His Highness Prince SISOWATH Ravivaddhana Monipong was born in Phom-Penh in February 1970 and since 1997, lives in Rome, Italy. Grown up in France, graduated in Bristish contemporary literature, Prince Sisowath Ravivaddhana Monipong is a recognised specialist of history and culture of South-East Asia and has published books and articles on the social and traditional structure of the Cambodian society and the genealogy of the Khmer Royal Family. After a career as a junior salesman in multinational group (IBM & ACCOR), he has collaborated as an associate expert and a consultant for many years with the United Nations (WFP, FAO, IFAD). He was nominated in 2004 Representative for the Cambodian Ministry of Tourism for the South of Europe. In the late 1980s and early 1990s, Prince Ravi was in charge of the Public Relations of the "Ballet Classique Khmer", a direct emanation of the Royal Ballet of Cambodia in France. In those years, he participated as a dancer and a conductor to many galas in favour of the Cambodian refugees in Europe. In the meantime, he studied the traditional "Pinpeat" and "Mahori" music and singing under the direction of the Cambodian Royal Palace Masters who survived the genocide as well as Western Classical singing at the Conservatoire of Paris. In this regard, he was invited many times to perform for France Culture and lately, in Italy, at Palazzo Farnese and at the Accademia di Francia at Villa Medici. Since 2010, he has been Artistic Consultant for Maestro Vincenzo Grisostomi Travaglini and had participated in staging many operas, mainly in Turkey and Italy such as Tosca, La Bohème, Lucia di Lammermoor, Madame Butterfly, Aida, Carmen, Turandot as well as various classical music and opera performances and concerts in Europe and Asia. Recently, he assisted Vincenzo Grisostomi Travaglini in staging “L’elisir d’amore” of Gaetano Donizetti at Manila CCP in October 2017 and "Lucia di Lammermoor" of Gaetano Donizetti at Manila CCp in January 2019 as well as “Cavalleria rusticana” of Pietro Mascagni in 2018 and “Pagliacci” of Ruggero Leoncavallo in 2019 in Phnom Penh in occasion of the Sofitel Classical Music Festival as a member of Cambodia Opera Project.
In May 2016, His Majesty King Norodom Sihamoni of Cambodia has nominated by Royal Decree His Highness Prince Sisowath Ravivaddhana Monipong as Ambassador of the Royal Household of Cambodia with rank of Under-Secretary of State.
SAR le Prince Sisowath Monireth, Prince héritier du Cambodge en uniforme de sous-lieutenant au 1er RE
Entrefilet dans la rubrique des “nouvelles brèves” du Figaro du 1er Novembre 1940 au sujet de la démobilisation de mon grand-père, le Prince Sisowath Monipong et de son frère aîné, le Prince Héritier Sisowath Monireth
“Ancien élève de Saint-Cyr et sous-lieutenant au 1er Etranger, le Prince Sisowath Monireth, prince héritier du Cambodge et le Prince Sisowath Monipong qui s’était engagé dans l’aviation après avoir obtenu son brevet de pilote, viennent d’être démobilisés. Ils se sont tous deux retirés à Nice”
Mon grand-père, SAR le Prince Sisowath Monipong en uniforme de sous-lieutenant de l’armée de l’air française en août 1939
« On se rappelle qu’en 1906, après son couronnement, le Roi du Cambodge, Sisowath, qui vient de décéder, avait fait un assez long voyage en France, qu’il était venu visiter sous la conduite officielle de l’ancien maire et député des Sables, M. Fernand Gautret, alors administrateur en Indochine.
Le Souverain était accompagné de son fils aîné, le Prince Monivong, qui comptait à peine la trentaine. Après le départ de son Père pour l’Extrême-Orient, le jeune Prince mit à profit son séjour en France pour y parfaire ses hautes études.
Il parlait déjà admirablement le français et d’esprit très ouvert et des plus cultivés, il s’ingéniait à découvrir et à assimiler toutes les finesses de notre langue. Il admirait sans réserve notre civilisation et nos institutions et s’adonnait plus encore à l’étude des arts et en particulier de notre archéologie.
Entre temps, il avait obtenu de notre gouvernement de compléter ses connaissances militaires. C’est ainsi qu’en Septembre 1907, il sortait de Saint-Maixent comme sous-lieutenant et qu’en cette qualité, il vint aux Sables à la fin de la « saison » en compagnie de son capitaine instructeur, M. Collet, qui lui avait été spécialement attaché pendant son passage en France.
Nous saluons dans la circonstance, la mémoire de ce brillant officier, qui chef de bataillon au moment de la guerre tombait pour la Patrie dès le début des hostilités.
