11 octobre 2026: Première de « Falstaff » de Giuseppe Verdi à l’Opéra de Rome

Après l’exquis ballet tiré du “Songe d’une nuit d’été” du mois de juin dernier, Shakespeare est une fois encore mis à l’honneur à l’Opéra de Rome avec “Falstaff”, le dernier opéra composé par Giuseppe Verdi sous la baguette du directeur musical de la maison, le maestro Michele Mariotti. La Première qui a eu lieu le dimanche 11 octobre 2026 a réuni de nombreuses personnalités de la politique et du Tout-Rome musical et mondain remplissant la salle du Costanzi de conversations de cette rentrée musicale tant attendue, d’autant plus que “Falstaff” fut représenté la dernière fois en janvier 2010, avec la très belle mise en scène du grand Franco Zeffirelli.

Renato Bruson dans « Falstaff », mise en scène de Franco Zeffirelli, janvier 2010

Le livret de l’opéra écrit par Arrigo Boito est largement inspirée de “Les Joyeuses Commères de Windsor” écrit en 1597 mais publié en 1602 par William Shakespeare, qui relate avec humour les manoeuvres d’un vieil homme libidineux et vénal, Falstaff tentant de séduire deux femmes fortunées pour renflouer ses finances déficitaires. D’intrigues en mensonges, de lettres d’amour identiques envoyées au deux Ladies aux farces sophistiquées la nuit dans la forêt de Windsor, Shakespeare nous entraîne dans un tourbillon de situations burlesques et tarabiscotées qui finissent par l’union de deux jeunes amoureux, beaux et bien faits et par la punition puis le pardon de Falstaff par tous celles et ceux qui lui ont donné une leçon de vie sans le juger moralement. Boito, en revanche, propose une version plus incisive qui mène le public à travers les péripéties comiques de l’opéra vers un dénouement plus philosophique

L’orchestration du chef-d’oeuvre de Verdi créée par Mariotti nous invite à réinventer notre écoute pour nous reporter à cette période de transition que fut la dernière décennie du XIXème siècle vers l’avènement du XXème avec des sonorités toutes en devenir, des cuivres aux accents profonds, des cordes qui s’abandonnent à une espièglerie lascive accompagnés de percussions qui battent des temps nouveaux, qui annoncent en précurseurs les recherches des grands musiciens parisiens de ce que sera la Belle Epoque.

Michele Mariotti, photographié par Victor Santiago

Une belle réussite musicale, encouragée et soutenue avec ferveur par Francesco Giambrone, le Surintendant qui renouvelle la programmation de l’Opéra de Rome avec audace et témérité en confiant la mise en scène à Tatjana Gürbaca, Allemande d’origine turque et solvène, dont le style, profondément marqué par une influence intense du néoréalisme d’Outre-Rhin n’a guère convaincu le public romain. En revanche, la compagnie des cantatrices et chanteurs sélectionnés avec soin fut chaleureusement applaudie à l’issue de la représentation. En premier, le grand Luca Salsi qui a régalé les spectateurs avec un Falstaff puissant, drôle et efficace, chanté avec naturel et un grand respect de la musique de Verdi.

Luca Salsi, photographié par Marco Borrelli

Idem pour George Petean dans le rôle de Ford, une voix équilibrée et délicatement structurée malgré un survêtement de tennis sans aucun rapport avec l’histoire… Fenton (Dave Monaco) s’en sort bien vocalement malgré un physique qui ne correspond pas vraiment à la beauté décrite par Shakespeare. Paolo Antognetti (Bardolfo) et Gabriele Sagona (Pistola) sont parfaits aussi bien pour la voix que pour le jeu scénique.

Falstaff 2026_Carlo Bosi (dottor Cajus), Gabriele Sagona (Pistola), George Petean (Ford)_©Fabrizio Sansoni-Teatro dell_Opera

Une mention particulière pour les quatre cantatrices: Maria Agresta (Alice Ford) aussi belle que mélodieuse nous offre une interprétation sensuelle, espiègle et coquine de ce personnage central dans la trame de l’opéra.

