Il Maestro Vincenzo Grisostomi Travaglini intervistato dalla grande giornalista Ornella Rota

DoveStiamoAndando? All’opera lirica, arte di domani

 

 

ROMA – “L’opera lirica richiede il convergere in scena di recitazione, musica, letteratura e scultura; è multidisciplinare come l’arte contemporanea è, e tende sempre più ad esserlo.

Di più: la presenza di interpreti essendo indispensabile, il messaggio può continuamente rinnovarsi ed evolversi nel tempo – e questo non accade ad esempio con la scultura e la scrittura”: così Vincenzo Grisostomi Travaglini, regista, musicologo e saggista, persuaso che il nostro teatro lirico meriti ben di più e di meglio di un omaggio, peraltro doveroso, al suo grande passato.

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Studi di giurisprudenza, psicologia e pianoforte, da ragazzo assistente volontario di Visconti e Menotti, Marco Bellocchio e Carmelo Bene (nel cui film “Amleto” interpretò Rosencrantz), Vincenzo lavora abitualmente fra l’Europa e l’Oriente: regie di Mozart, Donizetti, Verdi e Puccini, incarichi dirigenziali al teatro dell’Opera di Roma e al New National Theatre di Tokio, consulente del Ministero della Cultura della Repubblica Turca per la direzione generale dei teatri d’opera e di balletto; ha anche scritto alcuni libri (tra cui uno sulla vita di Katia Ricciarelli, presentato al Museo teatrale della Scala) e saggi che sono stati tradotti in più lingue.

Multidisciplinarità, messaggio capace di rinnovarsi, memoria della nostra storia e identità sono dunque le principali ragioni per cui anche noi, che viviamo nel terzo millennio e non siamo specificamente cultori di musica, dovremmo apprezzare Traviata e Madame Butterfly, Aida e Tosca?
“Sì. Aggiungerei che mentre in altri periodi il punto di interesse era “il moderno” – nuove tecnologie, nuovi stimoli visivi, nuove sensibilità – oggi l’esigenza diffusa in ogni ambito culturale è di riattualizzare, ritrovare, quanto siamo stati e di conseguenza saremo. La cultura è conoscenza, e la conoscenza non ha tempo”.

Questo è assolutamente vero per i classici. Euripide è attualissimo
“Anche la lirica (al di là dello stile di singoli melodrammi) può essere assunta come arte classica”.

Perché?
“Risponde al bisogno che ogni individuo ha di formarsi, di sapere, anche di piacere. Attraverso un determinato linguaggio che definirei “classico” per estensione, noi potremmo oggi, con la nostra esperienza e sensibilità, riscoprire tutta una serie di valori”.

Recuperarli?
“Eviterei questo termine, perché si recupera qualcosa che si è perduto, e non mi pare sia questo il caso, specialmente in campo musicale, dove i processi sono talmente complessi, tutto un susseguirsi e un altalenare di successi oblio riscoperte riconoscimenti. Secondo me il problema fondamentale della lirica è (stato) probabilmente nella complessità della sua esecuzione/rappresentazione. Sovente dico, in tono provocatorio, che ogni teatro ha il pubblico che si merita e ogni pubblico ha il teatro che si merita: come i Greci ci insegnarono per sempre, il teatro è uno dei punti cardine della città, dell’anima, del pulsare della civiltà. La musica in particolare “non va conosciuta ma va riconosciuta”, e qui arriviamo al cuore del problema: l’educazione musicale a scuola, che da noi manca totalmente. Eppure formare dei gruppi che suonino insieme – a livello assolutamente dilettantesco, chiaro – come avviene in tanti Paesi, sarebbe formativo ai fini non soltanto della musica ma dell’individuo stesso”.

Una Butterfly al teatro di Cosenza l’anno scorso è il solo impegno recente in Italia. Preferisci lavorare fuori?
“E’ meno complicato per una serie di ragioni. Intanto per lo straordinario interesse al melodramma: in Cina, Giappone, SudEst asiatico, per non parlare delle Americhe da nord a sud, fioriscono nuovi splendidi teatri. Poi la frammentarietà del nostro Paese, che è ragione di ricchezza e al contempo di intralci, soprattutto in relazione a tante leggi che sarebbero da applicare prima ancora che da fare. Infine, per le nomine ai vertici, che sovente privilegiano fedeltà politica e doti manageriali rispetto a competenza e passione.