Le Prince Monivong s’était installé avec la famille Collet dans la villa des Algues , sur le remblai. En son honneur, il y eut réception à la Sous-Préfecture, ou il tint les uns et les autres sous le charme de sa conversation et de son érudition.
Avant toutes autres stations, comme Deauville ou Biarritz, qu’on avait voulu lui faire connaître, il préférait notre plage et il s’y liait d’amitié avec nos compatriotes Lacouloumère et Mayeux, avec lesquels on pouvait les voir excursionner chaque jour, ou passer ses soirées au Grand Casino.
De caractère sérieux, mais d’une aménité charmante, ne disait-il pas avec humour à l’un d’eux, au moment de quitter notre ville : « Comment ne pas se plaire dans votre merveilleux pays, quand on y constate que l’Amour lui-même s’y est organisé comme perruquier », faisant ainsi allusion à la maison de coiffure de M. Lamour qui habitait place de l’Eglise, où il se faisait raser chaque matin.
Nous savons que le Prince Monivong a toujours conservé le meilleur souvenir des Sables.
Que Sa Majesté veuille donc bien nous permettre, à l’occasion de son avènement au trône du Cambodge, de lui formuler le plus respectueux hommage de nos vœux sincères de bonheur et de santé.
La population sablaise serait grandement honorée, si se rendant en France après son couronnement, le Prince Monivong comme autrefois, venait nous revisiter et se reposer chez nous. Nous lui ménagerions l’accueil le plus déférent et le plus enthousiaste, dû non seulement à cet insigne ami des Sables, mais plus encore à ce grand souverain colonial, fervent ami de la France »
Le Syndicat d’Initiative des Sables d’Olonnes in « La Vendée Républicaine », août 1927
« En 1906, le Prince Sisowath Monivong vient en France accompagnant son Père, le Roi Sisowath et séduit son entourage “par son affabilité, sa distinction et la largeur de son esprit”. Très attiré par la France, il souhaite y recevoir une éducation administrative et militaire. Son désir est exaucé par le gouvernement français qui l’admet le 19 juillet 1906 à l’Ecole Militaire d’Infanterie de Saint-Maixent.
Son arrivée au quartier Coiffé ne passe pas inaperçue ; il s’y présente « le crâne surmonté d’un gibus, vêtu d’un veston de smoking, égayé d’une fleur et ceint du traditionnel sampot à queue. Il est chaussé de souliers vernis et ses mollets sont gaînés de bas de soie noire ». Ayant reçu le matricule 9813, il partage le sort des 27ème et 28ème promotions « Centenaire d’Iéna » et « Casablanca ». Son incorporation pose toutefois un problème particulier car c’est le seul élève à n’avoir accompli aucun service militaire avant son entrée à l’école. En outre, s’il comprend un peu le français, il le parle très mal.
Vue générale du Quartier Coiffé à Saint-Maixent
Pour pallier ces difficultés, le Lieutenant-Colonel Lavisse commandant l’EMI d étache auprès du Prince un conseiller particulier, le Capitaine Collet. Celui-ci a effectué la majeure partie de sa carrière dans les zouaves en Algérie. Le maître et l’élève se prennent rapidement d’amitié : s’ils fréquentent le terrain de manœuvres du Panier Fleuri, ils se rendent aussi très souvent à Paris en permission.
A l’issue de sa scolarité, le futur Roi du Cambodge est dispensé d’examen de sortie. Estimé « réservé, intelligent, très sérieux, laborieux, désireux de bien connaître la France pour laquelle il semble avoir un sentiment de reconnaissance et de dévouement », il reçoit un simple certificat d’aptitude. Le document atteste « qu’il a acquis les connaissances pratiques et théoriques pour exercer les fonctions de sous-lieutenant ». Le chef de corps ajoute qu’en recevant ainsi l’épaulette il pourra quitter honorablement l’école. L’élève officier Sisowath Monivong reçoit son premier galon le 24 mai 1908 et est affecté au 2ème RE.
De Phnom Penh, le Roi son père, émet alors le souhait que le nouveau sous-lieutenant continue à perfectionner son instruction administrative et militaire en métropole. Monivong sillonne donc tout le pays en compagnie du Capitaine Collet ; il est désigné pour accomplir un stage d’application notamment au 126ème RI de Brive. Le ministre de la guerre mute également le Capitaine Collet, promu chef de bataillon, dans ce régiment, affirmant que le sous-lieutenant Sisowath Monivong ne saurait se passer d’un guide et d’un conseiller aussi compétent et éclairé que l’officier de zouaves. Les deux amis vont alors mener dans la sous-préfecture corrézienne une vie d’autant plus agréable que leurs frais de séjour sont intégralement réglés par le ministère des colonies. Seule ombre au tableau à ce moment-là, le chef de corps du 2ème RE réclame son sous-lieutenant. L’état-major lui répond de continuer à le faire figurer sur les contrôles du régiment tout en lui faisant comprendre qu’il ne le rejoindra jamais.
