“Gala in blu a Palazzo Borghese”, un’articolo di Lucilla Quaglia ne “Il Messaggero” del mercoledi 5 agosto 2020

Si parla della recente morte dell’illustre padre del principe cambogiano, appena ritornato dalla Francia, sede delle esequie. Tanti i ricordi dell’illustre genitore, Sisowath Samyl Monipong, con un passato nell’aviazione del regno di Phnom Penh.

Messaggero 5 agosto 2020

“Dinner blasonato in un’elegante ala del Palazzo Borghese per salutare gli amici prima delle vacanze. Lungo il marmoreo ingresso posano, per qualche scatto ricordo, gli illsutri invitati del banchetto. Tra i primi ad apparire la conduttrice Rai Lisa Marzoli, in lungo di pizzo beige, con il marito Francesco Borelli, e poi il principe Guglielmo Giovanelli Marconi.

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Principe Sisowath Ravivaddhana Monipong & Marchese Vincenzo Grisostomi Travaglini

Dress code per i cavalieri: tutto rigorosamente nei toni del blu. Ed ecco altri due aristocratici: il partenopeo Fulvio Rocco de Marinis, arrivato all’appuntamento malgrado un braccio fratturato, e sua altezza Sisowath Ravivaddhana Monipong, ambasciatore della casa reale di Cambogia, in compagnia del marchese regista Vincenzo Grisostomi Travaglini. Completato il parterre, si raggiunge l’antica terrazza allestita per la cena. Si parla della recente morte dell’illustre padre del principe cambogiano, appena ritornato dalla Francia, sede delle esequie. Tanti i ricordi dell’illustre genitore, Sisowath Samyl Monipong, con un passato nell’aviazione del regno di Phnom Penh.

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Principe Sisowath Samyl Monipong nel 1967

A fine happening, si brinda all’estate e alle location per villeggiare. Giovanelli è in fatti in partenza con la mamma Elettra, e la bella moglie Vittoria, per Forte dei Marmi. E si fa tardi, con tanti brindisi, tra preiosi arazzi, divani damascati, camerieri in livrea e arredi d’epoca.”

Lucilla Quaglia

Il Messaggero, mercoledi 5 agosto 2020

“Le prince khmer qui aimait l’Alsace”, un article de Françoise Marissal, paru dans L’Alsace et Les Dernières Nouvelles d’Alsace, le vendredi 31 juillet 2020

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Le prince Sisowath Samyl Monipong est décédé samedi 25 juillet à l’hôpital Pasteur de Colmar. Petit-fils du roi du Cambodge, Sisowath Monivong, il a longtemps vécu en Alsace et était revenu y passer ses dernières années.

Un avis de décès discret, à l’image de l’homme : c’est ainsi que les Alsaciens ont appris la disparition du prince Sisowath Samyl Monipong, petit-fils du roi du Cambodge Sisowath Monivong et alsacien de cœur. Il est mort samedi 25 juillet à l’hôpital Pasteur de Colmar, à l’âge de 79 ans. Peu de gens savaient qu’il avait passé une bonne partie de sa vie en Alsace, après la prise du pouvoir par les Khmers rouges menés par Pol Pot en 1975.

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Né en 1941, Sisowath Samyl Monipong avait passé sa jeunesse à Saint-Paul-de-Vence, sa mère, Neak Moneang Andrée Lambert, étant française. Elle était une des cinq épouses du prince Sisowath Monipong, qui était ambassadeur du Cambodge en France ; il avait douze frères et sœurs. Son grand-père Sisowath Monivong avait régné sur le Cambodge de 1927 jusqu’à sa mort en 1941.

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L’exil après l’arrivée des Khmers rouges

Pilote dans l’armée de l’air khmère depuis 1960, Sisowath Samyl Monipong avait été grièvement blessé par un tir des Vietcongs en 1970. Élevé au grade de lieutenant-colonel, le prince avait alors été affecté à Paris comme attaché militaire des Forces de défense khmères. Il avait par la suite été conseiller auprès de la délégation cambodgienne à l’ONU.

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Après l’arrivée des Khmers rouges, tous les membres survivants de la famille royale avaient connu l’exil, comme de nombreux Cambodgiens. À Paris, il s’était lié d’amitié avec François Delachaux, directeur des services généraux chez Timken, et c’est ainsi qu’il est arrivé en Alsace en 1976, avec sa femme et leurs deux enfants. « Il n’aimait pas les mondanités », se souvient son fils Sisowath Ravivaddhana Monipong. « C’est pourquoi il avait décidé de venir en Alsace au lieu de rester à Paris avec les autres membres de la famille royale. »

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« Une grande élégance d’âme »

Domicilié à Ribeauvillé, cet amoureux des arts et de la culture fréquentait des cercles de réflexion philosophique où il avait noué de solides amitiés. Parmi celles-ci, Marco Willmann. Son fils Alexandre Willmann, directeur du pôle marketing à l’agence régionale de tourisme du Grand Est, se souvient des visites du prince à sa famille : « C’était un homme d’une grande finesse. »

Ces dernières années, le prince avait choisi de revenir vivre en Alsace, plus particulièrement à Colmar. Il habitait au centre-ville.

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La conservatrice en chef du fonds d’art moderne et contemporain du musée Unterlinden, Frédérique Goerig-Hergott, évoque elle aussi « un amoureux de l’art, en particulier de la peinture ». Ils échangeaient sur l’art français ou khmer, l’histoire, la culture…

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Francis Schmid, ancien pilote de ligne chez Air Alsace, appréciait l’ouverture, la discrétion, la courtoisie de l’homme qu’il avait connu en 1976 lorsque le prince travaillait pour la compagnie. Après l’avoir perdu de vue, il avait renoué contact avec lui il y a une dizaine d’années : « Il avait gardé des amis fidèles à Colmar, et ceux-ci l’ont beaucoup aidé après son retour. » Le prince était en effet gravement malade mais il gardait cette noblesse d’allure, avec son chapeau et sa canne à pommeau d’argent. « Il avait été élevé dans la culture des devoirs d’un prince. Il a toujours su tenir ce rang, avec la conscience de ses devoirs », dit l’un de ses amis.

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Discret, fin, humain, c’est aussi ce que retiennent de lui Valéria et André, ambulanciers, qui ont tenu à venir ce jeudi à ses obsèques. « C’était un grand personnage, avec une grande élégance d’âme. Nous transportions le patient, mais nous avons aimé l’homme. »

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Inspirateur de Jean-Jacques Annaud

Le réalisateur Jean-Jacques Annaud, son ami depuis l’adolescence, avait préfacé son ouvrage Le Royaume de la panthère longibande , où le prince raconte l’histoire de son pays mêlée à la sienne. Dans cette préface, le réalisateur conte sa longue quête pour trouver l’acteur qui incarnerait le rôle de son film L’Amant , tiré du livre de Marguerite Duras : « Il m’a fallu des années pour comprendre que celui que je cherchais, celui qui était si difficile à trouver, parce que si rare, s’appelait tout simplement Samyl. »

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Ses obsèques ont été célébrées ce jeudi 30 juillet. Ses cendres seront placées dans le stupa familial au Cambodge.

