Festival de Macerata 2026: triomphe de Nabucco et découverte de nouveaux talents

Chaque été, la ville de Macerata dans les Marches en Italie devient une destination privilégiée pour de un nombre croissant de mélomanes à l’occasion du célèbre Macerata Opera Festival (M.O.F.) 2026 qui célèbre cette année sa soixante-deuxième édition avec trois titres d’exception: “Le Trouvère” et “Nabucco” de Giuseppe Verdi et “Le Barbier de Séville” de Gioachino Rossini, avec une exécution unique de “Carmina Burana” le 7 août. La Surintendante Lucia Chiatti avec son jeune et dynamique directeur artistique, Marco Vinco ont choisi ce programme attrayant en tenant compte de l’affluence d’une partie du public de plus en plus jeune qui complète avec bonheur les habitués de cet événement dont la renommée a depuis lontemps dépassé les frontières de l’Italie.

La serata dei Sindaci del Cratere 31 Luglio 2026


“Le Trouvère” de Giuseppe Verdi a rencontré diverses vicissitudes avec deux changements importants: Piero Pretti, à qui le rôle de Manrico ne porte décisément pas bonheur puisqu’il avait déjà dû y renoncer en 2016 dans les mêmes circonstances et Marta Torbidoni (une gloire locale tant aimée à Macerata, non seulement pour son talent mais également en raison de ses origines familiales dans la voisine province d’Ancône) pour le rôle de Leonora.

Haiyang Guo

Ces deux chanteurs ont été remplacés au pied levé par deux jeunes talents de l’art lyrique: Haiyang Guo, ténor chinois à la voix puissante et sûre, avec quelques difficultés à articuler quelquefois, un défaut malheureusement caratéristique des chanteurs étrangers qui ne comprennent pas toujours ce qu’ils chantent, et la jeune et talentueuse Martina Gresia, qui fut décidément le diamant de cette production: appelé au dernier moment pour remplacer la Torbidoni, elle a immédiatement conquis le coeur du public par la grâce et la profondeur de sa voix cristalline et limpide qui a affronté avec élégance les difficultés immenses du rôle de Leonora tout en lui donnant une personnalité unique par sa présence scénique incroyablement intense, étant donné son jeune âge. Décidément, une voix à suivre…

Martina Gresia
Con Martina Gresia 31 Luglio 2026

Le Comte de Luna est incarné par le baryton Vito Priante, valeur sûre qui a brillé par son assurance et sa capacité à faire le lien entre les divers moments de cet opéra compliqué en maintenant très haut le niveau.

Vito Priante

Ce “Trouvère” malgré les sonorités désuètes, probablement voulues par le chef d’orchestre Dmitri Jurowski, héritier d’une dynastie de musiciens russes qui fait preuve ici d’un classicisme intéressant (par exemple lorqu’il porte Guo à entonner le second final “Son io dal Ciel disceso” qui est exécuté très rarement depus les cinquante dernières années) fut malheureusement desservi par cette vision volontairement “dark” dont l’obscurité finit par lasser (lumières de Bruno Poet), un décor qui existe seulement par deux grandes tables immenses et une tour-bûcher qui donne lieu à des jeux pyrotechniques sans grand relief et des costumes d’une banalité cohérente (Louis Désiré) avec le concept global voulu par Francisco Negrin et Angela Kleopatra Saroglou, les deux metteurs en scène qui ont réussi à anéantir la magie romantique de la trame originale de Antonio García Gutiérrez, adaptée par Salvadore Cammarano et Leone Emanuele Bardare en 1852 pour l’opéra de Verdi.


Verdi toujours pour “Nabucco”… avec un grand chef d’orchestre, précis et grandiose, Fabrizio Maria Carminati et un grand metteur en scène international, Paul-Emile Fourny pour cette création inaugurale de la soixante-deuxième édition du M.O.F. qui propose une relecture aux variations “punk des années 1980” du mythe biblique qui relance le processus créatif autour de cette oeuvre de jeunesse devenue mythique dans l’imaginaire collectif avec le célébrissime “Va pensiero” ou “Choeur des Esclaves”.