Les meilleures choses ayant une fin, le Prince est rappelé par le Roi et doit regagner la capitale du Cambodge sans son camarade. Il obtient un congé illimité le 26 mai 1909 et va ainsi continuer à être porté sur les rôles de la Légion Etrangère jusqu’en 1917 sans accomplir un seul jour de service actif. Toutefois, en 1914, il veut aller se battre en France aux côtés de ses condisciples de Sanit-Maixent mais le Souverain, très âgé, le lui interdit. Il doit se contenter d’encourager le recrutement de volontaires khmers et de se faire « l’apôtre des emprunts de la Défense Nationale en faisant souscrire à son Père une somme d’un million de francs ».
La position statutaire du Prince Sisowath Monivong ne l’empêche nullement de bénéficier d’un avancement régulier. Il est ainsi nommé dans tous les grades jusqu’à celui de chef de bataillon qu’il atteint en 1921. Rayé des cadres en 1932, le Monarque, qui est monté sur le trône le 9 août 1927, reçoit les étoiles de Général de Brigade honoraire le 10 juillet 1934. Il est très fier de cette promotion et se fait abondamment photographier en tenue, coiffé du képi à feuilles de chêne. Il ordonne même d’édifier une statue le représentant en uniforme dans ses jardins de Kompong Speu. Quelques jours avant sa mort le 24 avril 1941 il se plaît encore à évoquer devant l’Amiral Decoux les heures joyeuses passées à Saint-Maixent et à Brive.
La carrière atypique du Souverain khmer, réglée par des impératifs diplomatiques et politiques, est certes très différente de celles des officiers indochinois de la même époque. Etant donné son caractère pittoresque, elle mérite cependant d’être contée. »
D’après l’article paru dans le « Bulletin de l’ANAI » (Association Nationale des Anciens et Amis de l’Indochine et du Souvenir Indochinois), Paris, 2ème trimestre 2000.
Articolo del Messaggero del 23 Maggio 2008 sul primo concerto di musica cambogiana, dato a Palazzo Farnese di Roma sull’iniziativa della Signora Sylvie de la Sablière, moglie dell’Ambasciatore di Francia
Il concerto è stato seguito di un cocktail nel Palazzo Farnese dove il vino servito era offerto dai miei amici Olivier et Edwige Michon.
Accanto alla locandina di “Madama Butterfly” al Teatro Rendano, Cosenza
Il Teatro Rendano è un teatro di tradizione molto rinomato in Italia, che si trova nel cuore del Centro Storico di Cosenza in Calabria. Una regione, la Calabria, che è legata in qualche modo alla nostra Famiglia, alla dinastia Khmer, perché qui si volle fermare il mio antenato, il Re Sisowath in viaggio dalla Cambogia per Marsiglia, in occasione dell’Esposizione Coloniale del 1906. Era questa l’opportunità per presentare in Europa il Balletto Reale di Cambogia che si esibì in Francia, per la prima volta in Occidente. Come sappiamo, tra gli spettatori a Marsiglia vi era Giacomo Puccini che al pari di tanti altri artisti presenti, rimase impressionato da questa arte, musica e danza, dalla ritualità sacrale di una gestualità simbolica, sempre in melodica armonia. Ebbene, assistendo al Rendano di Cosenza alle prove di regia e musicali del così detto “duetto dei fiori” della “Madama Butterfly” ho ritrovato molto della nostra cultura, nello spargere dei petali di fiore, nel dilatarsi dell’attesa e nella speranza di un amore che si rivelerà fatale! Il mio antenato, fermandosi per un solo giorno, anzi poche ore, in terra di Calabria, ne rimase talmente affascinato che quando gli fu comunicato della distruzione causata del terremoto di Messina, volle contribuire generosamente alla ricostruzione di tanta rovina.