Françoise MARISSAL

D’un pays à l’autre

Directeur des opérations aériennes à Air Alsace de 1976 à 1981, le prince Sisowath Samyl Monipong est ensuite devenu directeur du personnel au sein de la société Neckermann à Illkirch-Graffenstaden, avant de fonder une agence commerciale à Munster avec Jean-Pierre Basté.

Avec sa femme, la princesse Norodom Daravadey, leur fils Sisowath Ravivaddhana Monipong et leur fille Sisowath Ubbolvadey, il habitait Ribeauvillé.

En 1985 il était retourné à Paris, où il avait monté un cabinet de consultation pour de grandes entreprises, en particulier LVMH.

Du vivant de sa femme, il n’était jamais revenu au Cambodge ; celle-ci avait en effet vécu l’assassinat d’une grande partie de sa famille par les Khmers rouges.

Par la suite, il était retourné au Cambodge et était devenu conseiller du roi actuel Norodom Sihamoni.

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Eloge funèbre de S.A.R. le Prince SISOWATH Samyl Monipong par Jean-Louis TERTIAN

Eloge funèbre de
S.A.R. le Prince SISOWATH Samyl Monipong

par Jean-Louis TERTIAN

Monseigneur, mon bien-aimé Frère, mon cher beau-père – avec une pensée toute particulière pour sa fille Nella qui s’associe à ces quelques mots, Il était né Prince et l’a toujours été par la noblesse de ses sentiments, par son comportement exemplaire, par sa fidélité, jamais démentie, en amitié et, surtout, par le très grand courage dont il a fait preuve tout au long de sa vie et, dernièrement, face à la maladie.

La vie ne l’a pas toujours épargné mais il a toujours su garder de la hauteur et aussi transmettre les valeurs les plus exigeantes, par l’exemple, à ses enfants.

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Il est bien difficile de tout perdre, particulièrement quand on a été au sommet. C’est encore plus vrai quand il s’agit d’une des plus grandes tragédies du XXe siècle. Touché mais jamais abattu, il a toujours rempli son rôle de chef de famille, de chef tout simplement. Et il a pu avoir la satisfaction au soir de sa vie d’être nommé Conseiller du Roi, auprès de S.M. le Roi NORODOM Sihamoni.

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Je n’oublie pas notre premier contact dans la maison du Raincy, son large sourire et, déjà, cet accueil de tout son large cœur, au sein de sa famille. Je n’oublie pas non plus le Teveda qu’il m’a donné à cette occasion. Ce dernier trône sur mon bureau depuis lors en suscitant bien des interrogations de mes visiteurs. Il avait le sens du cadeau symbolique.

Mais j’ai vite compris que ce sens du symbole venait aussi de cette autre famille qu’il avait rejointe en 1981, d’abord ici à Colmar, puis à Paris. Une famille oeuvrant à lutter contre l’ignorance et à rechercher la Vérité. Plusieurs de ceux qui l’y ont accueilli sont ici aujourd’hui et beaucoup de ceux qui l’ont connu au fil des années sont présents par la pensée, dans une grande chaîne d’union et de recueillement.

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Et même si la vie n’offre pas toujours le loisir de la proximité et d’échanges fréquents, il a toujours su être présent pour les événements importants concernant Nella ou sa propre santé. Et nous avons toujours senti sa présence bienveillante. Nous savons que nous continuerons de la ressentir au-delà de tout.
En ces moments difficiles, c’est vers mon épouse Nella que je voudrais me tourner, mais aussi vers son frère Ravivaddhana, pour leur dire que si nous ressentons tous ici l’absence et la peine qu’ils éprouvent en ce moment, nous devons tous être conscients de la chance que nous avons eue de côtoyer un Homme avec un grand H, tel que S.A. le Prince Sisowath Samyl Monipong. Tout ce qu’il a pu apporter par son sens de l’analyse, par son attention aux autres, par son courage, tout cela demeure et continuera de nous habiter.

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Aussi, à l’instar de tous ceux ici présents, j’ai envie de dire :

Mort, où est ta victoire, quand on a eu une vie aussi pleine et intense, sans jamais baisser les bras et sans jamais renoncer ?

Mort, où est ta victoire, quand on a été confronté à tant d’événementds de l’histoire sans jamais manquer à son devoir ?

Mort, où est ta victoire quand, après avoir reçu de telles épreuves de la vie, on sait rester protecteur de sa famille et soucieux des autres ?

Mort, où est ta victoire quand on garde la maîtrise de son destin et de ses choix face à la maladie ?

Pour lui qui a su donner de l’espoir et éclairer tant d’entre nous, beaucoup me l’ont rappelé ces derniers jours, rappelons-nous ce vieux chant scout : « Ce n’est qu’un au revoir mon frère, ce n’est qu’un au revoir. Oui nous nous reverrons ».

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“Un ponte magico tra Italia e Cambogia: S.A.R. il Principe Sisowath Ravivaddhana Monipong ci narra la storia degli arti del palcoscenico in Cambogia.” in “L’Opera International Magazine”, Luglio – Agosto 2020