Però non sono pessimista: sono persuaso che la creatività mediterranea – ad esempio la straordinaria vocalità che ho ascoltato su entrambe le sponde – sia sempre viva e presente, e che al momento in cui la dichiarata volontà di maggiore attenzione alla cultura si trasformerà in atti concreti, il Nostro Mare sarà pronto a riprendere il suo ruolo guida”.

Article de Christophe Gargiulo publié sur Cambodge Mag le 21 janvier 2016

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http://cambodgemag.blogspot.it/2016/01/prince-ravivaddhana-monipong-sisowath.html

Prince Ravivaddhana Monipong Sisowath : De la vie et des nuances
jeudi, janvier 21, 2016

Le Prince Ravivaddhana Monipong Sisowath fait partie de ces gens qu’on pourrait interviewer pendant de longues heures sans s’ennuyer une seconde, un peu comme un livre d’histoires qui ne veut pas se refermer tant chaque époque marquante de sa vie est contée avec une précision et un nombre incroyable d’anecdotes et de détails. L’homme est élégant dans tout les sens du terme, dans son apparence, soignée, dans son élocution, fluide et précise, dans sa connaissance, incroyablement étendue tant dans l’histoire du Cambodge que dans celle des arts en général. Khmer par sa naissance et son éducation, Français par filiation (grand-mère) et Romain de cœur, le prince se définit ainsi comme un personnage de contradictions, un concept qui lui plait car, dit-il, la contradiction et les nuances fontt la richesse d’un personnage …

Né en 1970 au Cambodge, le jeune prince ne grandira pas sur sa terre natale et, ce fut probablement une chance au regard des années noires qui endeuilleront le royaume avec la guerre civile et l’avènement des Khmers Rouges un peu plus tard. C’est une blessure de son père, Le prince Neak Ang Mechas Sisowath Samyl Monipong, alors officier de l’armée royale qui va provoquer le départ de la famille vers Paris en 1972. Nommé ensuite attaché militaire à Paris après sa guérison, le Prince Sisowath Samyl Monipong installe définitivement sa famille dans la capitale française. De ces jeunes années françaises, Ravivaddhana garde le souvenir de deux univers qui ne se croisent pas : le Cambodge et la France. Le Cambodge, raconte-t-il, commence dans sa maison, posée comme un précieux et délicat fragment de royaume que sa mère, la princesse Neak Ang Mechas Norodom Daravadey, préserve, chérit et dont elle transmet l’histoire et la culture à son fils alors sous la tutelle d’une gouvernante chinoise, bien occupée avec un enfant incroyablement éveillé et curieux de savoir. De ce Cambodge qu’elle ne souhaitait peut-être pas quitter, la princesse Norodom Daravadey veut lui en inculquer le meilleur : le jeune Ravivaddhana apprendra ses prières en Pali, se familiarisera avec l’écriture khmère, et bien sûr avec l’histoire, les coutumes et traditions de son pays de naissance. De cette époque, le prince raconte : ‘’Ma mère tenait précieusement à mon éducation cambodgienne, c’était un souhait fort, mais, paradoxalement, alors qu’avançait la destinée tragique du pays, j’ai aussi vécu les traumatismes de ma mère et, quelque part, le Cambodge me manquait profondément car je le vivais intensément sans y vivre physiquement’’.

A l’extérieur de la maison, à cette époque, commença plus tard une autre histoire, plus française, celle d’un jeune prince exilé qui, fort de l’érudition précoce initiée par ses parents, abordera ses études comme un loisir utile. Et dehors de la maison, raconte-t-il avec un petit sourire, c’était une sorte de jeu, je m’amusais, avec ma sœur, princesse Sisowath Ubbolvadey Monipong, à être aussi intelligent et brillant que possible à l’école, d’être un bon élève et de réussir mes études. Ravivaddhana fera hypokhâgne et khâgne et s’orientera ensuite vers un Masters d’anglais qu’il réussira sans grande difficulté. Mais la maîtrise des langues ne lui suffit pas, il passera aussi quelques modules d’ethnologie, devenant au passage l’un des étudiants de Charles Meyer l’auteur du livre ‘’Derrière le sourire khmer’’ (1971). Mais, pour des raisons familiales, le jeune étudiant va, plus tard, embrasser une carrière commerciale au sein de plusieurs grands groupes comme IBM et Accor, carrière commerciale mais ponctuée ensuite de consultances pour les médias, les institutions, de grands organismes caritatifs, C’est en 1997, au cours d’un voyage professionnel qu’il découvre Rome et l’Italie et en tombe totalement amoureux, ressentant quelque part de subtiles similitudes avec la culture cambodgienne…Cela peut sembler quelque peu insolite, explique le prince, mais il y a de nombreux dénominateurs communs entre ces deux pays. Il y a bien sur la beauté, l’art, le climat, le coté chaleureux mais, ce qui m’a frappé, c’est cette même relativité concernant la notion de vérité et les nuances de liberté, de souplesse et de cohérence qui entourent cette notion. En clair, la vérité n’est pas toujours le meilleur argument, elle est parfois malléable et jamais absolue. Et, de retrouver une même approche chez ces deux peuples est un détail intéressant.