Cio-Cio-San (Cinzia Forte) disperata, di fronte a Kate Pinkerton (Annalisa Sprovieri), sotto lo sguardo di Sharpless (Valdis Jansons) e di Suzuki (Sunghee Shin)
Veniamo al mio viaggio a Cosenza! La sera dello scorso 19 dicembre al Teatro Rendano, Direzione Artistica Lorenzo Parisi, è andata in scena proprio “Madama Butterfly” di Giacomo Puccini, sotto la direzione musicale di Alberto Hold-Garrido e con la regia del Marchese Vincenzo Grisostomi Travaglini de Fonseca. Nel ruolo di Cio-Cio-San, la luminosa e bellissima Cinzia Forte che ha incantato il pubblico con la sua interpretazione sensibile, piena di grazia e di riferimenti ad una tradizione orientale genuina. I ruoli di Suzuki, Sharpless, Pinkerton e Goro erano stati affidati ai vincitori del Concorso Internazionale per cantanti lirici “Maria Quintieri”, assegnati nell’ordine a Sunghee Shin, Valdis Jansons, Angelo Fiore e Nao Mashio. Questi hanno regalato con la loro freschezza e con il loro talento i rispettivi personaggi, sempre al servizio di un’opera molto difficile e piena di sfumature musicali. Gli altri solisti sono stati scelti con cura e devo confessare che almeno per quanto riguarda i ruoli di Kate Pinkerton (Annalisa Sprovieri), del Principe Yamadori (Antonio Barbagallo) e dello Zio Bonzo (Manrico Signorini), la bellezza dei cantanti era paragonabile alla loro abilità a sostenere il proprio ruolo, cioè alla perfezione !
In compagnia del Maestro Alberto Hold-Garrido, della Dottoressa Luigia Pastore Fiorentino, del Marchese Vincenzo Grisostomi Travaglini de Fonseca e dei due protagonisiti di questa tragedia d’amore, Angelo Fiore e Cinzia Forte
Il Maestro Alberto Hold-Garrido, arrivato appositamente dalla Scandinavia per dirigere l’orchestra del Teatro Rendano, si è trovato di fronte ad una situazione molto particolare di un complesso orchestrale nel suo insieme ancora “giovane”, che si cimentava con un lavoro complesso, ma grazie alla sua abilità ed esperienza e al suo senso del teatro in musica il Maestro concertatore e direttore è riuscito ad amalgamare il tutto scavalcando le contingenze di un arco temporale troppo breve, che avrebbe richiesto maggiore attenzione nella composizione di un organico così come previsto dalla partitura. Risultato alfine meritevole, sempre al servizio della musica del Grande Puccini e della fama del Rendano di Cosenza. Il Coro “Francesco Cilea” veniva da Reggio Calabria, mi dicono molto conosciuto e avuto modo di apprezzarne la dedizione e musicalità, sotto la direzione di Bruno Tirotta.
Il Principe Yamadori ( Antonio Barbagallo ) tenta di convincere Cio-Cio-San ( Cinzia Forte ) di rinunciare a Pinkerton per diventare sua moglie… in vano.
Le scene magnifiche di Tiziana Fiorillo evocavano una casa tradizionale giapponese con un ponticello, adornato di un portico alla “moda di Kyoto” dal quale Cio-Cio-San vedrà la nave di Pinkerton tornare a Nagasaki, dopo tre anni di assenza. I costumi sontuosi di Fabrizio Onali ed Otello Camponeschi hanno rapito lo spettatore in un universo di seta colorata, di ricami e di tessuti preziosi, provenienti della lontana Asia.
Insieme al Marchese Vincenzo Grisostomi Travaglini de Fonseca, con due giovani figuranti bravissimi, Salvatore Sposato e Matteo Coschignano…
Ho avuto la fortuna di poter partecipare all’ultima settimana di prova con il Maestro Vincenzo Grisostomi Travaglini e del suo “Magic Team”: Giovanni Pirandello per le luci, incantevoli ed affascinanti come sempre, e l’assistente regista, efficace e discreto, Francesco Liuzi, sotto lo sguardo sempre benevolente di Luigia Pastore Fiorentino, Direttore Amministrativo del Teatro Rendano, ma soprattutto un’amica con un cuore generoso e fedele, mai rinnegato. Con noi, sempre attenta e partecipe, una squadra di giovani figuranti volontari adorabili (posso citare Salvatore Sposato, Matteo Coschignano, Andrea Carbone, Tommaso Caruso e tanti altri..) che si sono dimostrati all’altezza delle esigenze di una regia rigorosa e dinamica.