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L’importanza degli arti del palcoscenico nella civiltà cambogiana risale alla notte dei tempi, quando i Khmer espandono il loro impero dalla pianura del delta del Mekong, fino a raggiungere il sud della Cina al nord e i confini del Regno Mon di Dvaravati all’Occidente. La musica accompagnava la vita quotidiana di questi guerrieri temuti in tutta la regione e il passaggio dall’animismo originale al culto di Shiva all’inizio dell’era cristiana, ha dato un impulso ancora più importante alla sacralità della danza, del canto e della musica. Accogliendo le tradizioni dell’India meridionale, i Khmer aggiungono nuovi motivi strumentali e molti elementi coreografici dalla corrente induista. Quando, nell’anno 802, fu incoronato re Jayavarman II, si dice che la musica e la danza abbiano rallentato ritmo e cadenza, secondo l’influenza della cultura della corte giavanese, specialmente per quanto riguardava la musica nei riti sacri e di corte. Le ballerine, che incarnavano le famose Apsara, ninfe delle acque, creature primordiali nella genesi del mondo, erano vergini consacrate e totalmente dedite al servizio dei templi. Loro ballavano a torso nudo, con una gonna leggera e aperta, che facilitava i movimenti ampi e rapidi delle gambe. Dopo il ‘400 e con l’influenza della corte siamese, la coreografia khmer ha subito una serie di cambiamenti. Il canto si è modulato su più note e la musica si è conformata a una forma più dolce, seguendo le melodie dei vicini vincitori, che saranno i Signori della terra cambogiana per quasi quattro secoli. I testi delle narrazioni che accompagnano la danza si sono tramandati per secoli oralmente, così come le melodie orchestrali che seguono il canto, secondo canoni ben precisi che il musicista deve conoscere perché tramandati.  Il movimento della danza segue la musica alla quale si aggiunge la parola, il racconto! E’ la nostra tradizione che potremo confrontare con quella della lirica occidentale, dell’articolato rapporto tra musica, danza e canto, per voce maschile e femminile. E’ un processo antico, la cui struttura si perde nei secoli. Le origini sono diverse e i “fili” hanno origini territoriali. Per “filo” si potrebbe intendere un insieme di melodie che si riportano a precise strutture, raggruppate, per così dire, per “famiglia”. Le principali sono il filo Khmer, quello Thai, Lao e Birmano. Il filo Lao, ad esempio, è melodioso, armonico, fluido; quello Birmano dà più importanza al settore delle percussioni. Il filo Khmer è quello più popolare perché si riallaccia a melodie che risalgono al tempo dell’impero di Angkor, con oltre mille anni di storia e a queste tradizioni si riferiscono le attuali arie, duetti, per usare dei termini occidentali. E’ la musica a caratterizzare la scena con dei canoni immutabili e a quel preciso motivo, sviluppato di volta in volta dai nostri orchestrali, corrisponderà in scena una stessa situazione: di guerra, di conflitto, dolore, gioia oppure amore. Il Rāmāyaṇa, d’origine Indù, è la base per la rappresentazione così detta mascherata. Per il teatro muscale, in generale, i testi possono essere estratti dal Rāmāyaṇa, ma l’uso integrale del poema per un racconto è privilegio del solo Balletto Reale. Vi sono, poi, tante altre storie, tra le più famose quella intitolata Kakei (della regina infedele) scritta da re Norodom in persona. Vi è poi la musica funeraria; quella per invocare gli spiriti o per possedere un essere umano, queste forme sono eredità dell’originario animismo; ancora, quella per invocare i geni della foresta. Proprio in questo periodo una studentessa del professor Giovanni Giuriati, professore ordinario di Etnomusicologia alla Facoltà di Lettere e Filosofia dell’Università di Roma “La Sapienza”, si trova a Londra per un dottorato di terzo livello su La musica dei geni. Sono melodie molto particolari, se volessimo fare un paragone con la musica occidentale d’inizio Novecento, potremmo per azzardo dire che ci riportano a composizioni di Boulez e Poulenc. A tutt’oggi in Cambogia per l’esame di ammissione all’Accademia delle Belle Arti, ai giovani è richiesto di eseguire un pezzo intitolato Le tartarughe mangiano l’erba acquatica, un‘aria dove ogni strumento in orchestra ha un momento di scrittura solistica.

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Tutto questo si stava per perdere e in più occasioni. Con l’arrivo dei francesi nel Sud-Est Asiatico nella seconda metà dell’800, la Cambogia ritrovò il suo prestigio quale culla della cultura della pianura indocinese. Già prima, con l’accesso al trono della dinastia dei Chakri nel Siam, molte maestre di ballo a corte erano di origine Khmer e questa tradizione di scambio persisterà fino al dopo guerra, malgrado la turpitudine delle relazioni fra i due popoli. Per la musica, specialmente quella di corte, esiste un delizioso quiproquò per il quale gli attuali thailandesi chiamano una parte del loro repertorio musica khmer e in Cambogia, quella detta “di piacere del re”, è definita musica siamese! L’Occidente scoprì la tradizione musicale sacra del Regno Khmer nel 1906, quando re Sisowath di Cambogia portò con sé a Parigi alcuni elementi del Balletto Reale, sapendo perfettamente di attrarre l’attenzione dei francesi con le sue concubine danzanti, riccamente vestite e ornate di gioielli d’oro e pietre preziose. Debussy, Saint-Saëns, Ravel e lo stesso Puccini furono presi dall’incantesimo di questo spettacolo inedito e la Cambogia si troverà a essere per molti anni fonte d’ispirazione di numerosi artisti di fama internazionale, tali Rodin, Cléo de Mérode, il celebrato ballerino Nijinski, in piena moda orientalista. Nel 1931, quando si terrà la grande mostra coloniale nel Bois de Vincennes a Parigi, non solo la grandiosa ricostituzione del tempio di Angkor Wat farà la gioia dei visitatori, ma anche la grazia delle ballerine della troupe del figlio di re Sisowath, il principe Vongkat e la sua onnipotente moglie, Mam Saoy Sangvann, rapiranno il cuore dei parigini, in estasi davanti alle meraviglie di un Oriente cosi diverso, splendida distrazione dopo i tempi crudeli della grande depressione del 1929.

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Sua Altezza Reale la Principessa Norodom Buppha Devi (1943-2018) nella Danza delle Apsara.

Inevitabilmente, la Seconda Guerra Mondiale impedirà i viaggi delle nostre danzatrici sacre in Europa e soprattutto in Cambogia causerà grande tormento il furto di tutti i gioielli del Balletto, sino quasi alla scomparsa dell’arte di corte, la più sacra. Fu la madre del giovane Re Norodom Sihanouk, incoronato nel 1941, l’allora principessa Sisowath Kossamak, che sarà regina dal 1955, che decise di prendere sotto la Sua protezione i sopravvissuti del Balletto Reale. La madre del sovrano, nel parco della sua residenza, fece costruire due corpi di abitazione molto grandi, per ospitare le famiglie delle ballerine, dei musicisti e dei cantanti. La regina Kossamak aveva ordinato a tutte le concubine di suo padre, re Sisowath Monivong, di lasciare il complesso del Palazzo Reale per creare giardini e per edificare nuove costruzioni tra cui una sala appositamente dedicata all’arte della danza e della musica; quindi si dedicò alla rifondazione dell’antica arte, con la collaborazione delle maestre di ballo e dei maestri di musica, riuscendo progressivamente a far tornare il Balletto Reale allo splendore del precedente mezzo-secolo. Questo nuovo Balletto Reale doveva trovare una figura centrale che potesse consolidare sia il potere della monarchia sia il consenso artistico di tutti i sudditi del regno. La Regina con questa prospettiva politica molto sensibile, autorizzò la sua adorata nipote, la principessa Norodom Buppha Devi, figlia primogenita di re Norodom Sihanouk, a divenire la Prima Ballerina di questa nuova formazione. Tutte le antiche coreografie furono adattate al palcoscenico detto “all’italiana” e tutti i ruoli principali furono assegnati alla Principessa, che virtuosamente imparò le raffinatezze del repertorio. Allo stesso tempo, la Regina ordinò di tornare a uno stile puramente khmer e di spogliare musica e canto dall’influenza thailandese. Le maestre di canto insieme ai maestri di musica ri-scrissero tutte le partiture, ritornando alle antiche tradizioni, come ad esempio le mosse maggiormente acrobatiche del Lakhaon Khaol di Wat Svay Andèt o le melodie più ritmicamente marcate della tradizione della grande orchestra Pinpeat, aggiungendo metallofono e flauto, ai gong, xilofoni, oboe, tamburi e viole khmer. La prima volta che fu rappresentata ufficialmente questa rinascita delle arti sacre di Cambogia fu nel marzo 1956, in occasione delle feste per l’incoronazione delle Loro Maestà re Norodom Suramarit e la regina Sisowath Kossamak Nearirath Serey Vatthana. Da quel momento in poi, il Balletto Reale di Cambogia diventerà il secondo simbolo universale della civiltà Khmer, dopo il Tempio di Angkor Wat. All’inizio degli anni sessanta il Balletto Reale vivrà un momento di grande celebrità, grazie al cineasta francese Marcel Camus. Avendo appena vinto la prestigiosa “Palma d’oro” al Festival di Cannes con il suo film Orfeo Negro ambientato in Brasile, Camus voleva girare una pellicola in Cambogia sul tema dell’amore maledetto nel mondo degli arti di palcoscenico. Per avere il permesso di fare partecipare il Balletto Reale, il regista chiese udienza alla Regina Madre, che concedette la partecipazione al film del corpo di ballo e della sua Prima Ballerina, però non autorizzò che la principessa Buppha Devi ne fosse la protagonista. Di più, Camus chiese il favore di creare una tiara e un costume di Apsara, identici a quelli dei basso-rilievi del tempio di Angkor Wat e fu cosi che nacque la famosa Danza delle Apsara, coreografata dalla Regina stessa, appositamente per la nipote prediletta.

