate scénique, inspirée des poèmes médiévaux trouvés dans un manuscrit de Benediktbeuern”. La version excellente qui a été donnée à Vérone le 13 août 2026 sous la direction de l’immense chef d’orchestre James Conlon (dirigeant les “Carmina” pour la première fois) a vu la participation exceptionnelle de Carlo Vistoli (jeune et beau contre-ténor, dont la renommée internationale a été plébiscitée depuis toujours par le public français et italien) à cette composition étonnante de la musique dite “monumentale” qui alterne rythmes primitifs avec des chants mélodiques adaptés des ballades gaillardes en bas latin, typiques des “escholiers” médiévaux sous l’emprise de l’alcool et des hormones de la jeunesse.

Erin Morley, Vérone, 2026

En compagnie de la soprano Erin Morley et du baryton Mihai Damian, Carlo Vistoli a offert au public de Vérone une variation originale de cette suite de chants éclectiques au rythmes saccadés, presque militaires, dont l’élégance de l’interprétation chantée et la grâce de l’orchestration magistrale en ont surpris plus d’un en ce lendemain d’éclipse solaire.

Carlo Vistoli, 13 aout 2026

Peut-être est-ce la raison pour laquelle ce spectacle en particulier est devenu une magie fascinante de sons et lumières, notamment grâce aux effets de lasers et couleurs brillantes de Paolo Mazzon qui a littéralement enchanté les spectateurs pendant 70 minutes. Les choeurs de la Fondation de Vérone sous la direction du maestro Roberto Gabbiani ont donné le meilleur d’eux-mêmes et c’est sans surprise que la représentation se clotûra sous un déluge d’applaudissements enthousiastes, particulièrement chaleureux de la part du public essentiellement d’origine germanique. “O fortuna” fut le “bis” choisi, une fois encore sans surprise. La soirée se poursuivit tard dans la nuit pour la compagnie des chanteurs, qui, forts de l’atmosphère allègre de leur succès estival, ont fêté dignement l’anniversaire de Vistoli à la terrasse du restaurant Vittorio Emanuele de Piazza Brà, où le contre-ténor a retrouvé sa grande amie, la soprano Arianna Bartoli qui ont alors entonné un extrait de “Sémiramis” de Gioachino Rossini, en improvisant un “boeuf” comme l’on dit à Paris, pour le plus grand plaisir des badauds et touristes, encore nombreux à cette heure de la nuit.

Turandot, Verona, 2026

Le lendemain, 14 août, fut un autre anniversaire, celui de Cecilia Gasdia et la programmation du Festival a voulu que ce jour de fête soit placé sous les augures du grand Giacomo Puccini avec sa dernière oeuvre “Turandot”, qui fut achevée par Franco Alfano en 1924, dans la merveilleuse mise en scène du mythique Franco Zeffirelli, sous la direction élégante du maestro Andrea Battistoni. Le rideau de scène est ici remplacé par un immense paravent déplié où se déploient des dragons dorés en une immense chevauchée fantastique qui s’ouvriront seulement au deuxième acte pour laisser la place à la munificence éclatante de la reconstitution du Palais Impérial de Pékin où la terrible Princesse (sublime Anna Pirozzi) lancera l’épreuve des trois énigmes que résoudra sans problème aucun le prince tartare Calaf (héroïque et puissant Yusif Eyvazov), non sans causer le trépas tragique de l’esclave Liù, interprétée ici par la délicieuse Lisette Oropesa, à ses débuts dans ce rôle difficile, dont elle se sort avec honneur, surtout au moment déchirant de la mort. Michele Pertusi, historique Timur, donne à l’ensemble de l’opéra la sagesse de son expérience scénique tout en maintenant un niveau interprétatif tout à fait remarquable. De nombreux spectateurs asiatiques n’auront pas manqué de noter l’inclusion de la chanson traditionnelle “Moly Hoa”au moment de l’invocation à la lune par le choeur des enfants mais également la faute impardonnable d’avoir habillé Ping de couleur jaune, couleur exclusivement et uniquement réservé à l’Empereur, le Fils du Ciel. Une mention spéciale pour Pang (raffiné Saverio Fiore) qui a su tirer son épingle du jeu par un chant précis et mélodieux et une présence scénique espiègle et sobre à la fois.