Ariunbaatar Ganbaatar

Pour le rôle-titre, le baryton mongol Ariunbaatar Ganbaatar, impressionnant Nabuchodonosor aux accents ténébreux et à la parfaite prononciation italienne, a donné notamment une ampleur grandiloquente et une sensibilité particulièrement ressentie dans les moments de folie du monarque babylonien. La jeune et jolie Arianna Bartoli a littéralement enchanté le public par les couleurs de sa voix exceptionnellement agile, qui nous transporte dans son interprétation naturellement virtuose et férocement lascive d’une Abigaille en proie aux doutes et aux remords avant de mourir sublimement. Zaccaria interprété pour la première fois sur scène par Alberto Comes a suscité émotion et appréciation parmi les connaisseurs et le sémillant ténor Alessandro Scotto di Luzio a prêté son charme et sa prestance à Ismaele le rendant ainsi particulièrement attachant et troublant dans les désirs qu’il suscite chez Abigaille et l’amour vrai dans les bras de la douce et pure Fenena (touchante Laura Verrecchia). Applaudissements et enthousiasme chaleureux du public sous le charme!

Con Alessandro Scoto Di Luzio 1 agosto 2026
Alessandro Scotto Di Luzio et Arianna Bartoli
Con Arianna Bartoli 1 Agosto 2026
Con Fabrizio Maria Carminati 1 Agosto 2026

“Last but not least”, “Le Barbier de Séville” de Gioachino Rossini… Une proposition rafraîchissante et pleine de gaieté et de bonne humeur pour cette version coquine de ce joyau du compositeur, cher au coeur des Marchisans… mais gare au dicton “Nul n’est prophète en son pays”. Selon les spectateurs “bien pensant” de la bourgeoisie locale, les originalités de la mise en scène de Daniele Menghini qui a transposé l’action dans un studio de cinéma avec des costumes pailletés (ou non) dans les tons roses, mauves et violets seraient “déplacées” pour ce chef-d’oeuvre du répertoire lyrique international.

Le public de Macerata a exactement décidé le contraire et a accueilli avec chaleur et allégresse cette revisitation pleine de surprises visuelles: l’esprit de Pierre Caron de Beaumarchais est authentiquement respecté dans les allusions scéniques à la mode libertine de la fin du XVIIIème siècle et l’humour grivois du Barbier est salué avec intelligence et brio par Daniele Menghini et son équipe créative. Le chef d’orchestre Gianluca Martinenghi, lui aussi a déclaré forfait et c’est le maestro Jacopo Brusa, jeune prodige de la musique, qui nous offre ici une vision fluide et harmonieuse de la fameuse composition de Rossini en y ajoutant son enthousiasme tout en respectant les délicats équilibres entre orchestre et chants dans cet environnement si particulier du Sferisterio de Macerata. Le résultat est époustouflant et les applaudissements résonnèrent tout le long du “Barbier” avec une intensité crescendo jusqu’à la fin.

Le Comte d’Almaviva (altier et puissant Ruzil Gatin), Don Bartolo (facétieux et virtuose Marco Filippo Romano) donnent la réplique à une Rosina espiègle et sexy interprétée avec une verve dévergondée par Raffaella Lupinacci et une fabuleuse Berta (Giulia Mazzola) qui a su émouvoir et amuser le public avec les qualités d’une voix très intéressante. Figaro, brillant et malicieux Grisha Martirosyan, a hypnotisé le public par son interprétation dynamique et naturellement désinvolte d’un rôle aux nombreuses difficultés, toutes surmontées avec brio et ingéniosité.

Dans toute production, il est un chanteur qui tire particulièrement son épingle du jeu et cette fois-ci, c’est Riccardo Fassi avec son interprétation magnifique d’un Don Basilio à l’orientation fluide déclarée qui nous offre une version toute personnelle de “La calunnia” et qui, par son sourire ravageur et sa voix profonde et grave, nous donne ici la preuve qu’un basse peut séduire la majorité du public non seulement par ses qualités vocales mais aussi par un “physique du rôle” qui dépasse largement les nécessités du livret.