Ultimi consigli prima di salire in palcoscenico
Per terminare, lascio la parola al regista, Vincenzo Grisostomi Travaglini de Fonseca, che ha firmato una “Butterfly” sublime di maestà e di riferimenti all’Oriente, cosi caro al cuore di Giacomo Puccini:
«Si parla spesso di innovazione, di prodotti “personalizzati” ma a volte si abusa di questi termini, nel senso che l’opera lirica è una forma d’arte del tutto particolare rispetto alle altre. È l’unica ad aver bisogno, per essere fruita dal pubblico, di una mediazione, che è quella incarnata da tutti gli interpreti, dal direttore d’orchestra, dal regista, i solisti, l’orchestra, il coro e tutto il personale che vi lavora. Tutto questo è già un’attualizzazione di per sé, perché cogliere gli umori, le sensibilità che stanno dietro a una qualsiasi iniziativa, gesto, sguardo o canto che sia, fa sì che ogni produzione sia a sé stante, diversa, attuale. Certamente, c’è poi la parte del regista, che lavora sempre in stretta collaborazione con il direttore d’orchestra, un’impronta che deve nascere all’interno di quella che è stata a sua volta la genesi dell’opera, per comprendere tutto quello che ci può essere dietro, alla base e alla fonte di ciò che ha contribuito ad accendere in Puccini quella scintilla emotiva che per lui era essenziale, per creare e comporre. La “Butterfly” è in qualche modo un dipinto musicale allineato con le esperienze di tutti quei compositori come Ravel, Debussy, Saint Saens e Puccini stesso, attratti dagli echi dell’Oriente. Di questo orientalismo Puccini si interessò e si informò in maniera precisissima, determinando l’accensione della sua poetica nei confronti di un amore impossibile e ideale e che, dopo essere stato cercato, per colpa di incompatibilità e di disattenzione da parte di qualcuno, si perde. E questa frattura la trasferisce nel rapporto Occidente-Oriente, nell’orchestra così come nel libretto e nell’insieme, quindi, nell’interpretazione».
Con Nao Mashio, spumeggiante Goro, insieme ai nostri ufficiali di marina e le loro geisha…
N.B. Molte foto sono dell’amica Iole Brogno che ringrazio con amichevole affetto.
Prendo l’occasione dalle manifestazioni che si sono svolte a Roma e nella protesta che ha visto quale bersaglio il sindaco di una Roma Capitale che nel prestigio è capitale, ahimè, solo di nome. I problemi che vengono denunciati dagli abitanti di molti quartieri romani vengono contestati a gran voce nelle strade e nelle piazze … Io, in queste poche righe, vorrei tornare a una piazza dimenticata per un argomento che, nonostante le tante delusioni, non riesce a lasciarmi indifferente e mi coinvolge emotivamente. In una domenica “ecologica” piovosa e ventosa che di ecologico richiederebbe solamente la differenziata dell’amministrazione capitolina passo per piazza Gigli dove s’impone un orrendo striscione che pubblicizza la prossima stagione del Teatro dell’Opera. La grafica scelta da qualche tempo dalla Fondazione Lirica è lo specchio del cattivo gusto generalizzato della sua gestione. Scomparsa “Aida” quale spettacolo inaugurale, sostituita con una produzione di “Rusalka” si pone giustificata la domanda di come all’Opera di Roma si possa realizzare una stagione lirica senza Orchestra e senza Coro. Risuonano quindi,nel silenzio di una piazza deserta, gli echi stonati delle tante dichiarazioni inverosimili di Sindaco e Sovrintendente … Un venticello domenicale, ben più impertinente del tipico Ponentino, s’insinua allora fugando lo sdegno, sussurrando sentiti dire e suggerisce impertinente che tutto il livore degli amministratori a cui il Teatro risponde con minacce di chiusura e licenziamenti non era altro che una “messa in scena” o meglio un’intimidazione che sopperiva all’incapacità di risolvere altrimenti una condizione di degrado. Dell’impossibilità di risolvere altrimenti una situazione innegabilmente critica di un’istituzione, quella della Fondazione Teatro dell’Opera di Roma che non oggi, ma da decenni, si sarebbe dovuta affrontare con una seria riforma, con capacità e competenza! «Se vogliamo che tutto rimanga come è, bisogna che tutto cambi» … recitano le nobili parole del Principe di Lampedusa, ma qui di “gattopardesco”, di autorevole, si ravvisa ben poco. Se il venticello dicesse la verità, ovvero che nel silenzio di un’Opera avvilita si vorrà trovare un accordo con Orchestra e Coro, si procederà ad una riassunzione per motivi che non mi è dato sapere, così come pretestuosi erano quelli del licenziamento, in questo caso resterebbero solo le dichiarazioni di Sindaco e Sovrintendente che nelle loro affermazioni azzardate e fuori luogo, per coerenza, dovrebbero dimettersi. Se si volesse riscrivere la partitura di “Pierino e il Lupo” a loro sarebbe dedicata la sezione dei tromboni!!! I problemi del Sindaco sono ben altri e speriamo che vengano risolti nelle sedi competenti, al fine di arrestare un degrado della Città così come non si era mai visto. Per il sovrintendente, dopo la gestione del Petruzzelli, dove non sembra aver lasciato un buon ricordo, si potrebbe promuoverlo nuovamente e magari nominarlo alla Scala di Milano, dove al sovrintendente Pereira è stato chiesto di dimettersi al termine dell’Expo 2015 a causa di episodi non certo edificanti. In Italia per far carriera bisogna distinguersi in negativo e quindi il fine naturale sarebbe il Massimo milanese. Non è tutto, se il venticello sempre irriverente dicesse la verità si ventilerebbe per Roma anche il rientro del “Maestro” che da fiero paladino dei propri interessi non aveva esitato a lanciare la scomunica sulla Città Eterna dall’alto del superbo podio (e con carta intestata) della Chicago Symphony Orchestra!