Falstaff 2026_Maria Agresta (Mrs. Alice Ford)_©Fabrizio Sansoni-Teatro dell_Opera di Roma

Son amie Quickly (Violetta Urmana) une présence affirmée malgré une grande carence de la mise en scène qui n’a pas du tout su rendre les nuances de l’ironie et de l’humour incarnées par cette commère de Windsor, féroce et sans pitié chez Shakespeare. Carmen Artaza (Meg Page) et Marina Monzò (Nannetta) donnent le meilleur d’elles-mêmes avec bonheur en donnant fraîcheur et délicatesse aux deux jeunes filles qui rêvent du parfait amour.

Choeur de l’Opéra de Rome toujours aussi compétent, avec un grand sens de l’harmonie, préparé et magistralement dirigé par Ciro Visco.

Laissons la conclusion à l’opéra:

«Tutto nel mondo è burla.

L’uom è nato burlone,

La fede in cor gli ciurla,

Gli ciurla la ragione.

Tutti gabbati! Irride

L’un l’altro ogni mortal.

Ma ride ben chi ride

La risata final.»

Le bon sens populaire en retiendra le fameux adage “Rira bien qui rira le dernier!”

« Grandi volti per la Prima di Falstaff » un articolo di Lucilla Quaglia ne « Il Messaggero » del 12 ottobre 2026
Cosimo Manicone, Natasha Nyanin et Sisowath Ravivaddhana Monipong

15 septembre 2026: la Première de « Les noces de Figaro » à l’Opéra de Rome: Un enchantement musical.

Pour cette rentrée de Septembre 2026, l’Opéra de Rome et son brillant Surintendant Francesco Giambrone nous offre une nouvelle fois une première absolue en Italie: “Les noces de Figaro” de Wolfgang Amadeus Mozart dans une mise en scène conçue par Claus Guth pour le Festival de Salzbourg en 2006 avec sur le podium le jeune chef d’orchestre d’origine arménienne Emmanuel Tjeknavorian. Après cet été torride, le public romain a retrouvé avec grand plaisir la fraîcheur du Théâtre Costanzi et la salle était comble pour cette Première fort attendue. L’orchestration a restitué le chef-d’oeuvre de Mozart avec grande justesse, délicatesse et cadences parfaitement comprises et partagées avec émotion par la jeunesse fougueuse de Tjeknavorian qui nous transmet également avec brio son respect absolu de la partition. La mise en scène dans un décor statique d’une cage d’escalier de ce qui serait un palais comtale autrichien, conçue par Christian Schmidt est l’écho parfait de la sobriété des costumes voulues par le même artiste: noir et blanc avec quelques nuances de gris, d’une austérité en vogue il y a vingt ans, mais un peu passé de mode aujourd’hui! Les lumières succintes de Olaf Winter et les mouvements chorégraphiques de Ramses Sigl appartiennent à la même école de simplicité sophistiquée, peut-être excessive, avec le dessein implicite de donner la priorité à l’expression musicale , car pour le plus grand bonheur des spectateurs et des auditeurs de Radio Rai3, la compagnie des chanteurs et cantatrices était de très grande qualité. Honneur aux dames et comment ne pas tomber sous le charme incandescent de la belle Susanna (Martina Russomanno) dont la présence scénique et la voix cristalline nous ont ravis du début à la fin, entre mille espiègleries, pleines de cette ironie irrévérencieuse qui caractérise son personnage.

Martina Russomanno (Susanna)_Erwin Schrott (Figaro)

La Comtesse incarnée avec grâce et sensibilité par Roberta Mantegna nous a émus par sa douloureuse langueur et son désir de regagner les faveurs de son frivole époux. Marcellina (une solide et professionnelle Monica Bacelli) donne la réplique à Don Bartolo (un vénérable Roberto Scandiuzzi) en fauteuil roulant désormais au crépuscule de son existence. Chérubino qui prend ici les traits de la jeune Elmina Hasan est l’objet du désir de toutes ces dames et l’expression explicite d’une sensualité fougueuse et insatiable, très à l’aise dans les airs que le public attend de lui. Figaro, le sémillant et séduisant Erwin Schrott, ravit le public à chacune de ses apparitions et brille de tous ses feux dans ses interventions pleines de verve et d’esprit. Almaviva interprété par German Olvéra est parfaitement à l’unisson de la mise en scène sobre et peu encline au développement des intrigues à la Beaumarchais alors que le jeune Alejo Alvarez Castillo (du projet Fabbrica) nous offre un dynamique Antonio avec une voix puissante, très prometteuse dans un futur proche. Une mention spéciale enfin pour Don Basilio (un Marcello Nardis très en forme vocalement) et pour Don Curzio qui est ici aveugle, affublé de lunettes en verres foncés, interprété avec humour et élégance par le jeune et beau Blagoj Nacoski. “Last but not least”, la remarquable performance de la délicieuse Jessica Ricci (du projet Fabbrica) qui nous offre une Barbarina coquine et quasi ingénue…jusqu’au moment où elle perd…une épingle à cheveux au début du quatrième acte! Le choeur de l’Opéra de Rome toujours excellent sous la direction du maestro Ciro Visco.