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Sua Altezza Reale la Principessa Norodom Buppha Devi nel balletto della Regina dei Naga.

Lasciamo la corte reale per andare verso il Sud seguendo il Mekong, lungo il fiume Bassac. Lì si trova la patria di una forma di teatro che si apparenta maggiormente con la lirica occidentale. Gli attori, oltre a recitare e ballare, non accontentandosi di mimare i gesti che danno vita alle parole del coro, partecipano cantantando ed hanno delle bellissime voci. Diretti eredi dell’Opera di Pechino, il Lakhoan Bassac o Teatro Bassac è la versione meridionale del Lakhaon Yiké, di stampo più letterario che musicale e maggiormente legato all’impero di Angkor, con movimenti coreografici più lenti. Da rimarcare che in Cambogia ogni recita, di qualsiasi tipo di spettacolo, è sempre preceduta di una cerimonia votiva per conferire la sacralità allo spazio del palcoscenico, dove il divino si manifesterà agli occhi dei mortali.

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Un altro esempio di questa sacralità del palcoscenico si può notare anche nei combattimenti del Bokator o “pugilato cambogiano”, che, alle origini, si concludeva sempre con la morte di uno o più combattenti, da dove la necessità di consacrare lo spazio per rendere onore agli Dei per il sacrificio dei contendenti. Questa nozione di sacralità dello spazio teatrale si può spiegare con il carattere unico della recita, cioè non si può ripetere due volte la stessa emozione. Non si possono chiamare due volte gli Dei a testimoniare di uno stesso evento. Lo spettacolo sul palcoscenico è per essenza unico e rende grazia agli Dei, quindi non può essere mischiato alla massa umana del pubblico. L’elevazione della scena è dunque non solo una necessità tecnica per facilitare la visione dello spettacolo, ma anche la manifestazione della natura superiore di chi vi si esibisce. Da notare che, al contrario, nell’ambiente del Palazzo Reale, le ballerine non si esibiscono su una scena, ma al centro di uno spazio delimitato da ringhiere in forma di Naga, il mitico serpente, antenato della dinastia reale cambogiana. Il Re assiste allo spettacolo, insieme ai suoi ospiti, da una posizione più alta, privilegio e testimonianza simbolica della sua natura divina. Le ballerine, essendo consacrate al Dio Vishnu, non possono usare le loro corde vocali e quindi esercitano la loro arte, illustrando con grazia e voluttà i canti del coro, all’origine senza cantante solista, perché una voce umana sola non può rendere la potenza di un Dio che s’indirizza agli umani. In questo contesto di sacralità della scena, come spiegare l’arrivo tardivo della lirica italiana nella penisola indocinese? Malgrado alcuni tentativi di professori di musica, soprattutto di origine francese, l’opera è sempre stata rara a Phnom Penh. Nei tempi del protettorato francese (1863-1953), si andava a Saigon o Hanoi ad ascoltare opera o concerti di musica classica all’occidentale. Poi fu il tempo della guerra con gli americani, il tempo terribile del genocidio comunista e dell’invasione vietnamita, sui quali sorvoleremo per non dare il via a polemiche sterili. Aggiungo che nell’oscuro periodo dei Khmer rossi, molte maestre di ballo scrissero i canti della tradizione cambogiana sino a quel momento tramandati oralmente e per non esere scoperte nascosero le carte nell’orlo dei vestiti ed è così che si salvò un antico repertorio. Nel settembre 1993, con il ritorno di re Sihanouk sul trono e ancora di più, nel 2004, con la salita al trono di Sua Maestà il Re Norodom Sihamoni, ballerino classico e coreografo, formatosi nel periodo dell’esilio alla scuola rigorosa del Bolchoi, la lirica all’italiana fu accolta con benevolenza nel Regno delle Apsara e il sostegno reale fu ufficialmente comunicato nel corso dell’udienza ufficiale del 26 maggio 2018 che Sua Maestà il Re Sihamoni ha graziosamente concesso al maestro Vincenzo Grisostomi Travaglini, venuto a presentare il progetto di mettere in scena in Cambogia per la prima volta Cavalleria Rusticana di Pietro Mascagni, in occasione delle celebrazioni dei 65 anni di relazioni diplomatiche tra l’Impero del Sol Levante ed il Regno di Cambogia, iniziativa promossa da Cambodia Opera Project, fondato dal soprano Giapponese Ai Iwasaki. Il successo senza precedenti di questa iniziativa si è ripetuto nel 2019 con Pagliacci di Ruggero Leoncavallo, sempre con il benevolente patrocinio di Sua Maestà il Re. Ci auguriamo che l’accoglienza trionfale di un pubblico giovane permetterà alla lirica italiana di continuare a crescere nel prossimo futuro nel cuore dei Cambogiani, sempre nel rispetto delle differenze culturali, senza mai commettere l’errore, però, di una sperimentazione snaturante e ibrida della mescolanza superficiale di forme d’arte diametralmente opposte, ma nel rispetto dell’universalità della bellezza che lega due tradizioni plurisecolari quali il Balletto Reale di Cambogia e la lirica italiana ed europea.