De ces années romaines durant lesquelles Ravivaddhana fait le plein d’émotions artistiques et littéraires, et se passionne pour l’opéra, il ne perd pas contact avec le Cambodge : ‘’ De par mes fonctions, j’ai accueilli plusieurs fois le Ballet Royal à Rome, je recevais beaucoup de visites amicales et familiales. Mais il m’a fallu du temps pour envisager de revenir, je ne me sentais pas prêt durant les années 1990, et je ne souhaitais pas revenir au Cambodge comme un touriste, il fallait, à mon sens, que mon retour soit une démarche constructive et surtout utile’’. Je ne me sentais pas non plus capable de franchir le pas comme l’a courageusement fait mon cousin le prince Tesso Sisowath, c’est-à-dire revenir vivre complètement vivre et travailler au pays avec toutes les difficultés que cela suggère, difficultés d’adaptation pour ceux qui sont partis depuis très longtemps, nostalgie de la deuxième patrie qui peut nous ronger ou parfois la mémoire de ceux qui sont disparus. Quant à sa perception du génocide, elle diffère quelque peu du sentiment généralement ressenti par la diaspora khmère profondément meurtrie et horrifiée de cet épisode traumatisant de l’histoire du Cambodge : ‘’ J’ai essayé de comprendre, comme beaucoup, la période des Khmers Rouges. A travers une approche puis une étude des structures sociétales khmères et de la colonisation de la péninsule indochinoise, finalement je me suis dit que cela n’était pas une surprise. J’oserais même affirmer que cela était prévisible. Par contre, je voudrais vraiment préciser que je reste horrifié par les massacres d’enfants. Que les adultes se fassent la guerre ou entre-tuent est une chose profondément triste, mais qui correspond malheureusement à un ordre des choses, des événements, des cycles de l’histoire. Mais pour moi, le massacre d’enfants n’est pas acceptable….’’

Ce n’est qu’en Avril 2000 que le prince a donc l’occasion de revenir au Cambodge. Il est alors en mission pour la FAO. Dans l’avion qui le mène vers son pays de naissance, jamais peut-être le prince n’aura autant ressenti les contradictions de ce qu’il appelle cette génération sacrifiée. Il se rappelle alors des larmes de sa mère liées aux disparus, aux familles séparées, aux tristes nouvelles qui se succédaient ces matins de 1975 alors qu’un rideau de noir et de rouge se fermait sur un royaume autrefois de lumières. Cambodge je te hais pour mes souffrances, Cambodge, je t’aime pour ta beauté que me contait ma chère mère, se disait Ravivaddhana alors que l’avion se posait sur le tarmac de Pochentong. ‘’…Effectivement, c’était très émouvant, j’ai beaucoup pleuré en pensant aux disparus…’’. En arrivant, je suis allé voir la maison de mon grand-père à Phnom Penh, qui existe toujours mais qui a bien changé…puis je suis tout de suite parti pour la campagne cambodgienne dans le cadre de ma mission avec la FAO. Mon contact avec les gens de Takéo a été rude, franc, difficile et finalement sincère, c’est ce type de contact que j’aime au Cambodge. Depuis, je reviens régulièrement, sous des pressions amicales bien sûr, pour des raisons professionnelles ou protocolaires également ; mais chaque voyage est l’occasion de nouvelles rencontres et de découvertes, donc c’est enrichissant. Si je devais me remémorer un instant fort depuis que je reviens au Cambodge, ce serait sans conteste le couronnement de sa majesté Norodom Sihamoni. Ce fut intense, un grand moment historique, j’étais placé au même endroit que le fut mon père lors du couronnement de sa tante. Ce fut important pour moi, je me suis senti à ma place, je me suis senti légitime. Il y a eu aussi ces dernières années beaucoup d’autres moments agréables, en particulier avec la princesse Buppha Devi, merveilleuse icône et héroïne du Ballet Royal khmer. Par contre, je ne vais pas au Cambodge en ‘’vacances’’, j’ai mon jardin secret en Grèce pour mes vacances.