Venticello romano impertinente, spero proprio che i tuoi sussurri siano menzogneri e che venga risparmiata alla Capitale questa ulteriore “vergogna”!!! Per non essere equivocato, non la “vergogna” di garantire una sia pur zoppicante stagione lirica, avvenimento al contrario auspicato, ma quello di confermarci nella mediocrità dei nostri amministratori.
Oggi a Roma piove, speriamo non segua la tempesta…Roma: “Città Eterna”, nonostante tutto!!!
En ce mardi 28 octobre 2014, le soleil dardait ses rayons d’or à travers la Porte de la Victoire et illuminait de sa lumière éclatante la Salle du Trône ou Preah Tineang Tevea Vinicchay. Je hâtais le pas en gravissant les marches de l’escalier du côté Sud pour aller retrouver ma tante, Son Altesse Royale la Princesse Samdech Sisowath Pongneary Monipong (que dans la famille nous appelons affectueusement Tante Lolotte, héritage de son passage chez les sœurs de la Providence quand elle étudiait dans cette prestigieuse institution religieuse de Phnom Penh) qui m’attendait un grand sourire aux lèvres. Elle me conduisit à ma place, tout près du fauteuil doré où prendrait place dans quelques instants Sa Majesté la Reine-Mère.
Sa Majesté la Reine-Mère recueillie pendant que Sa Majesté le Roi allume les baguettes d’encens de l’autel royal
Arrivèrent peu de temps après moi, les deux Chefs des deux ordres bouddhiques du Royaume, Mohanikay et Thommayut, et la multitude de bonzes dont le nombre correspondait à l’âge du Souverain plus un : ils étaient donc soixante-deux. Puis les Grands Princes et Princesses, à qui le Roi avait conféré le prédicat de « Samdech » en plus de celui d’Altesse Royale. Nombres d’entre eux me gratifièrent de chaleureuses embrassades et me demandèrent des nouvelles de mon père, demeuré à Paris pour se soigner.
en compagnie de Son Altesse Royale la Princesse Samdech Reach Botrei Preah Ream Norodom Buppha Devi
Résonnèrent enfin les conques des Bakous et Sa Majesté le Roi arriva par la porte Nord qui donne sur le Palais Khemarin, Résidence Royale. Sa Majesté alluma les bougies et les baguettes d’encens devant chacun des bustes des Rois et Reines qui l’ont précédé et ce, jusqu’au Roi Ang Duong. Il alla ensuite se recueillir dans la Chapelle Royale à droite du Trône avant de saluer les Grands Dignitaires du Royaume ainsi que les Grands Princes et Princesses ayant reçu le titre de « Samdech ». Les bonzes commencèrent alors à réciter leurs litanies pour appeler la chance et la victoire sur le Souverain. Vint alors le tour des Brahmanes qui, après avoir consacré l’eau lustrale dont le Roi se baigna le front, Lui remirent une feuille sacrée que le Souverain prendra soin de mettre autour de son oreille droite.
A l’issue de la cérémonie, le Roi, la Reine-Mère, les Grands Dignitaires du Royaume ainsi que les membres de la Famille Royale sont invités à faire l’offrande des victuailles à tous les Vénérables présents. C’est Son Altesse Royale la Princesse Samdech Reach Botrei Preah Ream Norodom Buppha Devi qui me poussa littéralement à prendre place dans le rang des Princes qui distribuent les offrandes et c’est ainsi que je m’acquittai de ce devoir filial pour la première fois de ma vie dans ce lieu ô combien sacré, grâce à l’intervention affectueuse mais néanmoins autoritaire de ma très respectée cousine.
L’après-midi même, le Roi recevait les vœux du Gouvernement, des Corps Constitués ainsi que du Corps Diplomatique. Seuls les « Samdech » de la Famille Royale furent conviés et c’est Son Altesse Royale la Princesse Samdech Reach Botrei Preah Ream Norodom Buppha Devi qui présenta les vœux de la Famille Royale au Souverain.