Yusif Eyvazov et Ping, Pong et Pang
Anna Pirozzi

Cette version de “Turandot” est chère à mon coeur car fut une grande source d’inspiration pour les deux “Turandot” auxquelles j’ai participé en tant que dramaturge en Turquie et aux Philippines en 2018, 2019 et 2022 sous la supervision du maestro Vincenzo Grisostomi Travaglini, admirateur sincère et très proche collaborateur du grand Zeffirelli.

Turandot, Manille, 2022

Turandot à Manille en décembre 2022 qui prit les traits de la Reine des Naga avec son long manteau rebrodé d’argent au moment de la mort de Liù et la danse des pétales de fleurs au moment de la victoire de Calaf, lointain écho de l’interprétation féérique de la Danse de la cueillette du thé par la Princesse Norodom Buppha Devi et du Ballet Royal du Cambodge à l’occasion d’une des visites officielle de Zhou En Lai à Phnom Penh dans les année 1960. Souvenirs et émotions pour cet été 2026, dans la chaleur torride caractéristique des années du Cheval de Feu.

Sisowath Ravivaddhana Monipong et Vincenzo Grisostomi Travaglini, Ankara 2018
Turandot, Ankara 2018
Turandot, Manille, 2022

Live Opera to return to CCP stage with ‘Turandot’ | The Final Word

‘Turandot’ in Manila: Prince Ravivaddhana Monipong Sisowath | ABS-CBN Metro.Style

Franco Zeffirelli et Vincenzo Grisostomi Travaglini, Tokyo, 1998
Sisowath Ravivaddhana Monipong, Arènes de Vérone, 14 aout 2026

“Grandi firme per due diversi mondi” Roma: Gatti e Krief per “I Capuleti e i Montecchi” Conlon e Carsen per “Evgenij Onegin” Un’articolo del Maestro Vincenzo Grisostomi Travaglini nella rivista mensile “L’Opera International Magazine”, Marzo 2020

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Trasmettere le emozioni di uno spettacolo è lo scopo del critico
musicale, che assiste alla rappresentazione filtrandola attraverso la propria conoscenza e sensibilità. Avvolte divergenti, le impressioni variano e si concentrano ora sul singolo elemento, musicale oppure visivo, più propriamente nell’insieme della proposta. Ed è quanto si riporta dalle più recenti produzioni al Teatro dell’Opera di Roma: I Capuleti e i Montecchi con musica di Vincenzo Bellini ed Evgenij Onegin di Pëtr Il’ič Čajkovskij in lingua originale. Due titoli che richiedono un diverso approccio, per cultura e prassi esecutiva, che nel cartellone della Fondazione capitolina segnano una maggiore volonta propositiva per lavori celebri, ma meno presenti sul “nostro” palcoscenico, permettendo un’analisi sulle capacità produttive del Massimo, in una fase di rivalutazione delle masse artistiche e tecniche, soprattutto grazie alla nomina del direttore musicale Daniele Gatti.

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Dopo la felice inaugurazione con Les vêpres siciliennes di Giuseppe Verdi, Gatti si è cimentato con la delicata partitura belliniana ispirata all’infelice amore dei due giovani veronesi e il risultato, pur d’interesse per l’attenzione del direttore d’orchestra
all’approfondimento delle sonorità di un particolare momento di transizione di uno schema classicheggiante, inevitabilmente proiettato verso nuovi orizzonti musicali, è apparso più artificiale in una visione d’insieme dello spettacolo, raffrenata dalla puntualizzazione del rapporto tra orchestra e interpreti; punito severamente da una messa in scena più che “minimalista”, termine ampiamente divulgato, indifferente, se non approssimativa ai valori di un lavoro, al contrario, intensamente drammatico e passionale. Regia, scene, costumi e luci di Denis Krief.

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Diversamente il successivo Evgenij Onegin si è imposto per la spettacolarità di una visione unitaria, nella ferma direzione di James Conlon e nella messa in scena di raffinata distinzione firmata da Robert Carsen e dai suoi collaboratori. Sono partiture molto diverse e hanno storie complesse, dalla genesi e nel periodo da cui scaturiscono.