Con Riccardo Fassi 2 agosto 2026


Cette soixante-deuxième édition du Macerata Opera Festival est donc un grand succès populaire avec un public de plus en plus nombreux et de plus en plus jeune, qui, malgré les conditions climatiques caniculaires, n’a pas hésité un instant à remplir les gradins historiques du Sferisterio en rendant hommage à l’esprit innovateur et aux choix originaux d’une direction artistique à la pointe de la création lyrique, toujours avec cette ponte d’humour si chère aux coeurs de ce beau pays que sont les Marches ! Une mention spéciale à l’Orchestra Filarmonica Marchigiana et aux membres du Choeur du Festival, sous la direction du maestro Christian Starinieri qui ont maintenu une qualité musicale remarquable et une constance professionnelle admirable.

Con Vincenzo Grisostomi Travaglini prima del “Barbiere di Siviglia”, Macerata 2 agosto 2026

“Il dissoluto non punito”, un’articolo del Maestro Vincenzo Grisostomi Travaglini, pubblicato in “L’Opera International Magazine”, Novembre 2019

Tra tutte le opere di Mozart Don Giovanni è la più sfuggente, al di là di qualsiasi intreccio, sia pure abilmente strutturato da Lorenzo Da Ponte, di trama e d’indefinito.

2-1

Con la nuova produzione del Don Giovanni al Teatro dell’Opera, Graham Vick conclude la proposta romana del trittico Mozart/Da Ponte. Nella sua maturità artistica l’abile manipolatore appare sempre più voler ricondurre il proprio lavoro di regista a concetti personalistici, non sempre pertinenti o improntati al buon gusto. Il suo mestiere di apprezzato uomo di teatro è fuori discussione, ogni scena è di per sé teatralmente ineccepibile, così i rapporti tra i diversi personaggi e nello sviluppo delle situazioni, eppure nell’arco dell’esecuzione: arie, duetti, terzetti, sestetto, ecc.  e gli eloquenti recitativi scivolano via senza raccontarci una storia, senza trasmetterci emozioni. L’unica certezza è la mano sicura del regista a cui, però, sembra non interessare più di tanto il risolvere gli enigmi del dramma per eccellenza, sia giocoso  come indicato nel genere (opera buffa così come la chiama Mozart nel suo catalogo) o tragico nella possanza, bensì Vick si concentra nello sviluppare le sue tesi o idee di eccentricità per lo più gratuita, come nei due finali, anche a costo di rovinare tutte quelle positività che, altrimenti, questa produzione presenterebbe. Spesso invaghito da semplici  citazioni quali l’introduttivo “piova o vento sopportar” di Leporello e piove da un catino, dalla frase di donna Elvira “Io men vado in un ritiro”, così che si presenta suora sin dal suo esordio, ma la considerazione di Elvira è conclusiva e all’inizio è priva di significato, ancora Leporello per l’invito alle “vezzose mascherette!” nel Finale primo dove il registicamente bistrattato Don Ottavio, in mutandoni, pigiama e vestaglia, si camuffa (“maschera”) con il velo monacale di Donna Elvira… forse … ma è quanto lo spettatore evince ! La biancheria intima è protagonista in diverse scene, certamente le allusioni di carattere sessuale nel Don Giovanni non mancano, così che il protagonista del titolo appare prestante con le sole mutande dopo aver concupito Donna Anna, o forse senza averla soddisfatta, giustificandone le lagnanze che fanno accorrere un Commendatore infermo, che si sostiene con un deambulatore , bastonato e infine soffocato dal perfido “dissoluto”. Vick durante l’Ouverture gioca con le parole e così come nel titolo originale imprime su una gigantesca nuvoletta: “Il dissoluto punito” e in una seconda nuvoletta più in basso: “ossia