Category: Cambodia
July 1964: HRH Princess Norodom Buppha Devi and Bruno Forsinetti’s fairy tale love story related in an Italian magazine

In summer 1964, HRH Princess Norodom Buppha Devi went on a successful tournée, following Her Father, HRH Prince Norodom Sihanouk in a State Visit in France. This was the first time the Royal Ballet of Cambodia was granted the Opera de Paris as a privileged stage, before the Theatre Sarah Bernhardt (Théâtre de la Ville nowadays).

Obviously, the Italian journalists’ attention was taken by the young couple, HRH Princess Norodom Buppha Devi and Bruno Forsinetti. They were young, beautiful and their story really resembled a fairy tale. Here is the article, which was published in « Tempo », n°29, 18 July 1964


A very special person: His Excellency Bishop Enrique Figaredo Alvargonzalez

I already had the opportunity to introduce you His Excellency Bishop Enrique Figaredo Alvargonzalez, that we all call “Father Kiké” in Cambodia.
Having heard so much about Him, I was looking forward to my first encounter with such a special character and that was done on November 26th, 2014. It was a rainy evening and Father Kiké asked me to wait for him at the Jesuit Curia in Rome, near the Vatican. From there, I went with the Jesuit Bishop to my favourite « trattoria » Da Luigi, where we discussed a lot about Cambodia, the Catholic Church in Battambang, etc…

Very impressed by such a charismatic and interesting personality, I promised to myself that, as soon as it would be possible, I will pay a visit to Father Kiké in Battambang. It is my Dear Friends, Olivier and Edwige Michon, who gave me this lucky opportunity last February. We have decided for a long time that we would go back to Cambodia to celebrate their twentieth wedding anniversary and they found it a very good idea to go to Battambang as well.

On February 21st and 22nd of this year, we were greeted in Battambang with a big hot storm, which made us appreciate even more the swimming-pool of Princess Marie’s La Villa, a charming little boutique hotel in the heart of Battambang historical centre, directed by the very kind and dynamic Corinne Darquey. We invited Father Kiké to have dinner there with us and he invited us to participate the day after in the Sunday Holy Mass celebration at the Apostolic Prefecture in Battambang, better known by locals as « Pet Yeay Chi » or Nuns’Hospital. We were absolutely enchanted all along that very Sunday : first, the Mass which was a very particular moment of joy and faith, with all these young girls and boys, singing and smiling at us. Then, we met Father Totet Banaynal, the vicar who is from the Philippines and speaks perfect Khmer, as well as Father Kiké by the way…

Afterwards, both of them made us visit their little world, with the school rooms for the handicaped girls and boys they are taking care of. Some of them arrived to be introduced to us and we had many opportunities to talk and laugh altogether. We even went to disturb the young fellows who are living there and attending the university of Battambang, the proof that Jesuits, even in Cambodia, are always careful to maintain the high study level for their pupils.