‘’…Vous me le faites remarquer, oui j’aime la vie et les bonnes choses de la vie…explique le prince, je ne me définirais pas comme un épicurien, plutôt comme un hédoniste. J’ai eu la chance, hors le contexte des conditions de l’exil et de la tristesse liées au sort de mon pays durant mes jeunes années, d’avoir été merveilleusement entouré, par des gens qui m’ont inculqué l’amour du beau, du bon et de l’élégance. J’avais un grand-père très au fait des arts de la table et j’y ai pris goût, tout comme j’adorais les plats khmers que me préparait ma mère. Enfant, j’ai pris quelques cours de musique mais, au-delà de ces détails autobiographiques, je crois que le fait d’avoir été entouré par des gens raffinés, tant au sein de ma famille que dans mes relations amicales et même professionnelles, a largement contribué à mon attirance pour les arts et les plaisirs de la vie. Pour conclure, et cela est très personnel, je pense tout simplement que la vie est un cadeau merveilleux et qu’elle vaut la peine d’être vécue. Quant à mes loisirs, ils sont à mon image, j’adore l’opéra et, c’est une passion très occidentale, tout comme je suis passionné par l’astrologie, un art tout asiatique…”

Funérailles de Son Altesse Royale le Prince Sisowath Essaro: la Cérémonie des 100 jours

Article de Philippe Delorme, paru dans “Point de vue” la semaine du 6 novembre 2004

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Son Altesse Royale le Prince Sisowath Tesso, fils du Défunt

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Son Altesse Royale le Prince Norodom Preyasophon, le gendre du Défunt

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Article in “Oggi”, Italian Weekly Magazine, 23 March 1956

 

 

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SUCCEDE AL FIGLIO SUL TRONO DI CAMBOGIA.

Phnom Penh (Cambogia). Il re Norodom Suramarit insieme alla regina Kossamak siede sul trono nel giorno dell’incoronazione. Vestito dei tradizionali paludamenti d’oro con il copricapo a forma di cono splendente di perle, il re Norodom  ha ricevuto per molti giorni  l’omaggio dei suoi sudditi, mentre in tutto il paese avevano luogo le cerimonie e i festeggiamenti ufficiali. Egli ha sessanta anni e sul trono di Cambogia – uno dei regni semindipendenti dell’Indocina – ha preso il posto del figlio Sihanouk che è diventato in compenso primo ministro e capo del governo. A sua volta, Sihanouk era stato scelto come re dalla nonna materna, che aveva regnato prima di lui. La Cambogia ha quattro milioni di abitanti.

copertina

 

 

Coronation of His Majesty King Norodom Suramarit and of Her Majesty Queen Sisowath Kossamak Nearirath Serey Vatthana, Phnom Penh 6th March 1956

 

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His Majesty King Norodom Suramarit and Her Majesty Queen Sisowath Kossamak Nearirath Serey Vatthana

Article published in “Jours de France”, week of 17 to 24 March 1956

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From left to right, HM King Norodom Sihanouk, HRH Prince Sisowath Monireth, HRH Prince Sisowath Monipong, HE Penn Nouth, HE Leng Nget, HE Sam Sary

 

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Alla Scala trionfa la musica

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Il Teatro alla Scala ritrova una sua identità con la “prima” della verdiana “Giovanna d’Arco” e grazie all’incisiva presenza sul podio di Riccardo Chailly, recentemente nominato Direttore Principale del Massimo milanese (dal 2017 ne sarà Direttore Musicale). Una compagnia di canto d’eccezione, una prova di livello superlativo di orchestra e coro.