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I Capuleti e i Montecchi sono un lavoro solo apparentemente fragile e per Gatti è stato un ritorno a un “primo amore” al debutto nel 1989 al Comunale di Bologna, oggi riproposto a distanza di circa trenta anni, con maggiore consapevolezza, soprattutto attraverso uno studio approfondito su quella che si ritiene fosse la scrittura di un Bellini a ridosso di una fama agognata e incertezze di un talento che qui s’impone per intensità e che lo condurrà verso quelli che si ritengono a ragione i suoi capolavori. Gatti evidenzia ogni singolo suono, passaggio, virtuosismo strumentale dell’insieme della Tragedia lirica, anche arricchendola da personali maturazioni di una carriera rivolta a repertori operistici temporalmente avanzati e strumentalmente d’oltralpe, in una concezione della musica compatta e strutturata. Un elemento, questo, interessante, per una lettura quasi schumaniana, che riserva all’uditore rinnovate sorprese, mettendo in luce nuovi e sicuramente interessanti aspetti, ma nell’opera italiana che è puro teatro appare di contenute, sia pur struggenti emozioni. L’orchestra dell’Opera ha offerto buona prova delle proprie potenzialità, ma non sempre si è dimostrata pronta a superare durezze strutturali, pur efficace in particolari accompagnamenti come ad esempio il primo corno e l’arpa nella scena e cavatina di Giulietta, arpa che fa presagire l’ingresso di Lucia nell’omonima opera di Donizetti composta nel 1835 e tanto d’altro. E’ stato più semplice per gli organismi stabili dell’Opera (orchestra e coro) compenetrarsi nel travolgente Verdi, ma ancora acerbi per più delicate armonie.

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Non meno complessa è la scelta dei solisti, in special modo di Romeo che presenta una scrittura articolata, dal grave di tipico stampo contraltile a una tessitura più estesa o propria della tradizione del castrato: il ruolo di Romeo è stato affidato al
mezzosoprano russo Vasilisa Berzhanskaya, proveniente dai programmi per giovani artisti del Bol’šoj e del Festival di Salisburgo, solista che con indubitabile talento ha trasmesso al pubblico gli svariati stati d’animo propri del personaggio. La Berzhanskaya ha superato lo scoglio iniziale di scena e cavatina Se Romeo t’uccise un figlio di meno congeniale stampo contraltile, rivelandosi appieno nello struggente lirismo del duetto con Giulietta, dell’intera esecuzione momento tra i più felici. Ancora Romeo risolve nel solco della rinnovata tradizione all’italiana, nello sgorgare genuino di musica e virtuosismo che nella sua varietà è già emotivo, esempio mirabile n’è stato l’esecuzione de il recitativo Ecco la tomba e il successivo arioso intonato sul sepolcro della sua amata, creduta morta. Nel ruolo di Giulietta il soprano Mariangela Sicilia, sostituita in alcune
repliche, perché indisposta o come da locandina, da Benedetta Torre.

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Quest’ultima ha dato buona prova, anche se non attenta a respiri frequenti, per una tenuta vocale che ha obbligato il direttore a tempi eccessivamente stretti, non sufficientemente abbandonati alla purezza cantabile del ruolo, affrettata sia pure nella sintesi drammaturgica belliniana, in quel finale che avrebbe bisogno di maggiore concentrazione. Il ruolo di Tebaldo prevedeva quale titolare Iván Ayón Rivas, nella replica un convenzionale Giulio Pelligra. Ben inquadrate nell’equilibrio timbrico le due voci di basso, anche qui nell’accezione relativa del registro, così come nella scrittura vocale dell’inizio Ottocento e con precise finalità d’aderenza al ruolo assegnato: ambigua, cupa e pertinente la sonorità di Nicola Ulivieri, che nel libretto di Romani è medico, ma che la regia ha voluto ricondurre a frate alchimista dalla cui pozione il tragico epilogo, come nella tragedia shakespeariana; marcata autorità vocale di Alessio Cacciamani nel ruolo di Capellio, ovvero di colui che simboleggia l’arroganza del potere. Se la musica richiede attenzione ed eleganza, sfugge lo scopo della parte visiva, negatrice del bello a favore del semplicistico gioco di rivalità tra le fazioni dei Guelfi e Ghibellini. Denis Krief riunisce a sé tutte le arti del palcoscenico armando i protagonisti maschili di pistole, il coro di minaccianti mitragliette e poco più, costumi realizzati senza particolare attenzione e impianto scenico ligneo astratto di stampo metafisico, ma non scomodiamo l’arte e il paragone con De Chirico, del tutto fuori luogo.