After these very moving moments shared with all the young ones, Father Kiké led us to have lunch in a very specific place, The Lonely Tree Café. What a surprise to be welcomed in Battambang with a delicious fresh Gazpacho, followed by tasty Tortillas and the whole, drinking such a good red wine from Rioja !!! Of course, we also had the Cambodian traditional « Loc Lac » Beef. Before going back to Siem Reap, Father Kiké gave each of us a magnificent cotton krama and made us promise to come back as soon as possible.
Needless to say that each of us was deeply touched by all we saw and felt on that blessed Sunday, but above all, love and kindness were always present. We actually lived what Sainte Thérèse de Lisieux has taught us :
“Ubi caritas et amor, Deus ibi est.”
“Where charity and love are, God is there.”
Thank you Father Kiké for all you did, do and will do for all of us, your Cambodian children, brothers and sisters !
If you want to know more about the Lonely Tree Café, here is their website : http://thelonelytreecafe.com/Lonely_Tree_Cafe/Home.html
Le Roi Sisowath Monivong et Les Sables d’Olonnes à la Belle Epoque
« On se rappelle qu’en 1906, après son couronnement, le Roi du Cambodge, Sisowath, qui vient de décéder, avait fait un assez long voyage en France, qu’il était venu visiter sous la conduite officielle de l’ancien maire et député des Sables, M. Fernand Gautret, alors administrateur en Indochine.
Le Souverain était accompagné de son fils aîné, le Prince Monivong, qui comptait à peine la trentaine. Après le départ de son Père pour l’Extrême-Orient, le jeune Prince mit à profit son séjour en France pour y parfaire ses hautes études.
Il parlait déjà admirablement le français et d’esprit très ouvert et des plus cultivés, il s’ingéniait à découvrir et à assimiler toutes les finesses de notre langue. Il admirait sans réserve notre civilisation et nos institutions et s’adonnait plus encore à l’étude des arts et en particulier de notre archéologie.
Entre temps, il avait obtenu de notre gouvernement de compléter ses connaissances militaires. C’est ainsi qu’en Septembre 1907, il sortait de Saint-Maixent comme sous-lieutenant et qu’en cette qualité, il vint aux Sables à la fin de la « saison » en compagnie de son capitaine instructeur, M. Collet, qui lui avait été spécialement attaché pendant son passage en France.
Nous saluons dans la circonstance, la mémoire de ce brillant officier, qui chef de bataillon au moment de la guerre tombait pour la Patrie dès le début des hostilités.
Le Prince Monivong s’était installé avec la famille Collet dans la villa des Algues , sur le remblai. En son honneur, il y eut réception à la Sous-Préfecture, ou il tint les uns et les autres sous le charme de sa conversation et de son érudition.
Avant toutes autres stations, comme Deauville ou Biarritz, qu’on avait voulu lui faire connaître, il préférait notre plage et il s’y liait d’amitié avec nos compatriotes Lacouloumère et Mayeux, avec lesquels on pouvait les voir excursionner chaque jour, ou passer ses soirées au Grand Casino.
De caractère sérieux, mais d’une aménité charmante, ne disait-il pas avec humour à l’un d’eux, au moment de quitter notre ville : « Comment ne pas se plaire dans votre merveilleux pays, quand on y constate que l’Amour lui-même s’y est organisé comme perruquier », faisant ainsi allusion à la maison de coiffure de M. Lamour qui habitait place de l’Eglise, où il se faisait raser chaque matin.
Nous savons que le Prince Monivong a toujours conservé le meilleur souvenir des Sables.
Que Sa Majesté veuille donc bien nous permettre, à l’occasion de son avènement au trône du Cambodge, de lui formuler le plus respectueux hommage de nos vœux sincères de bonheur et de santé.
La population sablaise serait grandement honorée, si se rendant en France après son couronnement, le Prince Monivong comme autrefois, venait nous revisiter et se reposer chez nous. Nous lui ménagerions l’accueil le plus déférent et le plus enthousiaste, dû non seulement à cet insigne ami des Sables, mais plus encore à ce grand souverain colonial, fervent ami de la France »
Le Syndicat d’Initiative des Sables d’Olonnes in « La Vendée Républicaine », août 1927
Le Roi Sisowath Monivong et l’Ecole Militaire d’Infanterie de Saint-Maixent
« En 1906, le Prince Sisowath Monivong vient en France accompagnant son Père, le Roi Sisowath et séduit son entourage “par son affabilité, sa distinction et la largeur de son esprit”. Très attiré par la France, il souhaite y recevoir une éducation administrative et militaire. Son désir est exaucé par le gouvernement français qui l’admet le 19 juillet 1906 à l’Ecole Militaire d’Infanterie de Saint-Maixent.
Son arrivée au quartier Coiffé ne passe pas inaperçue ; il s’y présente « le crâne surmonté d’un gibus, vêtu d’un veston de smoking, égayé d’une fleur et ceint du traditionnel sampot à queue. Il est chaussé de souliers vernis et ses mollets sont gaînés de bas de soie noire ». Ayant reçu le matricule 9813, il partage le sort des 27ème et 28ème promotions « Centenaire d’Iéna » et « Casablanca ». Son incorporation pose toutefois un problème particulier car c’est le seul élève à n’avoir accompli aucun service militaire avant son entrée à l’école. En outre, s’il comprend un peu le français, il le parle très mal.