Sisowath Ravivaddhana Monipong

 

Pagliacci Daravich

 

L'Opera Luglio Agosto 2020

“Pagliacci Impresses Audience at Sofitel”, an article of Taing Rinith in Khmer Times, 14th October 2019

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On Friday 12th and Saturday 13th October 2019 evenings, hundreds of people from all nationalities laughed and cried and gave big rounds of applause in Sofitel Phnom Penh Phokeethra’s ballroom where an Italian opera performed, under the direction of Masetro Vincenzo Grisostomi Travaglini.

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Kicking off the second Sofitel Phokeethra Classical Music Festival, Pagliacci, an Italian opera by Ruggero Leoncavallo, a tale of romantic entanglements, was organised by Cambodia Opera Project.

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According to HRH Prince Ravivaddhana Monipong Sisowath, the Artistic Supervisor of the performance, the concert was a “melting pot” with artists from Cambodia, Japan, Italy, Cameroon, France and Germany.

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A group of acrobats from Phare Ponleu Phare Ponleu Selpak also featured on stage. “We decided to perform Pagliacci, which is deliberate and putting together fiction and reality,” said the Prince. “We have artists performing on the stage for the ‘villagers’ in their village.”

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At the end of both nights, the concert was a success, as the audience expressed their love for the performance, and the orchestra directed by Jun Lisaka.

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Photo credits: Helmut Stampfli & Michael Klinkhammer

 

Pagliacci Impresses Audience at Sofitel

 

“Pagliacci in Cambogia, fra acrobati e maschere”, un’articolo di Francesco Germinario nella rivista mensile “L’Opera International Magazine” di Dicembre 2019.”

Le leggende millenarie della cultura Khmer, che si perpetuano nei riti
delle danzatrici Apsara, simolicamente festanti nell’immortalità dei
magnifici bassorilievi del monumentale perimetro di Angkor in
Cambogia, l’area sacra più vasta del mondo, si perpetuano all’oggi tra
balli, suoni, canti e più popolarmente in acroboazie vertiginose di
quelli che nell’antichità erano giovani guerrieri.
Pagliacci Daravich
Photo of Michael Klinkhamer, of Neang Heng Kong Daravich from Battambang Phare Ponleu Selpak
Una cultura mai sopita che si rinnova a ogni istante nei modi e nelle forme,
come seil tempo non dovesse passare. Un rituale senza soluzione di continuità
nei secoli, trasmessa negli insegnamenti dei Maestri e nell’entusiasmo
di giovani e giovanissimi. Una società, la cambogiana, che si vorrebbe
chiusa a qualsiasi contaminazione esterna e il farvi penetrare forme
d’arte dal lontano Occidente potrebbe figurare quale impresa
azzardata. Ancor più quando la scelta è prepotente, con un titolo
quale Pagliacci dove Ruggero Leoncavallo, librettista e compositore,
si erge a sostenitore di quelle tendenze letterarie che dalla Francia
all’Italia e in particolare nel Sud della penisola, s’impongono a alla
ricerca del vero che nella musica si tramuta in un illusorio
ribaltamento di valori, nella corrente chiamata “Verismo” , il cui
termine è ancor oggi soggetto di discussione ed equivoci.
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Photo credits: Helmut Stampfli
Il progetto di opera in Cambogia era stato avviato non più tardi di un anno fa
nella capitale Phnom Penh con Cavalleria Rusticana, da Verga con
musica di Mascagni e se la scelta di Pagliacci nella consuetudine
dell’Occidente potrebbe sembrare conseguenziale, la riuscita
dell’abbinamento nel lontano Sud-Est Asiatico, sia pure a distanza di
un anno, era tutt’altro che scontata. L’intreccio di concetti
diversamente enunciati in Pagliacci, il “manifesto” concettualmente
rimarcato di una realtà con accenti di assoluta desolazione umana e di
dualità che dalla tradizione italica di commedia si tramuta in
tragedia di vita, tutto ciò all’impresa appariva lontano dal potersi
rappresentare a un pubblico eterogeneo, formato in gran parte da
cambogiani e da tutto quel mondo senza confini che ha eletto l’antico
Regno quale propria residenza.
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Photo credits: Helmut Stampfli
Mondi distanti, dall’Europa mediterranea di Sicilia e Calabria a quel Regno Khmer che viene soprannominato “la terra del sorriso”. Ed è stata proprio quest’ultima
analisi di molteplicità la chiave di lettura per la produzione che ha
amalgamato le tante realtà, trainate dal “Cambodia Opera Projet”
voluto e realizzato da Ai Iwasaki, giapponese residente a Phnom Penh,
iniziativa che come detto prese il via corraggiosamente l’anno scorso
con Cavalleria rusticana, primo titolo operistico in assoluto
rappresentato in Cambogia e oggi a seguire con Pagliacci.
L’inizio dello spettacolo è pirandelliano e tutti i partecipanti si
presentano in scena con gli abiti di appartenenza, kimono per il
Giappone, abito tradizionale per la Cambogia,tuniche variopinte per
l’Africa, indumenti disinvolti per l’Australia e così via.
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Photo credits: Helmut Stampfli
Nessuno dei partecipanti ha contezza del proprio ruolo, una massa indistinta di
colori senza un autore (e qui Pirandello) che ascolta il Prologo tra
“antiche maschere”, arlecchino e una pierrette/pagliaccio, ignari di
una realtà incombente, astrattamente librante nell’aria e
simboleggiata con poesia dagli artisti del circo di Battambang,
depositari dell’antica disciplina acrobatica del Regno dei Khmer, che
coniuga eleganza a esercizi spericolati. Questo gruppo circense con
sede a Battambang è una ONLUS, fondata nella provincia nel Nord della
Cambogia agli inizi degli anni ’90, che si rifà alle forme più antiche
di atletica del passato impero, così come mirabilmente tramandato, ad
esempio, nei magnifici bassorilievi del Tempio di Bayon degli inizi
del XIII secolo. Ragazzi sottoposti a una disciplina inflessibile e a
ragione alcuni dei partecipanti sono stati chiamati a collaborare in
Canada con il Cirque du Soleil.
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Photo credits: Helmut Stampfli
Le sollecitazioni, inoltre, sono molteplici, da una danzatrice del Balletto Reale che interviene nella ricorrenza ferragostanna del villaggio, ma potrebbe trattarsi di una
qualunque altra ricorrenza in ogni luogo, ai giovani del teatro
popolare con mimiche contenute e simboliche, come l’aver sostituito i
citati nel testo zampognari in musicisti con strumenti tipici
orientali e nel corale “Don, din don” rappresentato da attori come un
tipico matrimonio cambogiano. Nella Canzone: “ guardando in cielo /
Oh! che volo d’augelli” accompagnano il canto i due fratelli Nem, veri
artisti dell’acrobazia che con mani e braccia sospesi nel vuoto
seguono il volo degli uccelli, nell’illusorio desiderio di libertà di
Nedda: “Lasciateli vagar per l’atmosfera, / questi assetati d’azzurro
e di splendor”. La Serenata di Arlecchino è su una scala da acrobati
del circo, sorretta da atleti, affiancati da un’ingenuo, romantico
quarto di luna.
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Photo credits: Helmut Stampfli
Cosa c’entri tutto questo con Pagliacci, questa è la sorpesa, perché
nella sua originalità tutto aderisce e scorre lineare in una tanto
propria, quanto specifica coerenza.
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Photo credits: Helmut Stampfli
La “commedia” ha inizio sin dall’apertura del sipario e il connubio
tra “antiche” maschere e acrobazie ne è la costante. Il Prologo
assegnerà a ognuno il proprio ruolo perché nulla è realmente definito;
tuti sono ignari personaggi, veicolo di una storia già scritta. La
musica e l’azione scenica sembrano voler andare oltre la parola tanto
che il numeroso pubblico, per lo più, non presta attenzione ai grandi
schermi laterali, dove scorrono le traduzioni in lingua khmer e
inglese, avvinti dalla vicenda che si svolge in palcoscenico, con
stupore per esercizi spericolati, nel più assoluto silenzio
nell’intrecciarsi di finzione e realtà e sino alla tragedia conclusiva
dell’uccisione di Nedda e di Silvio.
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Photo credits: Helmut Stampfli
Come inebetiti alla frase “la commedia è finita” con impetuoso finale,
il pubblico rimane per qualche secondo, che è sembrato interminabile, come paralizzato, prima dello scrosciante applauso. Ottima l’orchestra formatasi appositamente
per l’evento, formata da professori in prevalenza giovano musicisti,
provenienti dal Giappone, Thailandia e dalla stessa Cambogia, dove
sempre più si stanno sviluppando valide professionalità; direttore il
giapponese Jun Lisaka del New National Theatre di Tokyo. Coro
amatoriale, così come il coro di voci bianche, tutti di diversi Paesi
e per lo più residenti a Phnom Penh, provenienti dalla Francia,
Olanda, Regno Unito e Paesi asiatici, tutti impegnati nello studio per
mesi, coordinati dai responsabili del “Cambodia Opera Projet”.
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Photo credits: Helmut Stampfli
Nei ruoli principali si sono alternati per Nedda/Colombina i soprani
giapponesi Ai Iwasaki e Miki Maesaka; per Canio/Pagliaccio Hiroshi
Mochiki del Fujiwara Opera e il tenore cambogiano Khuon Sethisak.
Compagnia per lo più giapponese con Hideya Masuhara per Tonio/Taddeo e
con presenza italiana per il Silvio di Diego Savini al suo debutto nel
ruolo: i contadini: San Chi Nith e Nieng Kanol.
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Photo credits: Helmut Stampfli
Particolarmente apprezzato il Peppe/Arlecchino Yasuhito Shinkai che con il mimo di
origine israeliana, come lei stessa ama definirsi cittadina del mondo,
Glenda Sevald in arte Pierrette, hanno formato una coppia
comico/tragica che ha avuto la funzione di legante drammaturgico
nell’arco dell’intera esecuzione.
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Photo credits; Helmut Stampfli
Scenografia essenziale, ravvivata da un gioco emozionale di colori, nel disegno luci di Giovanni Pirandello.