Riccardo Chailly sul podio del Teatro alla Scala (foto ANSA)
Riccardo Chailly sul podio del Teatro alla Scala (foto ANSA)

Da anni la Scala sembrava artisticamente accodata ad un “globalismo” europeo, dallo stampo ( … forse sin troppo …) personalistico di Stéphane Lissner; piegata da una commercializzazione strumentale del pur stimato musicista Daniel Barenboim. La Scala non ha bisogno d’inseguire mode effimere e ritrova oggi nel suo tessuto storico-musicale e grazie al maestro Chailly la sua più genuina ragione d’essere. Riproporre a distanza di un secolo e mezzo nella sala del Piermarini la “Giovanna d’Arco” è operazione lodevole, di restituire ad un più vasto pubblico il lavoro meno conosciuto di Giuseppe Verdi, all’epoca giovane compositore inebriato dal successo di “Nabucco” e nell’entusiasmo compositivo de “I Lombardi alla Prima Crociata”. Erano anni di fervente patriottismo e la musica di Verdi quale nessun altra si fece testimone di tanta passione, partecipazione ed entusiasmo. Inutile la diatriba di stampo tutto musicologico  tra un Verdi minore, degli anni così detti “di galera” come li definirà egli stesso, ovvero di un periodo d’incessante ed esasperante lavoro in cui produrrà dieci opere in cinque anni e il Verdi dei capolavori più noti e rappresentati. Essenziale per un teatro d’Opera qual’è la Scala è la qualità della proposta.

Così che si è potuta appieno apprezzare, nella musica di “Giovanna d’Arco”, quella necessità continua di comporre del giovane Verdi che musicalmente si traduce in un ritmo estremamente serrato, in una urgenza espressiva. In piena atmosfera romantica e sempre attento a quanto in letteratura si esprimeva in Europa il compositore si rivolse alla drammaturgia di Schiller e se all’epoca, alla mancanza nella trama di una più reale visione storica dei fatti, si accentrarono le critiche, oggi si sarebbe sperato a che tanta possanza musicale, rispondesse una visione scenica di meno intriso ideologismo professionistico.

Anna Netrebko (foto ANSA)
Giovanna d’Arco – Anna Netrebko (foto ANSA)

Moshe Leiser e Patrice Caurier hanno guidato registicamente con mano sicura la realizzazione di questa produzione, reinventandosi la vicenda e confinandola ad un sogno, un poco “folle”, dove tutto si svolge in una stanza che si anima in ogni sorta di allucinazione: siano diavoli o angeli, in deliri mistici, battaglie cruente e cavalli da parata. Tutto costruito con grande cura e perizia del particolare, ma come risulta indubitabile nella realizzazione musicale e forse ne avrebbe siglato la “novità, la realizzazione scenica avrebbe trovato giovamento da una meno compiaciuta lettura del testo; che la regia fosse stata pensata con diversa creatività, nella consapevolezza di quel libretto, senza forzature inutili che portano, al contrario, ad una banale ripetizione di uno stereotipo di rilettura già visto e stravisto. Questo non deve segnare un limite, bensì un nuovo punto di partenza che nello stesso concetto di spettacolo rifugga dall’ossessività della solita stanza, così come nelle scene di Christian Fenouillat e costumi impersonali di Agostino Cavalca, spazio sia pur popolato e animato da coloriti folletti e da sottintesi evocativi. Nello sfavillio di proiezioni e di luci magistralmente realizzate da Christophe Forey, passa in secondo ordine il lodevole lavoro di proporre la “Giovanna d’Arco” nel testo originale, precedente ai tagli e distorsioni imposti dalla censura asburgica.

Nel solco della musica, protagonista indiscussa della serata la compagnia di canto, non solo per l’egregia partecipazione del soprano Anna Netrebko e del tenore Francesco Meli, ma anche perché questi solisti hanno dato la prova di come oggi si debba affrontare la vocalità di un’opera lirica, di come se ne possa dare un’impronta personale, moderna e allo stesso tempo rigorosa, senza nessun compiacimento stilistico, una linea di canto per entrambi nobile e coinvolgente.

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Giovanna d’Arco – Francesco Mei e Anna Netrebko (foto ANSA)

Anna Netrebko è un’ ideale “Vergine d’Orléans”, dalla tessitura estesa in una tavolozza di colori quanto mai varia, elegante e appassionata; sottolineando consapevolmente tutti quei passaggi, quelle espressioni che troveranno una più matura riflessione nelle opere successive di Verdi, come per il devastante conflitto con un padre baritono. Ruolo quest’ultimo, di Giacomo, sostenuto con decoro dal baritono Devid Cecconi, in sostituzione di Carlos Alvarez, indisposto.

