Ode à Budapest

Pays de verre brisé sans mirage annoncé,
Tu avances lentement dans la douceur du soir.
Sur le fleuve qui reflète l’acier des amours décharnées
Est passée tout à l’heure une harmonie d’espoirs.
Hélas, pour qui sonne le temps des amandiers fleuris
Annonce également l’arrivée des Anges Maudits.
Pâlissent les étoiles et les douairières en dentelles,
Le Danube sort ses griffes en péniches éternelles.

Trésor, ton coeur blessé saigne encore et par lui,
Mes souvenirs d’enfant reviennent en chantant.
Les fous rires, les farandoles envolées dans les prairies aussi.

La perte de mon innocence, à jamais te la dois, France,
Mais voilà que soudain la Belle Impératrice,
De notre âme est venue adoucir le supplice
D’une domination étrangère, la douleur et la souffrance
Effacer d’un sourire et déjà notre Reine a grandi
En chacun de nous comme une fleur qui s’épanouit.

Au jardin des hivers aux soleils mélancoliques,
J’entrevois désormais la ronde enchantée d’autrefois.
Mon Amour, tu es là où que je suis et c’est pour toi,
Ville de mon éveil, que j’écris ces suppliques.
Sisowath Ravivaddhana Monipong
Budapest, 23 octobre 1997
Très beau, notre ami Hubert te souhaite le bonjour ! bises ! Alain. >
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Caro Ravi non ti sapevo anche poeta! grazie per questa bella poesia che, last but not least, è in perfetta metrica e rima. Budapest ti ha affascinato! Un affettuoso saluto, Maurizio
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