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Regia di Vincenzo Grisostomi Travaglini.
Supervisione artistica di Sisowath Ravivaddhana Monipong, della Famiglia Reale di
Cambogia, al quale si deve l’elaborazione del progetto tra Istituzioni
italiane e cambogiane di uno sviluppo di collaborazione tra i due
Paesi.
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Photo credits: Helmut Stampfli
Degna di nota, a tal proposito, la formazione nel 2018 a
Bangkok della Thai-Italian Youth Orchestra, un esperimento che sarebbe
augurabile si potesse estendere a tutto il Sud-Est Asiatico.
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Photo credits : Helmut Stampfli

The tradition “Hold of Sbai”

The tradition “Hold of Sbai” was first performed in 50 A.D, day of wedding between King Preah Thong and Queen Preah Neang Neak. In that wedding, King Preah Thong represented human kind, Queen Preah Neang Neak respresented the water world of the Naga, as she was the daughter of the Naga King. Preah Neang Neak’s Sbai is in fact the representation on earth of her Naga tail. On their honeymoon evening, Preah Thong had to hold his wife’s tail in order to cross the waters to join his father-in-law’s palace, under the sea. This is why, from that very moment on, all Cambodian weddings finish with this sight: an old lady of the family, happily married, leads by the hand the bride, with the groom holding the “sbai” of his wife.
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Here is the photo of that very moment, taken at the wedding of my parents, Prince Sisowath Samyl Monipong and Princess Norodom Daravadey in Vithei Makhavan 29bis (street 178) in Phnom Penh on 9th January 1967. It was Princess Norodom Racvila, her aunt, who was holding my mother’s hand
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Here is my mother, Princess Norodom Daravadey, wearing the “Kroeung Noy” or “little attire” for the Haircut ceremony. Phnom Penh, 9th January 1967

“Principessa e Ballerina, Addio a Norodom Buppha Devi, musa del ballo reale cambogiano” , il mio omaggio alla nostra Apsara Reale sul sito della rivista “L’Opera International Magazine” il 4 Dicembre 2019