il Don Giovanni”, ovvero invertendo il titolo rispetto all’edizione a stampa; poi al termine dell’opera, sempre su nuvolette, si legge solamente: “punito – Don Giovanni” ed è questo il solo gioco (a parole) degli equivoci, altrimenti ben marcato nel libretto e nella musica. Nessun equivoco nel compiacimento di scena di stupro-mimico musicale del Finale primo con gli ospiti-prigionieri compiacenti nella “sala illuminata e preparata per una gran festa”, con palese masturbazione, violenza, giochi saffici e di tutto un poco; una forzatura che si poteva evitare perché se nella sua esasperazione fa più sorridere che scandalizzare, giustifica l’indignazione di una nutrita parte del pubblico le cui vivaci turbolenze ci giungono dalle cronache della prima recita, attenuate, ma non sopite, nella replica. La scena firmata da Samal Blak è ad impianto unico, con un alberello rinsecchito da un lato, eppure l’impianto nella sua essenziale linearità ha la sua eleganza. Così i costumi di Anna Bonomelli, tutto è riportato al contemporaneo, con generosità di biancheria intima, stracci e abito monacale, ma anche tagli disinvolti e moderni (l’ambiente ben realizzati, in un impasto monocromo di  raffinata realizzazione. Le luci (ed ombre) di Giuseppe Di Iorio sono scarne, avvolte violente, in un disegno ben definito. Don Giovanni e il servo Leporello si vogliono interscambiabili, così come accade spesso in palcoscenico e in locandina, eppure il loro riflettere una stessa immagine dovrebbe essere marcato anche vocalmente e stilisticamente e non solo equivalersi, come nello scambio di persona così tipicamente all’italiana all’inizio del secondo atto, solo perché hanno la stessa taglia di pantaloni. Così si dissolve il superamento dei generi di cui il Don Giovanni mozartiano è esempio mirabile. Il Don Giovanni di Alessio Arduini è visivamente attraente, registicamente convincente, ma nel “Fin ch’han dal vino“, appollaiato su di un ramo striminzito dell’alberello (l’immagine ha il suo fascino) ha il fiato corto e nella successiva Canzonetta “Deh vieni alla finestra” il suo canto è sin troppo intimizzato. Spigliato il Leporello alias Don Giovanni di Vito Priante, però, senza significative sfumature d’espressione, con un Catalogo di scarsa rilevanza, se non quella visiva. Bravi interpreti anche il Masetto di  Emanuele Cordaro e la Zerlina di  Marianne Croux, le loro scene appaiono particolarmente curate e riscuotono la simpatia del pubblico. “Cavernoso” il Commendatore del basso (veramente) profondo di Antonio Di Matteo. Donna Anna e Don Ottavio, rappresentano l’eccellenza della serata, con una bravissima, precisa, vibrante Maria Grazia Schiavo e un emozionante Juan Francisco Gatell, dal “Fuggi, crudele, fuggi“, in ogni loro intervento.

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L’Aria: “l mio tesoro intanto” di Don Ottavio è  un momento di suprema delizia, di grazia e intensità.

Per la Schiavo, con particolare suggestione nel Recitativo accompagnato “Crudele!.. Ah no, mio bene!” con Rondò “Non mi dir, bell’idol mio” con coloriture drammatiche cesellate alla perfezione. La versione scelta all’Opera di Roma è quella di Praga che ci priva con deciso rimpianto dell’Aria di Don Ottavio composta per Vienna: “Dalla sua pace” e ci priva altresì, ma senza particolare dispiacere del Recitativo Accompagnato ed Aria di Donna Elvira nel secondo atto: “In quali eccessi, o Numi – Mi tradì quell’alma ingrata”; Donna Elvira, qui una sin troppo appassionata Salome Jicia, come detto ridicolizzata sin dall’inizio in abito monacale.