Nous nous retrouvâmes le lendemain matin très tôt à 7h30 du matin au Pavillon Chanchhaya, où devait se tenir le grand meeting populaire avec l’hommage des forces armées royales et de la Société Civile. Je retrouvais avec beaucoup de joie les jolies danseuses du Ballet Royal, ma grande amie, Neak Kru Sam Sattya et l’ex-danseuse étoile, Menh Kossiny, désormais secrétaire d’état à la culture, entamant son second mandat, fait suffisamment rare pour être souligné ! Il faisait une chaleur de plomb malgré l’heure matinale et nous fûmes désolés de voir trois jeunes scouts du Cambodge s’évanouir l’un après l’autre du fait de la température torride. La Danse des Souhaits fut comme d’habitude gracieuse et très applaudie. Le discours lu par le Gouverneur de la Ville de Phnom Penh, convenu et sans surprise. Le Roi répondit avec élégance et grande simplicité en louant l’héritage de Feue Sa Majesté le Roi-Père et encouragea la Nation toute entière à continuer ses efforts sur le chemin de la paix et du développement.
Après maintes embrassades et retrouvailles chaleureuses, ma grand-tante, Son Altesse Royale la Princesse Sisowath Ayravady convia quelques cousins triés sur le volet pour un petit déjeuner très apprécié (nous n’avions rien avalé depuis le matin) dans un des meilleurs restaurants chinois de la ville : le Yisang. Nous eûmes la surprise d’y retrouver Son Altesse Royale le Prince Samdech Krom Preah Norodom Ranariddh qui, Lui aussi, y déjeunait en famille en compagnie de sa jeune et ravissante épouse, Neak Moneang Phalla et de leur dernier fils. Nous nous régalâmes de bouchées à la vapeur à la mode de Canton ou Dim Sum ainsi que de nombreuses délicatesses comme les pattes de poulet à la sauce de soja et les raviolis à la vapeur au porc laqué… Nous nous tînmes légers car à 16h30 nous attendait la dernière cérémonie rituelle, celle de l’ondoiement royal.
Puisque nous étions mercredi, les sampots à queue ou Kben se devaient être de couleur « sileap » ou vert d’algue (la veille, ils étaient de couleur violette, couleur du mardi). Les membres de la Famille Royale furent invités à prendre place à la droite du « Bossbok » (littéralement « nid Royal ») alors que le clergé bouddhique prenait place de l’autre côté. Sur le « sagrato » de l’escalier de la Salle du Trône se tenait l’autel bouddhique et brahmanique, respectant la tradition du syncrétisme khmer avec en vis-à-vis Leurs Saintetés des Ordres Thommayut et Mohanikay et les Bakous du Palais. Après avoir rendu grâce aux divinités protectrices du Royaume et du Trône, le Roi apparut enfin, majestueux et très souriant dans un habit immaculé, les pieds nus, une longue écharpe de soie plissé lui laissant libre une épaule. Il gravit ensuite les marches du Bossbok où au son des conques et du « Sathukar » il reçut des mains de Leurs Saintetés et de Sa Majesté la Reine-Mère l’hommage de l’eau lustrale, qui comme le veut la tradition, fut portée à Phnom Penh de la montagne sacrée de Phnom Kulen, non loin d’Angkor…
Bartolomeo Cavarozzi, “Il Lamento di Aminta”, olio su tela, collezione privata
Hier soir, lundi 6 octobre 2014, se tenait l’inauguration de l’exposition “Les Bas-fonds du Baroque: La Rome du vice et de la misère” à l’Académie de France à Rome sur la Colline du Pincio, dans ce lieu magique qu’est la Villa Médicis. Mes amis, Edwige et Olivier Michon qui sont les seuls mécènes privés de cette prestigieuse institution, hélas, n’ont pu venir assister à l’événement car les vendanges commençaient ce jour-là en leur domaine de Château Livran. Outre leur soutien fidèle depuis de nombreuses années, ils avaient décidé d’offrir quelques bouteilles de leur divin breuvage pour combler les papilles expertes des quelque cent trente convives privilégiés au dîner de gala qui suivit le vernissage.
Edwige et Olivier Michon avaient délégué à votre serviteur et au Marquis Vincenzo Grisostomi Travaglini le soin de les représenter à cette occasion. Au menu, feuilleté aux artichauts, risotto aux fruits de mer, rôti de veau accompagné de pêches poëlées et fricassées de champignons qui précédaient une farandole de desserts et de mignardises à la hauteur de la réputation de ce lieu d’exception.