Principessa e Ballerina
Addio a Norodom Buppha Devi, musa del ballo reale cambogiano
Preah Phleung 251119
Lunedi 25 novembre 2019, a Phnom Penh nei pressi della Pagoda di Wat Botum Vaddey, Sua Maestà il Re Norodom Sihamoni di Cambogia ha proceduto all’offerta del Fuoco Sacro per la Sua amatissima sorella maggiore, Sua Altezza Reale la Principessa Norodom Buppha Devi, deceduta una settimana prima a Bangkok. Il Regno delle Apsara piange la perdita della sua Danzatrice più sacra.
BD Anni 40
La Principessa Buppha Devi (Fiore Divino) nacque il giorno 8 di gennaio del 1943 nella Reggia di Phnom Penh, figlia primogenita di Sua Maestà il Re Norodom Sihanouk e di Neak Moneang Phat Kanhol affascinante artista del Balletto Reale. A occuparsi dell’educazione della piccola e già bellissima Principessa sarà la madre dell’allora Re, la Regina Sisowath Kossamak Nearirath Serey Vatthana, avendo notato le predisposizioni naturali della giovane Principessa per il ballo. Fu proprio la Regina Kossamak, che accoglierà in una dipendenza della Sua residenza di Taksin Phirum tutta la compagnia del Balletto Reale, ad affidare la nipote alle maestre più celebrate, affinché potesse apprendere i rudimenti dell’arte sacra della danza Khmer. La Regina Kossamak fu l’unica sovrana nella storia a ospitare permanentemente nella sua casa l’insieme delle ballerine, musicisti e cantanti. La piccola danzatrice si dimostrò molto velocemente un’allieva di talento e armoniosa nella gestualità, a tal punto che lo stesso padre, Sua Maestà il Re Norodom Sihanouk, ne prese atto con sorpresa; un pomeriggio, durante una delle sue visite quotidiane alla Villa dei genitori, vide con orgoglio sua figlia attraversare il salotto con il movimento caratteristico del volo degli angeli, una delle figure coreografiche essenziali della danza cambogiana. Meno di dieci anni dopo, i primi giorni del marzo 1956 in occasione delle feste d’incoronazione dei suoi nonni, la Principessa Buppha Devi farà il suo debutto a Corte interprete dell’impegnativa Danza della Dea dei Lampi, Moni Mekhala, combattendo il Demone Ream Eyso, per poi trionfare nel Balletto del Makara, creatura marina alla quale si fa riferimento per la fondazione del Regno Khmer nella leggenda della Regina dei Serpenti Naga. Da quel momento, la Principessa sarà artisticamente al centro dell’attenzione di sua nonna la Regina Kossamak. Nel 1961, il cineasta francese Marcel Camus, dopo il trionfo a Cannes con la sua tragedia esotica-amorosa Orfeo Negro, arrivò in Cambogia alla ricerca dell’ispirazione per una nuova pellicola, con l’intenzione di coinvolgervi il Balletto Reale. Si ritrovò a corte in occasione di un’udienza reale e chiese il permesso di avere la Principessa quale protagonista del suo nuovo film. La Regina Kossamak rifiutò categoricamente: sua nipote non poteva commettersi in una produzione cinematografica; però, fu concesso che facesse nella pellicola un’apparizione, non come attrice, ma come ballerina. Marcel Camus chiese un altro favore: le tiare delle ballerine utilizzate dal Balletto Reale non erano quelle che avrebbe voluto far apparire nel suo lavoro, perché non corrispondevano all’immagine raffigurata negli antichi bassorilievi di Angkor Wat, dove si sarebbe girato il film L’oiseau de paradis. La Sovrana rimase inizalmente perplessa, ma decise di accettare la proposta. Ordinerà a Parigi, da uno dei gioiellieri più esperti della celebre Place Vendome, la corona che avrebbe riprodotto la tiara delle ninfe celesti, esattamente come nei bassorilievi dei templi storici della civiltà Khmer. La tiara sarà realizzata in argento dorato e potrà essere indossata esclusivamente della Principessa Buppha Devi. Era nata la Danza delle Apsara, che da quel momento diventerà il simbolo della Nazione Khmer, insieme al tempio di Angkor Wat riprodotto nella bandiera nazionale del Regno di Cambogia.
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Negli anni sessanta, il Re Sihanouk, rinuncerà alla carica di sovrano per assumere quella di Capo di Stato e Padre della Nazione, affettuosamente chiamato da tutto il popolo: Samdech Euv (Monsignor Papà). Il Principe Sihanouk in tutti i suoi viaggi ufficiali all’estero si farà accompagnare dalla compagnia del Balletto Reale, con la Principessa Buppha Devi quale Etoile. Il trionfo internazionale della Principessa avverrà durante la visita ufficiale a Parigi nel giugno 1964, ricevendo l’omaggio del mondo artistico occidentale; durante l’estate di quell’anno avrà l’opportunità di ballare sul palcoscenico de l’Opéra di Parigi per il Generale e Madame de Gaulle. La principessa Bopha Devi in quell’occasione presenterà suo marito, il giovane Bruno Forsinetti, figlio del Console Generale italiano a Phnom Penh, dalla cui unione nascerà una figlia, la Principessa Chansita. Tra la fine degli anni ’50 e l’inizio degli anni ’70 la Principessa sarà di rappresentanza in occasione di tutte le visite di Stato nel Regno di Cambogia, con i più celebri protagonisti dell’epoca: Nikita Chruščëv per l’Unione Sovietica, Diosdado Macapagal Presidente delle Filippine, la Signora Golda Meir per lo Stato d’Israele, il Presidente Tito, la Principessa Margaret d’Inghilterra, gli allora Principi Juan Carlos e Sophia di Spagna, la First lady Jacqueline Kennedy e tanti altri. Tra il 1965 e il 1970, inoltre, la Principesa si dedicherà all’insegnamento della danza a Palazzo Reale, sede della scuola di ballo.
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“An Italian for the King’s daughter”
Nel 1970 il paese Khmer cade nel tormento della guerra del Vietnam. Il Principe Sihanouk si ritrova in esilio a Pechino. Nel frattempo la Principessa Buppha Devi è “pregata” dai rivoltosi di cessare le sue attività di danza ed è solo nel 1973 che è concesso alla Regina Kossamak, gravemente malata e alla famiglia reale di lasciare Phnom Penh per recarsi a Pechino. Nell’arco degli anni, la Principessa Buppha Devi aveva sviluppato relazioni più che cordiali con le autorità cinesi e particolarmente con Zhou En Lai, che era molto sensibile alla bellezza dell’arte Khmer. Nel 1975, quando i Khmer Rossi assunsero il potere, la Principessa Buppha Devi decise di recarsi in esilio in Francia, accompagnata dalla sua famiglia. La sua adorata nonna, la Regina Kossamak, era scomparsa a Pechino il 28 aprile del 1975. Da allora, la Principessa si dedicherà con passione nella preservazione della tradizione della danza cambogiana. Le notizie dal Paese erano particolarmente preoccupanti. Si diceva che la maggioranza degli elementi del corpo di ballo era stata uccisa o forzata a sposare i così detti “eroi di guerra” appartenenti alle brigate dei Khmer Rossi. In quei tempi di crisi, con estremo coraggio, la Principessa Buppha Devi insieme con alcune ballerine in esilio, quali la Principessa Norodom Vacheahra, la Signora Buor Phanneary e l’allora Principe Norodom Sihamoni attuale sovrano di Cambogia, si unì per creare a Parigi il Ballet Classique Khmer, erede diretto del Balletto Reale. Nel 1982, la Principessa raggiunse le truppe di resistenza contro l’occupante vietnamita comandate da suo fratello, il Principe Norodom Ranariddh, nella giungla alla frontiera thailandese, sempre proseguendo nel suo lavoro di preservazione della danza Khmer, insegnando ai bambini nei campi di profughi il ballo reale cambogiano.
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Nel 1991, la Principessa fu tra le prime personalità a tornare a vivere a Phnom Penh e non tarderà a essere nominata a cariche di prestigio. Durante il suo mandato di Ministro della Cultura, Sua Altezza Reale la Principessa Norodom Buppha Devi, riporterà per la prima volta a Parigi nel 1993 una formazione della rinascente compagnia di danza e dieci anni dopo, nel 2003, avrà l’insigne onore di fare riconoscere il Balletto Reale Khmer quale Patrimonio Immateriale dell’UNESCO. La Principessa ha lasciato una marca eterna nell’arte coreografica della tradizione Khmer, non solo per i movimenti aggraziati e unici che solo Lei poteva trasmettere, ma anche con una ricerca meticolosa nella memoria delle maestre di ballo sopravvissute all’eccidio dei Khmer Rossi, per la rifondazione dell’antico repertorio, insieme a una stimolazione per l’elaborazione di realizzazioni moderne.
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Nel 2018, la Principessa accompagna in tournée in Europa la sua ultima creazione Waddhana Devi, in forma di omaggio al suo trisnonno, quel Re Sisowath che in occasione del suo viaggio ufficiale in Francia nell’estate del 1906, vi condusse dopo un lungo viaggio per mare il Balletto Reale Khmer (danzatrici, musicisti, cantanti), per la prima volta in Occidente. Un’esperienza che marcherà molti artisti dell’epoca: Debussy, Saint-Saens, la sensuale e bellissima Cleo de Mérode ed anche Puccini che si trovava per l’occasione a Parigi.
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In Waddhana Devi la Principessa ha unito l’eleganza della tradizione antica, con delle nuove esperienze, quali la partecipazione del balletto maschile e ancora l’introduzione di pezzi cantati antichi, riscoperti di recente. Il suo ardente lavoro quale coreografa, la sua dolcezza nei rapporti individuali insieme al suo rigore nell’insegnamento, fanno sì che tutte le persone che hanno avuto il privilegio di conoscerla sentono con profonda tristezza la mancanza della Grande Signora, di colei che ha unito, grazie alla costanza della sua missione, la tradizione reale del Ballo Sacro alla trasmissione universale della bellezza artistica. La nostra reale Apsara continuerà oramai a proteggere le Arti dall’alto dei cieli.
Roma, il 4 dicembre 2019
Sisowath Ravivaddhana Monipong