Alejo Alvarez Castillo (Antonio) Erwin Schrott (Figaro) Germán Olvera (Conte di Almaviva)

L’introduction du personnage de Cherubim, une sorte de double de Cherubino qui tirerait les ficelles des intrigues amoureuses en distribuant les pommes de la discorde et les plumes de l’érotisme est une invention drammaturgique intéressante mais c’est un rôle qui aurait pu être revisité par un danseur plus en ligne avec l’âge de son personnage au lieu de rappeler le créateur du personnage, Uli Kirsch qui avait vingt-huit ans en 2006. La volonté de mettre au premier plan la musique de Mozart et ses virtuoses palinodies est pleinement assouvie avec quelques regrets pour une monotonie chromatique qui tourbillonne mélancoliquement devant nos yeux de mélomanes…mais n’est-ce pas là où voulait nous emmener cette “Folle journée” pour nous rappeler que le mariage de Figaro, personnage haut en couleurs, le portera à cacher ses fantaisies derrière une façade en noir et blanc?

Rome, 15 septembre 2026

Photo credits: Fabrizio Sansoni pour l’Opéra de Rome

Germán Olvera (Conte di Almaviva) Uli Kirsch (Mimo attore)
Roberta Mantegna (Contessa di Almaviva) Elmina Hasan (Cherubino) Martina Russomanno (Susanna)
Le prince Sisowath Ravivaddhana Monipong avec Madame Marisela Federici et Monsieur Cosimo Manicone, directeur de la communication de l’Opéra de Rome
Accueillis avec chaleur par le Surintendant de l’Opéra de Rome, Francesco Giambrone en compagnie du marquis Vincenzo Grisostomi Travaglini
« Su il sipario all’Opera con il genio di Mozart » un articolo di Lucilla Quaglia ne « Il Messaggero » del 16 settembre 2026

« Gala in blu a Palazzo Borghese », un’articolo di Lucilla Quaglia ne « Il Messaggero » del mercoledi 5 agosto 2020

Si parla della recente morte dell’illustre padre del principe cambogiano, appena ritornato dalla Francia, sede delle esequie. Tanti i ricordi dell’illustre genitore, Sisowath Samyl Monipong, con un passato nell’aviazione del regno di Phnom Penh.

Messaggero 5 agosto 2020

« Dinner blasonato in un’elegante ala del Palazzo Borghese per salutare gli amici prima delle vacanze. Lungo il marmoreo ingresso posano, per qualche scatto ricordo, gli illsutri invitati del banchetto. Tra i primi ad apparire la conduttrice Rai Lisa Marzoli, in lungo di pizzo beige, con il marito Francesco Borelli, e poi il principe Guglielmo Giovanelli Marconi.

Caccia 3 agosto 2020
Principe Sisowath Ravivaddhana Monipong & Marchese Vincenzo Grisostomi Travaglini

Dress code per i cavalieri: tutto rigorosamente nei toni del blu. Ed ecco altri due aristocratici: il partenopeo Fulvio Rocco de Marinis, arrivato all’appuntamento malgrado un braccio fratturato, e sua altezza Sisowath Ravivaddhana Monipong, ambasciatore della casa reale di Cambogia, in compagnia del marchese regista Vincenzo Grisostomi Travaglini. Completato il parterre, si raggiunge l’antica terrazza allestita per la cena. Si parla della recente morte dell’illustre padre del principe cambogiano, appena ritornato dalla Francia, sede delle esequie. Tanti i ricordi dell’illustre genitore, Sisowath Samyl Monipong, con un passato nell’aviazione del regno di Phnom Penh.