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Ogni proposta è a se stante e per Evgenij Onegin, di ben altro periodo e stampo compositivo, si è tornati al godimento di una produzione nella quale musica e regia si fondono in un discorso univoco di stile e distinzione. L’allestimento è tutt’altro che tradizionale, anzi all’apparenza essenziale e lineare nello svolgimento, ma pur realizzato da oltre venti anni per il Metropolitan di New York (allestimento della Canadian Opera Company) e per la prima volta in Italia, potrebbe essere di riferimento per una rinnovata modernità, nel segno di un determinato impegno e capacità. La direzione di James Conlon è senza incertezze, incisiva, negli appropriati colori con slanci melodici, dove il vigore ciaikovskiano non è raffrenato, ma neanche condotto all’estremo. Nei colori, sfumature, improvvise impennate, tanto eloquenti quanto sottinteso di sentimenti ed
emozioni; in orchestra come nel canto vi si rivelano tutte le trepidazioni, malinconie, proprie di questo capolavoro che mancava all’Opera di Roma da diciannove anni. Dal 2001 quando a interpretare il ruolo di Tat’jana fu Mirella Freni, alla cui memoria la serata è stata dedicata.

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Poco importa se in orchestra, soprattutto nella prima parte, si avvertono alcune imperfezioni dovute al raffinato abbinamento e simbologia strumentale e se la marcatura richiederebbe una maggiore accentuazione propria di quelle sonorità della scuola russa dei Cinque da cui Čajkovskij si discosta, ma alla cui tradizione inevitabilmente appartiene e ancora se nella celebre Polonaise si sarebbe potuto imprimere un maggiore vigore, forse legato più a tradizione che a reali esigenze esecutive, poco importa perché nell’insieme tutto è funzionale al compimento dell’insieme e in un disegno omogeneo e costante. Sin dall’apertura di sipario l’intreccio strumentale e vocale è chiaramente esposto, preciso e coinvolgente, accompagnato nella scena da una regia tra le più raffinate, attenta a ogni minimo particolare, gesto e commozione. La memoria visiva ci riporta da subito a quel lontano Giardino dei ciliegi con la regia di Giorgio Strehler ed ecco che la musica e letteratura si uniscono in un unico afflato. L’opera letteraria di Anton Čechov è successiva (1904) ma di Aleksandr Puškin è debitrice e riporta alle stesse atmosfere di una malinconica, inquieta quanto decadente Russia ottocentesca. L’incontro tra il romanzo in versi di Puskin (pubblicato nel 1833) e Čajkovskij forse non fu casuale, suggerito al compositore quale lettura per la trama di nuova opera dall’amica Lizaveta Andreevna nel 1877, questo se si crede in quel destino di cui è intriso il lavoro in musica o scene liriche, come volle intitolarlo lo stesso musicista che partecipò con slancio alla stesura del libretto con l’apporto di Konstantin Šilovskij. Čajkovskij, dopo una prima incertezza, ne fu entusiasta e vi lavorò alacremente in parallelo alla Sinfonia n.4, sia pure interrotto dalla vicenda di un matrimonio da subito spezzato.

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Nella genesi dell’opera è difficile definire quanto del romanzo originale sia stato manipolato dal musicista, ma di certo ne è conservata la poetica. Quella sorte per cui lo stesso Puškin rimarrà vittima nel 1837 in un duello, così come nel romanzo il personaggio del poeta Vladimir Lenskij è ucciso da Onegin, nell’incomprensione di un’impossibile realtà. Un lavoro che sarà complesso e nelle intenzioni espresse dal compositore non destinato alle grandi scene, eppure così teatralmente e musicalmente efficace, quasi un sinfonia-vocale di tragica fatalità, che richiede in orchestra come in palcoscenico un’attenzione del tutto particolare e che conobbe nel tempo un successo inatteso. Mirabile la maestria registica di Robert Carsen, con il trascinamento emotivo dei solisti, della fusione degli interventi maestosi del coro, gli appropriati inserimenti del ballo e la puntualità dei figuranti. Maestro del coro Roberto Gabbiani; coreografia firmata da Serge Bennathan; regista collaboratore Peter McClintock. Di scena in scena, in sintonia tra coinvolgimento musicale e partecipazione o ancor meglio, d’impressioni pittoriche di un insieme sempre funzionale al disegno del dramma. L’azione si svolge all’interno di un contenitore scenografico uniforme ideato da Michael Levine, a cui si devono anche gli splendidi costumi, finalmente degli abiti teatrali degni di questo nome.