Versione di Praga con l’esecuzione del concertato finale. Vick sin dal Duetto “Oh statua gentilissima‘ ha voluto imprimere il suo stile dando rilievo, non tanto al monumento funebre del Commendatore, che è invece intento a scavarmi la fossa con in mano un badile nello stile becchino dell’Amleto, mancava solo il teschio di Yorick, bensì con irriverenza gratuita la gigantografia del volto della Sindone impressa sul fondale. Il travisamento prosegue nel Finale: “Già le mensa è preparata“, Don Giovanni più che di carne di fagiano è ingolosito da un piattone di spaghetti alla Alberto Sordi, con umorismo tutto britannico, ovviamente replicato  dall’ingordo Leporello. All’ingresso, altrimenti spettrale, del Commendatore “Don Giovanni a cenar teco” scende l’immensa mano del Creatore di Adamo, così come nella Cappella Sistina dipinta da Michelangelo. Questa invasione di cartapesta disturba a tal punto da distrarsi da una pur rinvigorita orchestra, altrimenti non più che corretta, ma pur sempre elegante (non è sufficiente) diretta da Jérémie Rhorer. Recitativi accompagnati al fortepiano con poca creatività da Angelo Michele Errico. Il ditone di Dio si spezza, Don Giovanni è risucchiato e non resterebbe che compiangerne la scomparsa, ma Don Giovanni è tutt’altro che svanito, rientrerà  da una porticina alla morale conclusiva: “questo è il fin di chi fa mal” arrampicandosi nuovamente sul ramo prediletto dell’alberello scheletrito. Masetto s’impossessa del mozzicone di dito e lo pone nel basso ventre a modo di satiro arrapato e il tutto termina in un fumettone di dubbio genere.

 

3 ottobre 2019

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“La semplicità giova a Rossini”, un’articolo del Maestro Vincenzo Grisostomi Travaglini, pubblicato in “L’Opera International Magazine”, Luglio 2019, su “La Cenerentola” di Gioachino Rossini all’Opera di Roma, 11 giugno 2019.

“Uno spettacolo stimolante, ma che non convince appieno, La Cenerentola
di Gioachino Rossini ripresa al Teatro dell’Opera in questa fine
stagione romana, prima degli spettacoli estivi alle Terme di
Caracalla. La produzione è quella del 2016 con la regia di Emma Dante,
allestita in occasione del bicentenario dalla prima esecuzione romana
al Teatro Valle (quasi duecento, era il 25 giugno 1817). La messa in
scena è la stessa, a differenza della distribuzione musicale con sul
podio il maestro Stefano Montanari, opportunamente in locandina al
posto dell’allora deludente Alejo Pérez .

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Stefano Montanari è un musicista di sicura esperienza, marcato da una
forte personalità e convinzioni esclusive, il cui percorso artistico
prende il via dal repertorio a lui congeniale della così detta “musica
antica” e si apre con sempre maggiori risorse a più ampi orizzonti. In
Cenerentola, subito dalla sin troppo contenuta Sinfonia si stenta a
determinare dinamiche generalmente definite rossiniane, un “piano” in
orchestra non è mai veramente tale, né tanto meno un “forte” e i
“crescendo” appaiono più a livello d’intensità orchestrale che di
graduale, giocoso rafforzamento strumentale. Montanari oramai
specialista di Mozart e Rossini applica una propria filologia
strumentistica-vocale allo svolgimento dell’opera. Con spiccata
musicalità e con apprezzabile coerenza, la sua creatività più genuina
si sprigiona, si caratterizza e s’impone, soprattutto nei recitativi e
in sistemi del tutto originali nell’accompagnamento dei solisti con
soluzioni inventive. Il suo regno è la tastiera e nell’oramai
caratteristico, disinvolto atteggiamento direttoriale, infilata la
bacchetta nel dorso a modo di faretra, si sbizzarrisce felicemente su
di una copia di fortepiano viennese, dal suono strabiliante.
La regia di Emma Dante non è delle più felici, affollata, ingorgata da
simboli che per essere sviluppati dovrebbero essere adattati ad altro
lavoro teatrale, perché con La Cenerentola poco hanno a che vedere. A
ispirare la sua creazione sarà pure il fumetto dark e la scelta
estetica, come dichiarato, ispirata alle opere del movimento Lowbrow o
Pop Surrealism; al fumetto underground come arte popolare dai toni
umoristici e così via. In realtà il palcoscenico sin dalla Sinfonia è
costantemente ingombrato da mimi molleggianti nello stile
marionetta-bambola meccanica, attori (di per sé molto bravi) che
vicendevolmente si ricaricarono utilizzando una grande “chiave” posta
nel retro. Peccato, perché il lavoro della regista sui cantanti
sarebbe interessante e nei rari momenti di quiete da sberleffi e
ginnastica posturale i solisti esprimono al meglio gestualità
appropriate e pertinenti, con soluzioni interpretative che sarebbero
gradevoli, se non soffocate dal super-attivismo mimico, come se la
regista volesse sopperire alla trama favolistica, ironica e pungente,
chissà … forse ritenuta carente… con un teatro di altra estrazione.
La compagnia di canto presenta pregi e difetti e nell’insieme limitate
affinità. Carlo Lepore risolve la Cavatina e l’Aria del secondo atto
di Don Magnifico con sicuro mestiere, perfetti i recitativi,
impacciato nel Finale I da un coro uomini poco convinto e con minore
fusione nell’insieme vocale.