Le Directeur, Eric de Chassey, ne tarit pas d’éloges à propos de Château Livran, me confiant personnellement combien il avait été touché par la délicate attention que mes amis avaient eue à son endroit en envoyant cette contribution précieuse aux reflets scintillants du rubis médocain. Il faut dire que la grâce de ce millésime 2010 de Château Livran n’avait d’égale que son élégance et sa structure, à la fois sophistiquée mais accessible aux palais des néophytes. Les invités, grands noms du monde des arts, de la culture et de la presse ont apprécié à sa juste valeur ce nectar incomparable, qui était servi pour la première fois dans le Palais du Cardinal.
Monsieur et Madame Guido Talarico et Monsieur Fabio ColagiovanniSon Excellence l’Ambassadeur de l’Ordre de Malte à Tirana, Monsieur Stefano Palumbo et la Marquise Giada Lepri in Tonci
Il y avait là la Princesse Valentina Moncada, célèbre galeriste de Rome et son cortège d’amis et d’admirateurs, Son Excellence l’Ambassadeur Stefano Palumbo et sa ravissante épouse Valérie, le scénographe et metteur en scène d’opéra Pier Luigi Pizzi, le fameux éditeur, Guido Talarico et sa charmante femme, Sophie, Thadée Kosslowski de Rola, dont le père, le Grand Balthus, nommé par Malraux à la tête de la Villa, lui a donné une impulsion originale qui se ressent encore aujourd’hui, etc…
Le Marquis Vincenzo Grisostomi Travaglini en compagnie du grand journaliste Marco Vallora
Jusque tard dans la soirée, les murs du Grand Salon résonnèrent des éclats de rire des amis de la Villa, qui avaient entre temps lié conversation avec les pensionnaires fraîchement arrivées la semaine précédente. La Pleine Lune resplendissait impassible sur la Cité Eternelle alanguie sous les étoiles et Mercure, côté jardin, continuait sa course vers le firmament dans sa célèbre vasque, avec à ses pieds, la raison d’être de tant d’allégresse partagée : Château Livran 2010.
“Ribalta spenta, sipario abbassato, ma al Teatro dell’Opera di Roma la farsa continua ed è tragedia. In sintesi, pur riconoscendo che Orchestra e Coro del Teatro dell’Opera di Roma negli anni avevano accumulato tutta una serie di agevolazioni contrattuali oggi insostenibili, quali la turnazione (Orchestra), oggi non più giustificabili, che i sindacati dell’Opera hanno agito (spesso) in modo sconsiderato, sono convinto che tutto quello che è avvenuto è stato usato non per colpa di maestranze, masse artistiche e tecniche, ma da una dirigenza da troppi anni inadeguata. Le Fondazioni sono da riformare, signor Ministro, tutti noi ne siamo convinti, ma non con atti sconsiderati e plateali a cui sono seguite dichiarazioni, ahimè supportate da organi d’informazione a dir poco in cattiva fede e disinformati (incompetenti). Taciamo sugli “starnazzamenti” televisivi in formato “massaia tronista”, con tutto il rispetto per vere massaie. Ad esempio sull’indennità di Caracalla, giustificata per gli orchestrali e per il degrado degli strumenti (con l’umidità gli “archi” -violini, viole, violoncelli e contrabbassi- possono subire danni e le spese sono a carico del singolo professore che dello strumento è proprietario e anche per le altre sezioni), ma ingiustificata ad esempio per gli amministrativi, in soprannumero che certo non ne avrebbero diritto e a cui da decenni viene riconosciuta. Sono problematiche in piedi, lo ripeto, da decenni e decenni e solo oggi e quindi strumentalmente ce se ne accorge e le si denuncia con pubblico scandalo. Anche riguardo l’ osannato maestro Muti, mi si lasci dissentire sulle tante lacrime versate, non credo che sia stata la sua fuga a provocare la caduta della mannaia su Orchestra e Coro, ma al contrario che il Maestro, come ho già avuto modo di notare, con la propria “ritirata” abbia fornito ai politici un alibi mediatico per quanto era stato già deciso di fare. Muti scrive la sua lettera d’addio su carta intestata della Chicago Symphony Orchestra, una scelta di dubbio gusto e non casuale, ma bensi un messaggio di chi, dall’alto del podio di una delle più prestigiose orchestre sinfoniche del mondo, afferma la sua superiorità! Licenziamenti? Sicuramente necessari, ma non quelli di Orchestra e Coro, ma responsabilità del sovraintendente e della dirigenza tutta, signor Ministro e responsabilità del Sindaco di Roma che del Consiglio d’amministrazione è presidente, le cui dichiarazioni senza senso che mi rifiuto anche di commentare, proclamate dall’alto del Campidoglio, se non assurde e tragiche, sarebbero comiche.”