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All’interno della struttura scenica i cambi sono essenziali quanto efficaci, si comincia con una sedia centrale nel giardino della residenza di campagna di Larina ed ecco in proscenio pochi tronchi stilizzati, probabilmente faggi così caratteristici di quel paesaggio e cadono le foglie, che siano di ciliegio o di altro fusto, ci riportano a un autunno che fa presagire la melanconia di un destino incombente. Si finisce con una poltrona centrale, forse un’ulteriore citazione strehleriana, oppure casualità, in un insieme che si presenta livido e spoglio per l’addio di Tat’jana a Onegin.

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Immagine dopo immagine, luoghi e fatti impressi nell’emozione delle luci di Jean Kalman, riflettenti nella monocromia o nella fusione delle tinte gli stati d’animo dovuti dalle situazioni,bagliori sempre avvincenti, rispondenti e incorporati nell’emozione dell’intensa tessitura orchestrale. Compagnia di canto tutta appropriata, sia pure con i dovuti distinguo che evidenziano l’intensità del canto tenorile di Saimir Pirgu nel ruolo di Vladimir Lenskij e dell’applauditissimo basso John Relyea (Principe Gremin), con particolare rilievo nelle rispettive arie, magistralmente cesellate (scena quinta e sesta). Per la Tat’jana, di Maria Bayankina si sarebbe desiderato nell’impegnativa scena della lettera un maggiore abbandono, poi riscattata da un finale di rara drammaticità.

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Il protagonista Evgenij Oneghin è stato tratteggiato ad arte da Markus Werba, con qualche durezza iniziale e distacco nel quartetto, ma così intenso nella scena e aria, duello e scena finale. Tutti appropriati e perfettamente identificati nel ruolo: Ol’ga di Yulia Matochkina; Anna Viktorova nel personaggio della balia Filipp’evna, immagine così cara alla letteratura musicale russa; l’appropriato scenicamente e vocalmente Andrea Giovannini in un equilibrato quanto espressivo Couplets di Triquet, dal francese impeccabile; a seguire la madre Larina di Irida Dragoti e lo Zareckij di Andrii Ganchuk, entrambi diplomati al progetto “Fabbrica” del Teatro dell’Opera e Arturo Espinosa (Un Capitano) sempre dal progetto “Fabbrica”. Applausi entusiastici al termine della rappresentazione, peccato che il regista e i suoi collaboratori non fossero presenti per partecipare al successo finale.

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I Capuleti e i Montecchi – 6 febbraio 2020

Evgenij Onegin – 18 febbraio 202

 

Photo credits: Yasuko Kageyama

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“Emozioni all’Opera con i versi di Puškin”, l’articolo di Lucilla Quaglia nel “Messaggero” del 19 Febbraio 2020

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Insieme al Marchese Vincenzo Grisostomi Travaglini la serata della Prima di “Evgenij Onegin” di Pëtr Il’ič Čajkovskij al teatro dell’Opera di Roma.

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il Principe Sisowath Ravivaddhana Monipong, la serata della Prima di “Evgenij Onegin” di Pëtr Il’ič Čajkovskij al teatro dell’Opera di Roma, il 18 Febbraio 2020

 

“La forza della realtà”, articolo del Maestro Vincenzo Grisostomi Travaglini in “L’Opera International Magazine”, Giugno 2018 su Billy Budd di Britten per la prima volta all’Opera di Roma.

“La forza della realtà”, articolo del Maestro Vincenzo Grisostomi Travaglini in “L’Opera International Magazine”, Giugno 2018 su Billy Budd di Britten.

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“Il poeta britannico Wystan Hugh Auden rimproverò Britten perché a suo avviso nel Billy Budd la tematica omosessuale, perno del complesso intreccio di sentimenti irrisolti e sospesi, non era espresso con maggiore determinatezza. Eppure, come ci dimostra l’attuale produzione in scena al Teatro dell’Opera di Roma, tutto vi è detto; implicito in una densa drammaturgia tratta dal postumo romanzo breve di Herman Melville rielaborato nel concetto da Edward Morgan Forster (l’autore di Maurice e di Passaggio in India) e nella teatralità da Eric Crozier, di attenta lettura nell’arcobaleno sonoro di Britten di dissolvenze incrociate, dialogo, scontro, negazione di una partitura densa, ora apparentemente soave o tormentata dove il sottinteso non è altro che un messaggio che aspetta di essere compreso. Al Teatro dell’Opera il Billy Budd, per la prima volta a Roma, è proposto nella versione definitiva in due atti, prologo ed epilogo del 1960, senza pregiudizi e al contrario aliena da troppo attuali compiacimenti.”

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