Concerto della Fondazione Marianna: “Abbiamo rubato la Luce alle stelle” in favore delle opere di Sua Eccellenza Monsignor Enrique Figaredo Alvargonzalez, Prefetto Apostolica di Battambang in Cambogia.

Roma, Casa Dell’Aviatore Circolo Ufficiali Dell’Aeronautica Militare
La Fondazione Marianna ha organizzato il 29 Maggio 2019 il
Concerto tradizionale: “Abbiamo rubato la Luce alle stelle”, ospitato
nella prestigiosa sede de “La Casa dell’Aviatore” a Roma.
groupe K Gianni Lorenzo
L’opportunità è la visita di Sua Eccellenza Monsignor Enrique Figaredo
Alvargonzalez Prefetto Apostolico di Battambang, conosciuto quale il
“Vescovo delle sedie a rotelle” per il suo impegno umanitario in
Cambogia, in occasione della sua partecipazione in Vaticano al
Congresso mondiale della Caritas.
Vinny good
Il Marchese Vincenzo Grisostomi Travaglini presenta le ultime attività della Fondazione Marianna.
L’evento è stato annunciato nel corso della promulgazione della “Carta
Artistica Universale” 2019 della Fondazione Marianna, Fondatrice e
Presidente Pinuccia Pitti. La “Carta Artistica Universale”, lo
ricordiamo, ha tra i suoi molti scopi ha quello di promuovere la
comunicazione e il dialogo fra tutte le Nazioni, nella consapevolezza
dei Diritti e dei Doveri che questo comporta. I diritti umani sono il
fondamento della nostra società, ma la nostra società sarebbe ben poca
cosa se, a questi nobili concetti, non ci confrontassimo con il
diritto all’arte e alla cultura ed è per questa ragione che la
Fondazione Marianna, sempre restando ancorata ai suoi valori fondanti,
ha voluto aprire alla promozioni di giovani talenti nel campo
artistico.
Eugenio F 2
Il saluto del Presidente della Lega Italiana per i Diritti dell’Uomo, Dott. Eugenio Ficorilli
Ensemble
In prima fila: Signora Fiammetta Geddes Ungari, il Marchese Loredano Luciani Ranier, il Comandante Marco Sciarretta, il Dottore Alessandro Stacchini, Amm. Del. HC Welth
Da questo progetto l’evento del 29 maggio, in collaborazione con La
Casa dell’Aviatore e con il contributo dell’Accademia di Ariadimusica,
direttore il maestro Gianni Maria Ferrini.
Ospite d’onore S.A.R. il Principe Ravivaddhana Sisowath Monipong
Ambasciatore della Real Casa di Cambogia, coordinatore il maestro
Vincenzo Grisostomi Travaglini.
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Il Maestro Leonardo Angelini accompagna il Principe Sisowath Ravivaddhana Monipong (Photo credits: Helmut Stampfli)
Nel corso della serata si esibiranno giovani allievi dell’Accademia,
sicure promesse del mondo della musica, gli stessi docenti e un ospite
d’eccezione, una tra le tante sorprese che riserverà la serata che si
è voluta dedicare alle missioni umanitarie di Monsignor Enrique
Figaredo Alvargonzalez.
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La Délégazione della Caritas Cambogia, insieme a Sua Eccellenza Enrique Figaredo Alvargonzalez, Prefetto Apostolico di Battambang ed al Principe Sisowath Ravivaddhana Monipong
Lo scopo di padre Kike, questo il soprannome
con cui è conosciuto Mons.Figaredo, nella sua missione a favore dei
disabili in una delle provincie della Cambogia maggiormente martoriate
dei residui di mine antiuomo disseminate nel territorio nel periodo
dei Khmer Rossi, è di dimostrare che un persona menomata e costretta
su di una carrozzina non è una persona inutile, bensì che il suo
apporto può dimostrarsi essenziale nell’odierna società.
Il ricavato della serata sarà devoluto in beneficenza per le attività
di Mons. Figaredo Alvargonzalez.
Ringrazio con affetto il grande fotografo Svizzero, Helmut Stampfli che è venuto da Lausanne, malgrado l’influenza.
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Dott.ssa Pinuccia Pitti, Presidente della Fondazione Marianna, insieme a Sua Eccellenza Monsignor Enrique Figaredo Alvargonzalez
Attore
L’attore Salvatore Puntillo
Adriano
Il giovane Adriano Pirandello, in una parodia di Jerry Lewis
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Sokhema Di Croce (Photo credits: Helmut Stampfli)
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Akané Makita (Photo credits: Helmut Stampfli)
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Lorenzo Boccia (Photo credits: Helmut Stampfli)
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Roberto Vallini (Photo credits: Helmut Stampfli)
Trio fiato Pinuccia
Giacomo Crestacci (oboe), Oscar Zuddas (clarinetta) e Salvatore Terracciano (flauto) salutando la Presidente della Fondazione Marianna.
Glenda
L’attrice e regista Glenda Sevald
Martina
Il Soprano Martina Gresia
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Con il mio “fratello di palcoscenico”, il disegnatore luci, Giovanni Pirandello (Photo credits: Helmut Stampfli)
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Padre Kiké, Pinuccia Pitti, Vincenzo Grisostomi Travaglini e me !
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Articolo di Lucilla Quaglia in “Il Messaggero” del 5 Giugno 2019