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Principe Sisowath Samyl Monipong nel 1967

A fine happening, si brinda all’estate e alle location per villeggiare. Giovanelli è in fatti in partenza con la mamma Elettra, e la bella moglie Vittoria, per Forte dei Marmi. E si fa tardi, con tanti brindisi, tra preiosi arazzi, divani damascati, camerieri in livrea e arredi d’epoca. »

Lucilla Quaglia

Il Messaggero, mercoledi 5 agosto 2020

« Musica del mondo con giovani talenti », un articolo di Lucilla Quaglia in « Il Messaggero » del mercoledì 5 giugno 2019

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« Magici violini e pianoforti a coda presso la Casa dell’Aviatore. Va in scena il concerto charity a favore della Fondazione Marianna, presieduta da Pinuccia Pitti, che ha, tra i molti scopi, quello di promuovere la comunicazione e il dialogo fra tutte le nazioni attraverso l’arte e la cultura. E sono tanti i giovani artisti intervenuti. Tra i presenti i principi Guglielmo e Vittoria Giovanelli Marconi, in blu elettrico, con l’amico Leonardo Barberini. Si affaccia l’étoile Laura Comi che ammira i manufatti del mercatino solidale, i cui proventi saranno devoluti alla missione cambogiana di monsignor Enrique Figaredo Alvargonzalez, anche lui tra gli intervenuti. Arriva Gianni Maria Ferrini, fondatore Accademia Ariadimusica di Torre Maura. Applausi per il rappresentante della casa reale cambogiana, il Principe Sisowath Ravivaddhana Monipong, che in elegante abito tradizionale giallo e rosso canta nella lingua natia. Grande suggestione per l’esibizione della giovane e talentuosa violinista Sokhema Di Croce, vincitrice di un’importante borsa di studio. Salutano la presidente della Fondazione il Marchese Loredano Luciani Ranier e in rappresentanza della Lega italiana dei diritti dell’uomo, Eugenio Ficorilli. Applausi per il pianista Leonardo Angelini e il soprano Martina Gresia. Tra gli ospiti ecco il marchese Vincenzo Grisostomi Travaglini. Brindisi al dialogo interculturale. » Lucilla Quaglia

Historic photo: French President François Mitterrand and Italian President Francesco Cossiga welcomed by Maestro Vincenzo Grisostomi Travaglini at the Opera of Rome on 14th December 1990.

French President François Mitterrand and Italian President Francesco Cossiga welcomed for a Gala Evening at the Opera of Rome by Maestro Vincenzo Grisostomi Travaglini on 14th December 1990.

This photo was taken by Rino Barillari, the King of Paparazzi and published in Italian newspaper « Il Messaggero » on 15th December 1990.

 

VGT MItterrand Cossiga 151290 Opera di Roma

Cena cambogiana al Kursaal di Lucio Sestili ad Ascoli Piceno o la gioia di condividere musica e cibo reale con i miei amici Marchigiani

Resto del Carlino copia

Corriere Adriatico copia

messaggero copia

     Vorrei ringraziare calorosamente tutti i miei amici del Kursaal per la loro gioiosa collaborazione, uno staff con il quale mi sono sentito in « famiglia », cosī come nelle cucine del Palazzo e così come per lungo tempo in Francia, dove al limite del giardino della nostra casa era segnato il confine ideale tra un mondo esterno e la partecipazione e il calore delle nostre tradizioni più care. Musica, canto e cucina con i sapori di Cambogia, un’arte che abbiamo ieri sera condiviso nel segno della più genuina ospitalità Marchigiana. Sara e Simona, Riccardo e con loro la deliziosa, competente e petulante Rita, Monica in una sua rinnovata esperienza nella cucina asiatica, l’affascinante Grazia e la forza tranquilla e sempre sorridente di Philip. Cosa chiedere di più, caro Lucio, sempre attento e misericordioso nell’esaudire ogni desiderio… Ed il nostro desiderio, di Vincenzo e mio, è di ritrovarci presto insieme, nella « generosa » Famiglia del Kursaal, con immutato affetto. Magari, perché no … allietati dalla promessa di una succulenta anatra in umido e buon vino.

http://www.fotospot.it/2015/10/22/50413/a-cena-con-il-principe-ravi/