Pour pallier ces difficultés, le Lieutenant-Colonel Lavisse commandant l’EMI d étache auprès du Prince un conseiller particulier, le Capitaine Collet. Celui-ci a effectué la majeure partie de sa carrière dans les zouaves en Algérie. Le maître et l’élève se prennent rapidement d’amitié : s’ils fréquentent le terrain de manœuvres du Panier Fleuri, ils se rendent aussi très souvent à Paris en permission.
A l’issue de sa scolarité, le futur Roi du Cambodge est dispensé d’examen de sortie. Estimé « réservé, intelligent, très sérieux, laborieux, désireux de bien connaître la France pour laquelle il semble avoir un sentiment de reconnaissance et de dévouement », il reçoit un simple certificat d’aptitude. Le document atteste « qu’il a acquis les connaissances pratiques et théoriques pour exercer les fonctions de sous-lieutenant ». Le chef de corps ajoute qu’en recevant ainsi l’épaulette il pourra quitter honorablement l’école. L’élève officier Sisowath Monivong reçoit son premier galon le 24 mai 1908 et est affecté au 2ème RE.
De Phnom Penh, le Roi son père, émet alors le souhait que le nouveau sous-lieutenant continue à perfectionner son instruction administrative et militaire en métropole. Monivong sillonne donc tout le pays en compagnie du Capitaine Collet ; il est désigné pour accomplir un stage d’application notamment au 126ème RI de Brive. Le ministre de la guerre mute également le Capitaine Collet, promu chef de bataillon, dans ce régiment, affirmant que le sous-lieutenant Sisowath Monivong ne saurait se passer d’un guide et d’un conseiller aussi compétent et éclairé que l’officier de zouaves. Les deux amis vont alors mener dans la sous-préfecture corrézienne une vie d’autant plus agréable que leurs frais de séjour sont intégralement réglés par le ministère des colonies. Seule ombre au tableau à ce moment-là, le chef de corps du 2ème RE réclame son sous-lieutenant. L’état-major lui répond de continuer à le faire figurer sur les contrôles du régiment tout en lui faisant comprendre qu’il ne le rejoindra jamais.
Les meilleures choses ayant une fin, le Prince est rappelé par le Roi et doit regagner la capitale du Cambodge sans son camarade. Il obtient un congé illimité le 26 mai 1909 et va ainsi continuer à être porté sur les rôles de la Légion Etrangère jusqu’en 1917 sans accomplir un seul jour de service actif. Toutefois, en 1914, il veut aller se battre en France aux côtés de ses condisciples de Sanit-Maixent mais le Souverain, très âgé, le lui interdit. Il doit se contenter d’encourager le recrutement de volontaires khmers et de se faire « l’apôtre des emprunts de la Défense Nationale en faisant souscrire à son Père une somme d’un million de francs ».
La position statutaire du Prince Sisowath Monivong ne l’empêche nullement de bénéficier d’un avancement régulier. Il est ainsi nommé dans tous les grades jusqu’à celui de chef de bataillon qu’il atteint en 1921. Rayé des cadres en 1932, le Monarque, qui est monté sur le trône le 9 août 1927, reçoit les étoiles de Général de Brigade honoraire le 10 juillet 1934. Il est très fier de cette promotion et se fait abondamment photographier en tenue, coiffé du képi à feuilles de chêne. Il ordonne même d’édifier une statue le représentant en uniforme dans ses jardins de Kompong Speu. Quelques jours avant sa mort le 24 avril 1941 il se plaît encore à évoquer devant l’Amiral Decoux les heures joyeuses passées à Saint-Maixent et à Brive.
La carrière atypique du Souverain khmer, réglée par des impératifs diplomatiques et politiques, est certes très différente de celles des officiers indochinois de la même époque. Etant donné son caractère pittoresque, elle mérite cependant d’être contée. »
D’après l’article paru dans le « Bulletin de l’ANAI » (Association Nationale des Anciens et Amis de l’Indochine et du Souvenir Indochinois), Paris, 2ème trimestre 2000.
“Il principe cambogiano canta la musica di corte”
Articolo del Messaggero del 23 Maggio 2008 sul primo concerto di musica cambogiana, dato a Palazzo Farnese di Roma sull’iniziativa della Signora Sylvie de la Sablière, moglie dell’Ambasciatore di Francia
Il concerto è stato seguito di un cocktail nel Palazzo Farnese dove il vino servito era offerto dai miei amici Olivier et Edwige Michon.
Souvenirs des Cérémonies commémorant le dixième anniversaire du Couronnement de Sa Majesté le Roi Preah Bat Samdech Preah Boromneath Norodom Sihamoni du Cambodge
En ce mardi 28 octobre 2014, le soleil dardait ses rayons d’or à travers la Porte de la Victoire et illuminait de sa lumière éclatante la Salle du Trône ou Preah Tineang Tevea Vinicchay. Je hâtais le pas en gravissant les marches de l’escalier du côté Sud pour aller retrouver ma tante, Son Altesse Royale la Princesse Samdech Sisowath Pongneary Monipong (que dans la famille nous appelons affectueusement Tante Lolotte, héritage de son passage chez les sœurs de la Providence quand elle étudiait dans cette prestigieuse institution religieuse de Phnom Penh) qui m’attendait un grand sourire aux lèvres. Elle me conduisit à ma place, tout près du fauteuil doré où prendrait place dans quelques instants Sa Majesté la Reine-Mère.