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Coro del Teatro alla Scala, Francesco Meli (foto ANSA)

Francesco Meli ha impersonato Carlo VII di Francia con freschezza evocativa dei grandi ruoli verdiani, che si celano in ogni passaggio musicale, sfumatura interpretativa. Riflessione e generosità espressiva affidata al tenore e da lì a poco a quello che sarà il baritono verdiano, come ad esempio nella prima versione di “Macbeth”, nel tormento del potere. Solitudine in “Giovanna d’Arco” che perseguita il Re di Francia sin dall’iniziale “Testé prostrato a terra … “Sotto una quercia parvemi …”, con Carlo VII disteso a terra, straziato, qui registicamente efficace, da ombre di spettri shakespeariani. Fantasmi, paure evocate dal coro che ha dato superba prova, sempre puntuale, impeccabile, consapevole di un ruolo principale. Completa la compagnia di canto il basso Dmitry Beloselski (Talbot).

++ Scala: otto minuti di applausi per Giovanna d'Arco ++
Applausi per Anna Netrebko, Francesco Meli, Devid Cecconi (foto ANSA)

Tanti, tantissimi incondizionati applausi per gl’interpreti tutti; trionfo beneagurante per Riccardo Chailly e per il suo impegnativo lavoro alla Scala.

 

 

Vincenzo Grisostomi Travaglini

SA MAJESTE LE ROI DU CAMBODGE NORODOM SIHAMONI A LA CEREMONIE D’OUVERTURE DE LA COP21

Aujourd’hui lundi 30 novembre 2015 s’est tenue à Paris l’Ouverture solennelle de la COP21 où 150 Chefs d’Etat et de Gouvernement se sont rendus à l’invitation de Monsieur François Hollande, Président de la République Française.

Notre Souverain Vénéré, Sa Majesté Preah Bat Samdech Preah Boromneath le Roi Norodom Sihamoni a pris la parole à 17h30.

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Le Roi Sihamoni, dans un Français impeccable, a présenté Ses plus sincères condoléances au Peuple de France, meurtri par la douleur des morts dûs aux attentats du 13 novembre dernier en région parisienne.

Le Souverain a rappelé que la problématique découlant des changements climatiques demeure le défi majeur de notre temps, impactant très considérablement l’agriculture, la sécurité alimentaire et l’accès à l’eau notamment. L’achèvement des 17 objectifs préconisés par la dernière Assemblée Générale des Nations Unies est désormais compromis.

Au Cambodge, rien qu’en 2013, la sécheresse a causé une chute de 2% du PIB en mettant dans des situations dramatiques plus de 380 000 foyers dans 20 des 25 provinces du Royaume.

Le Principe d’Equité doit être au coeur des négociations de la COP21.

Le Roi Sihamoni a rappelé que “Sortir de cette impasse est de notre responsabilité en tant que dirigeants”. La COP21 doit aboutir à un accord historique sur la réduction de l’émission des gaz à effets de serre dont 20 années de recherche et de preuves rassemblées ont démontré l’urgence de leur diminution.

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Le Monarque a terminé son allocution en invitant les participants à se laisser aller à “l’impulsion audacieuse” qui leur permettra de sauver la Planète.

Cena cambogiana al Kursaal di Lucio Sestili ad Ascoli Piceno o la gioia di condividere musica e cibo reale con i miei amici Marchigiani

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     Vorrei ringraziare calorosamente tutti i miei amici del Kursaal per la loro gioiosa collaborazione, uno staff con il quale mi sono sentito in “famiglia”, cosī come nelle cucine del Palazzo e così come per lungo tempo in Francia, dove al limite del giardino della nostra casa era segnato il confine ideale tra un mondo esterno e la partecipazione e il calore delle nostre tradizioni più care. Musica, canto e cucina con i sapori di Cambogia, un’arte che abbiamo ieri sera condiviso nel segno della più genuina ospitalità Marchigiana. Sara e Simona, Riccardo e con loro la deliziosa, competente e petulante Rita, Monica in una sua rinnovata esperienza nella cucina asiatica, l’affascinante Grazia e la forza tranquilla e sempre sorridente di Philip. Cosa chiedere di più, caro Lucio, sempre attento e misericordioso nell’esaudire ogni desiderio… Ed il nostro desiderio, di Vincenzo e mio, è di ritrovarci presto insieme, nella “generosa” Famiglia del Kursaal, con immutato affetto. Magari, perché no … allietati dalla promessa di una succulenta anatra in umido e buon vino.

http://www.fotospot.it/2015/10/22/50413/a-cena-con-il-principe-ravi/