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Godibile, pur senza particolari qualità, il Dandini di Vito Priante,
ma che noia nel contrariamente geniale duetto “Un segreto
d’importanza” quando Dandini principe per inganno rivela l’arcano a
Don Magnifico.
Nondimeno seguirà l’esecuzione di un Temporale quanto mai pacato e lo
stesso celebre Sestetto scivolerà via senza colpo ferire. Nel
Temporale e Sestetto partecipi sono esclusivamente i mimi,
onnipresenti.
Nota dolente, Don Ramiro impersonato dal tenore Maxim Mironov. Di
buona presenza, elegante e credibile nella gestualità e intenzioni,
non sembrava godere di una serata favorevole e nell’Aria e successivo
Insieme del secondo atto, terminava a stento l’impegnativa esecuzione,
anch’egli e siamo al “Noi voleremo, domanderemo” tutt’altro che
incoraggiato, anche qui, da un coro con partecipazione casuale.
A seguire come da locandina, eccoci alle parti femminili e la sorpresa
viene dalle sorellastre, entrambe dal Progetto Fabbrica, Giovani
artisti del Teatro dell’Opera: Clorinda il soprano Rafaela Albuquerque
e la Tisbe il mezzosoprano Sara Rocchi. Fresche, disinvolte,
musicalmente ineccepibili, volentieri si sono fatte perdonare qualche
eccesso interpretativo, d’altronde giustificato dalla lettura
registica e in netto contrasto con quella direttoriale. Bene anche la
protagonista, Angelina ovvero Cenerentola di Teresa Iervolino,
mezzosoprano-contralto di giovanile esperienza e già professionalmente
affermata, di buona scuola e sicuro talento ha sostenuto il ruolo con
serietà e correttezza. Per concludere il basso Adrian Sâmpetrean e se
l’inserimento della difficile Aria di Alidoro “Il mondo è un gran
teatro” è oramai prassi consolidata, l’esecuzione necessita di
maggiore sicurezza e pertinenza vocale. Scena di Carmine Maringola,
praticamente fissa con un fondale armadio dalle grandi ante in stile
“Mondo convenienza” (recita la pubblicità della fabbrica di mobilio:
“arredamento per la casa a prezzi imbattibili”) ed elementi scenici
mobili a paravento per favorire gli svariati e avvolte intriganti
giochi registici. Luci accurate di Cristian Zucaro. Belli i costumi di
Vanessa Sannino, ad eccezione di quelli volutamente ridicolizzati del
coro. Maestro del coro Roberto Gabbiani. Movimenti coreografici di
Manuela Lo Sicco: infaticabile!”

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Vincenzo Grisostomi Travaglini

Teatro dell’Opera di Roma
Martedì 11 giugno 2019