Arrivèrent peu de temps après moi, les deux Chefs des deux ordres bouddhiques du Royaume, Mohanikay et Thommayut, et la multitude de bonzes dont le nombre correspondait à l’âge du Souverain plus un : ils étaient donc soixante-deux. Puis les Grands Princes et Princesses, à qui le Roi avait conféré le prédicat de « Samdech » en plus de celui d’Altesse Royale. Nombres d’entre eux me gratifièrent de chaleureuses embrassades et me demandèrent des nouvelles de mon père, demeuré à Paris pour se soigner.

Résonnèrent enfin les conques des Bakous et Sa Majesté le Roi arriva par la porte Nord qui donne sur le Palais Khemarin, Résidence Royale. Sa Majesté alluma les bougies et les baguettes d’encens devant chacun des bustes des Rois et Reines qui l’ont précédé et ce, jusqu’au Roi Ang Duong. Il alla ensuite se recueillir dans la Chapelle Royale à droite du Trône avant de saluer les Grands Dignitaires du Royaume ainsi que les Grands Princes et Princesses ayant reçu le titre de « Samdech ». Les bonzes commencèrent alors à réciter leurs litanies pour appeler la chance et la victoire sur le Souverain. Vint alors le tour des Brahmanes qui, après avoir consacré l’eau lustrale dont le Roi se baigna le front, Lui remirent une feuille sacrée que le Souverain prendra soin de mettre autour de son oreille droite.
A l’issue de la cérémonie, le Roi, la Reine-Mère, les Grands Dignitaires du Royaume ainsi que les membres de la Famille Royale sont invités à faire l’offrande des victuailles à tous les Vénérables présents. C’est Son Altesse Royale la Princesse Samdech Reach Botrei Preah Ream Norodom Buppha Devi qui me poussa littéralement à prendre place dans le rang des Princes qui distribuent les offrandes et c’est ainsi que je m’acquittai de ce devoir filial pour la première fois de ma vie dans ce lieu ô combien sacré, grâce à l’intervention affectueuse mais néanmoins autoritaire de ma très respectée cousine.
L’après-midi même, le Roi recevait les vœux du Gouvernement, des Corps Constitués ainsi que du Corps Diplomatique. Seuls les « Samdech » de la Famille Royale furent conviés et c’est Son Altesse Royale la Princesse Samdech Reach Botrei Preah Ream Norodom Buppha Devi qui présenta les vœux de la Famille Royale au Souverain.
Nous nous retrouvâmes le lendemain matin très tôt à 7h30 du matin au Pavillon Chanchhaya, où devait se tenir le grand meeting populaire avec l’hommage des forces armées royales et de la Société Civile. Je retrouvais avec beaucoup de joie les jolies danseuses du Ballet Royal, ma grande amie, Neak Kru Sam Sattya et l’ex-danseuse étoile, Menh Kossiny, désormais secrétaire d’état à la culture, entamant son second mandat, fait suffisamment rare pour être souligné ! Il faisait une chaleur de plomb malgré l’heure matinale et nous fûmes désolés de voir trois jeunes scouts du Cambodge s’évanouir l’un après l’autre du fait de la température torride. La Danse des Souhaits fut comme d’habitude gracieuse et très applaudie. Le discours lu par le Gouverneur de la Ville de Phnom Penh, convenu et sans surprise. Le Roi répondit avec élégance et grande simplicité en louant l’héritage de Feue Sa Majesté le Roi-Père et encouragea la Nation toute entière à continuer ses efforts sur le chemin de la paix et du développement.
Après maintes embrassades et retrouvailles chaleureuses, ma grand-tante, Son Altesse Royale la Princesse Sisowath Ayravady convia quelques cousins triés sur le volet pour un petit déjeuner très apprécié (nous n’avions rien avalé depuis le matin) dans un des meilleurs restaurants chinois de la ville : le Yisang. Nous eûmes la surprise d’y retrouver Son Altesse Royale le Prince Samdech Krom Preah Norodom Ranariddh qui, Lui aussi, y déjeunait en famille en compagnie de sa jeune et ravissante épouse, Neak Moneang Phalla et de leur dernier fils. Nous nous régalâmes de bouchées à la vapeur à la mode de Canton ou Dim Sum ainsi que de nombreuses délicatesses comme les pattes de poulet à la sauce de soja et les raviolis à la vapeur au porc laqué… Nous nous tînmes légers car à 16h30 nous attendait la dernière cérémonie rituelle, celle de l’ondoiement royal.
Puisque nous étions mercredi, les sampots à queue ou Kben se devaient être de couleur « sileap » ou vert d’algue (la veille, ils étaient de couleur violette, couleur du mardi). Les membres de la Famille Royale furent invités à prendre place à la droite du « Bossbok » (littéralement « nid Royal ») alors que le clergé bouddhique prenait place de l’autre côté. Sur le « sagrato » de l’escalier de la Salle du Trône se tenait l’autel bouddhique et brahmanique, respectant la tradition du syncrétisme khmer avec en vis-à-vis Leurs Saintetés des Ordres Thommayut et Mohanikay et les Bakous du Palais. Après avoir rendu grâce aux divinités protectrices du Royaume et du Trône, le Roi apparut enfin, majestueux et très souriant dans un habit immaculé, les pieds nus, une longue écharpe de soie plissé lui laissant libre une épaule. Il gravit ensuite les marches du Bossbok où au son des conques et du « Sathukar » il reçut des mains de Leurs Saintetés et de Sa Majesté la Reine-Mère l’hommage de l’eau lustrale, qui comme le veut la tradition, fut portée à Phnom Penh de la montagne sacrée de Phnom Kulen, non loin d’Angkor…
“Prachum Ben” ou célébration des ancêtres défunts au Palais Royal de Phnom Penh

Lundi 22 septembre 2014 commencèrent les cérémonies qui clotûrent la période de célébration des défunts « Kann Ben » qui aura son point culminant avec les rassemblement des « Ben » ou boulettes de riz le dernier jour dit « Prachum Ben » ou « Pchum Ben ».
Cette année, c’est ma tante, Son Altesse Royale la Princesse Samdech Sisowath Pongneary Monipong qui a le privilège de présider les cérémonies au Palais Royal, remplaçant Sa Majesté le Roi Norodom Sihamoni qui se trouve actuellement à Beijing.

Ce matin, Son Altesse Royale la Princesse Samdech Sisowath Pongneary Monipong, avec les membres de la Famille Royale présents à Phnom Penh, assistèrent à la récitation des stances bouddhiques par les deux chefs des deux ordres bouddhiques Thommayut et Mohanikay, ainsi que des principaux chez de bonzes des monastères de la Capitale. Ces stances préludèrent aux cérémonies plus traditionnellement brahmaniques où le Chef des Bakous implora les mânes royaux d’accepter les offrandes qui vont leur être faites. S’ensuit l’offrande de repas faite aux Bonzes.
Le soir, c’est la présentation des offrandes de fruits, de fleurs et de nourriture à travers deux grandes tables, qui se terminent en lit de repos avec deux grands coussins en brocart d’or et d’argent. Son Altesse Royale la Princesse Samdech Sisowath Pongneary Monipong allume alors les « bayseys » ou chandelles rituelles au-dessus de chaque plat, juste après avoir fait l’offrande de jasmin aux bustes des Souverains en remontant jusque Sa Majesté Ang Duong.
Ensuite vient le rite du « Chak Teuk Daung » ou « verser le jus de coco » qui est propre à la Famille Royale et qui symbolise les libations en l’honneur des Esprits des Rois et des Reines défunts et tous les membres de la Famille Royale présents sont invités à faire de même.

Devant la Salle du Trône a été disposé une sorte de palanquin en forme de navire-naga, qui portera les âmes royales venues en visite cette nuit rejoindre les eaux sacrées des Quatres Bras des fleuves devant le Palais Royal le lendemain.

Je tiens à remercier très chaleureusement mon cousin, le Prince Norodom Buddhapong, pour les magnifiques photos qui m’ont permis d’illustrer de manière si complète cet article bref sur une des fêtes les plus importantes du Calendrier Royal Khmer.
Nginn Karet Foundation For Cambodia – Sacred Dancers of Angkor
On Sunday 16th March, my Darling Auntie, Lok Chumtiev Ravynn Karet Coxen organised a very touching ceremony to honour the memory of my late Mother, Her Highness Princess Norodom Daravadey, at her Foundation near the temple of Banteay Srei. Together with Marquis Vincenzo Grisostomi Travaglini and our dear Friend, Massimiliano Turci, we attended with great emotion the ceremony. Massimiliano has finished today to edit this splendid short movie, remembering that very special moment….
Commento del Marchese Vincenzo Grisostomi Travaglini sull’Albero Genealogico della Famiglia Reale Khmer, elaborato dal Dott. Sou Amara
“Trovo interessante questo albero genealogico della Famiglia Reale Khmer a partire dalla fine del sec. XVIII ai giorni nostri dove sono messi in rilievo, per maggior comprensibilità, solo i casati principali scaturiti dalla divisione in due rami voluta dai francesi. Se questa sintesi risulta incompleta, permette però una maggiore chiarezza tra i mille meandri dell’antichissima Casa Reale Khmer. Vi sono degli errori ed omissioni, come aver chiamato Monopong il figlio di Re Monivong, nonno di Ravi, che si chiamava Monipong, branca di cui Ravi è l’ultimo discendente diretto. Sarebbe stato, inoltre, interessante, sottolineare l’equilibrio tra i due rami tramite matrimonio, così come Re Sisowath Monivong sposa la Principessa Norodom Kanviman, nipote dello Zio Re Norodom e di Re Suramarit Norodom, padre di Re Norodom Sihanouk che sposa la Principessa Sisowath Kossamak, nipote di Re Sisowath e figlia di Re Monivong. Inoltre, in questa scheda, i nomi di Suramarit e della sposa Kossamak non sono evidenziati quali Monarchi, erroneamente, essendo succeduti a loro figlio Sihanouk, dopo la sua abdicazione, avendo scelto nel Regno di Cambogia di occupare un ruolo politico a scapito di quello monarchico (Sihanouk ritornerà ad essere Re dopo la “Restaurazione”). La Regina Kossamak è inoltre “madre adottiva” del Principe Samyl Monipong (padre di Ravi). Questo atto fu compiuto per dare un posto a corte di maggior prestigio al nipote Samyl Monipong Sisowath, nato in Francia, affinché nessuno potesse contestargli in Cambogia il rango a cui aveva diritto. Sempre nella stessa ottica di alleanze, da questo pur interessante schema, non risulta il ripetersi della stessa procedura di alleanze matrimoniali, mancando i dovuti riferimenti nei due principali rami Sisowath con i Norodom: tra il Principe Sisowath Essaro e la moglie la Principessa Norodom Wathanary (genitori del Principe Tesso) e tra il Principe Sisowath Samyl Monipong e la Principessa Norodom Daravadey (genitori di Ravivaddhana Monipong – Ravi), alleanze fondamentali per stabilire il rango della discendenza. Altre piccole imprecisioni, ad esempio il Principe Monipong sposa “Andrée Lambert” (da cui il Principe Samyl Monipong) in prime e non in seconde nozze.”
Vincenzo Grisostomi Travaglini

Sua Maestà la Regina Sisowath Kossamak dando l’Acqua Lustrale a suo nipote, il Principe Sisowath Samyl Monipong e la sua sposa, Principessa Norodom Daravadey, nella Sala del Trono del Palazzo Reale di Phnom Penh in occasione della celebrazione del loro matrimonio Domenica 8 Gennaio 1967. (Foto: Ministero dell’Informazione, Regno della Cambogia, Gennaio 1967)






















